Analysis

La démission du Premier ministre libanais sur instruction de Ryad: le prélude à une nouvelle agression contre le Liban

La démission du Premier ministre libanais, Saad Al-Hariri, à partir de Ryad, quelques minutes après sa rencontre avec le Prince héritier Mohamed Ben Salman, est le signal à une agression israélienne programmée contre le Liban.

Saad Al-Hariri qui  jouit également de la nationalité saoudienne, a présenté sa démission en estimant que sa vie était menacée.

En réalité, cette démission relève d’un plan concerté mis au point conjointement par le Prince héritier Mohamed Ben Salman et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu visant à stopper les progrès enregistrés jusqu’ici par le Hezbollah libanais et ses alliés syrien et iranien dans la région.

Cette démission coïncide également avec le renforcement d’une campagne médiatique féroce, menée tambour battant par toutes les chaînes satellitaires Arabes inféodées au régime de Ryad, visant comme d’habitude l’Iran et la Syrie mais également ce qui est présenté comme le terrorisme au Liban.

Le renforcement des relations stratégiques entre l’Arabie Saoudite et Israël vise à ramener le Liban dans le giron saoudien, quitte à l’expédier à l’âge de pierre à coups de bombes, stopper l’avancée des troupes syriennes et iraniennes au Levant et enfin à empêcher toute jonction entre les forces armées syriennes et les forces irakiennes et ses auxiliaires dont les fameuses milices du Hachd Al-Chaabi (la mobilisation populaire) susceptibles de créer un continuum stratégique de l’axe Damas-Téhéran jusqu’au plateau du Golan.

Engagée dans une désastreuse campagne militaire au Yémen, engagée dans la guerre en Syrie et intervenant dans les coulisses des sables mouvants de la politique irakienne, l’Arabie Saoudite perçoit l’Iran comme son ennemi mortel et n’hésitera pas à soutenir une une nouvelle agression israélienne contre le Liban visant les infrastructures du Hezbollah libanais.

 

Publicités

Catégories :Analysis

56 réponses »

  1. Fred Ray
    Il m’arrive de dire qu’Internet est le parfait reflet de l’humanité, on y trouve des horreurs et des trésors. C’est ainsi qu’en cherchant je ne sais plus quoi, j’ai aperçu une image couverture d’un livre représentant un bombardier furtif Northrop B-2 Spirit, ce qui n’a pu que faire tilt par rapport aux sujets de géopolitique traités par Strategika 51.
    Approfondissant le sujet, j’ai noté la bièvre biographie de l’auteur : Officier dans une unité opérationnelle de l’armée française, rattachée au Commandement des Opérations Spéciales, j’ai pu participer à de nombreuses missions de contre-terrorisme maritime, de search and rescue de combat… Après quelques années au ministère des finances, j’ai rejoint la banque et Londres où je vis avec ma famille. Les auteurs de techno-thrillers ou thrillers militaires sont tous anglo-saxons. C’est fort de ce constat que rien n’explique que j’ai pris la plume… J’écris les histoires que j’aimerais lire, qui éclairent les lecteurs sur les réalités géopolitiques, les menaces aigües auxquelles les démocraties sont exposées, sans le savoir. Et mes livres rendent hommage aux hommes qui, dans l’ombre, au péril de leur vie, tous les jours, oeuvrent pour nous protéger.
    Ceci ne me suffisant pas j’ai regardé les commentaires des lecteurs, certains relevant la ressemblance avec les romans de Tom Clancy, auteur entre autres de jeux de guerre et octobre rouge dont j’avais beaucoup apprécié les adaptations cinématographiques.
    J’ai donc fait une razzia sur les livres de Fred Ray (en format e-book pour des questions de coût) puis sur ceux de Tom Clancy (e-book et livres papier)
    La ressemblance est effectivement frappante, à la limite du plagiat sur la structure et le fil directeur des romans mais peut-être est-ce une défaut incontournable des technos-thrillers géopolotiques. Il existe cependant des différences intéressantes. D’une part et Tom Clancy étant décédé en 2013, les romans de Fred Ray ont plus d’actualités et on sent bien l’expérience de militaire de carrière dans les forces spéciales, la description des interventions armées ayant un réalisme impressionnant. L’auteur prétend ne pas avoir décrit de méthodes couvertes par le secret-défense. Je n’ai pas les compétences pour en juger mais, comme dit plus haut, la description des interventions en contexte ennemi est très réaliste et nous plonge au cœur de l’action.
    Bien entendu et l’auteur étant occidental, les « méchants » sont les ennemis des démocraties occidentales, les terroristes genre Daech, etc… Les manœuvres politiques en sous-main et les accords confidentiels politiques donnent un cadre crédible et réaliste aux romans de Fred Ray

    Cosworth57200

    Aimé par 1 personne

      • Je m’en doute. J’ai commencé par Who dares wins qui est la devise des SAS. Les romans étant détaillés au niveau géographiques, cela m’a obligé à réviser ma géographie moyen-orientale et syrienne en particulier. C’est dans un des romans que j’ai découvert que Deir Er-Zor était un bastion de Daech, plusieurs mois avant d’entendre le nom aux infos. Dans les commentaires sur la géopolitique, ne pas oublier qu’il y a géo.

        Aimé par 1 personne

Vos Réactions (Vous êtes totalement libres de vous exprimer mais les attaques ad hominem sont proscrites)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.