Analysis

La fin de la fin de l’histoire

Les forces armées syriennes soutenues par leurs alliés ont finalement réussi à capturer la base aérienne d’Abu Dhohour dans la province septentrionale d’Idlib, 28 mois après la chute de cet aérodrome militaire stratégique entre les mains des forces de la rébellion. Ce site était l’un des principaux objectifs de l’offensive militaire syrienne visant cette province contiguë à la Turquie.

Simultanément à cette avancée syrienne, laquelle ne fut pas du tout aisée, puisque l’Armée syrienne fut attaquée à l’arrière par des unités ressuscitées de l’organisation terroriste Daech (État Islamique), la Turquie vient de lancer l’opération « Rameau d’Olivier » (faut pas trop en rire…) sur le canton d’Afrin (Nord d’Alep) avec le but affiché d’écraser les unités de l’YPG (Unités de Protection du Peuple Kurde) d’Afrin puis de Minbedj et Jarabulus avant de l’étendre jusqu’à la frontière irakienne tout en permettant aux groupes rebelles soutenus par Ankara de prendre le dessus dans un nouveau conflit opposant en apparence des groupes soutenus par les États-Unis à des groupes soutenus par Ankara. Mais Ankara semble avoir un autre agenda caché.

TurkF16

Un F-16 turc en action

Damas avait menacé dans un premier temps d’abattre tout avion militaire turc violant l’espace aérien syrien avant de permettre à Ankara de mener cette opération. Les chefs militaires turcs se sont rendu à Moscou pour demander et obtenir une bénédiction russe et éviter ainsi de réels désagréments au dessus du ciel syrien. Cependant, où s’arrêtera l’offensive turque en Syrie du Nord contre la bête noire officielle de la Turquie moderne: la menace de création d’un État kurde indépendant?

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Système de brouillage électronique KORAL des forces armées Turques près de la frontière septentrionale syrienne, face à Afrin.

Pour les syriens, le jeu est clair: une faction du pouvoir US et Erdogan ont monté de toutes pièces cette mascarade en vue de justifier une occupation d’une partie du territoire syrien par des forces étrangères, en faisant particulièrement référence au Nord-Est de la Syrie et une grande partie d’Idlib. Moscou observe avec une extrême minutie ce jeu tout en notant que tout est fait pour que la pression militaire du conflit en Syrie se déplace le plus au Nord loin des frontières avec Israël. C’est effectivement un contre-feu et une sorte de gage. Damas ne peut pas concentrer ses principales forces sur deux fronts.

De toute évidence, Washington n’agit plus en Syrie en tant qu’une seule entité. La seconde guerre civile US est désormais une réalité tangible même si dans l’état actuel des choses elle demeure confinée dans les coulisses d’un pouvoir qui n’arrive plus à se débarrasser de ce qui était supposé jouer le rôle d’une marionnette et dont les agissements et les déclarations embarrassent au plus haut point les vrais tenants du pouvoir états-unien. Jusqu’ici, Trump, un magnat new-yorkais sans scrupules de l’immobilier a réussi ce qu’aucun de ces prédécesseurs n’avait osé imaginer sans crainte d’être assassiné: il a non seulement entravé la machine infernale de l’État profond US mais l’a exposé de manière publique et ridicule aux yeux du monde entier. Ce dernier ne lui concède aucun coup-en fait tous les coups sont permis. Le blocage de l’État fédéral US en est une petite illustration.

Les relations internationales ne seront jamais érigées au rang d’une science et l’usage étrange du terme « révisionniste » par le Secrétaire US à la Défense vient de nous le rappeler de façon brutale. L’évocation de puissances révisionnistes (sic) remettant en cause le statu quo sacré de la fin de l’histoire est à pleurer de rire.

Il semble que la guerre en Syrie ait définitivement mis fin à la fin de l’histoire.

 

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34 réponses »

  1. Libye. Voici « les crimes atroces contre le peuple libyen » commis par par Khadafi

    Le Guide Mouammar al-Kadhafi, que l’OTAN et les États-Unis ont stigmatisé comme « dictateur brutal » (ce qui leur a servi de justification pour leurs attaques aériennes et son assassinat), devrait être vénéré par les Nations-Unies pour ses mérites en ce qui concerne les droits de l’homme en Libye. Les faits suivants sont seulement un extrait d’une longue liste.

    Résultat de recherche d’images pour « kadhafi poutine »

    L’électricité était gratuite pour tous les citoyens.
    Pour tous les citoyens les prêts n’avaient pas d’intérêt pour les banques publiques.
    La maison était considérée comme un droit humain. Pas de loyer.
    Les jeunes mariés recevaient l’équivalent de 50 mille dollars US pour l’achat de leur première maison. Le gouvernement encourageait la formation de familles.
    La santé et l’éducation étaient gratuites. Avant Kadhafi, seulement 25 % des libyens savaient lire; aujourd’hui, ce chiffre est de 83 %.
    Les Libyens qui ont choisi de s’engager dans l’agriculture se sont vu attribuer des terres, des logements pour leur établissement sur place, des outils, des semences et du bétail pour leur permettre de démarrer leur propre exploitation.
    Si un libyen voulait s’éduquer ou demander un traitement médical à l’étranger, il lui était attribué l’équivalent de 2.300 dollars US par mois pour couvrir l’hébergement et le transport.
    Le gouvernement permettait l’acquisition de voitures à 50 % de la valeur totale.
    L’essence en Libye avec Mouammar Kadhafi l’équivalent de 14 cents de dollar.
    Si en sortant de l’université un libyen ne pouvait pas trouver de travail, le gouvernement lui payait un salaire moyen jusqu’à ce qu’il puisse obtenir le placement correspondant à l’éducation reçue.
    La Libye n’avait pas de dette extérieure. Les réserves de la banque centrale estimées à 150 milliards de dollars des États-Unis, ont été distribuées en tant que butin de guerre entre les puissances qui ont occupé le pays. L’or libyen aurait été volé par la France de Sarkozy.
    Tous les libyens ont été directement impliqués dans les revenus provenant du pétrole, et ont déposé l’argent pour chaque citoyen sur son compte de vérification.
    Pour chaque enfant conçu, les mères ont reçu l’équivalent de 5 mille dollars US.
    De nombreux Libyens avaient un diplôme universitaire.
    La Libye est un pays désertique. Kadhafi a lancé le grand projet de la rivière artificielle, qui est la plus grande eau de la planète et assure l’approvisionnement en eau de tous les citoyens et de l’agriculture du pays.

    Résultat de recherche d’images pour « Libye la grande rivière artificielle »La grande rivière artificielle de Muammar Khadafi était considérée comme « la huitième merveille du monde ». Le plus gigantesque projet mondial composé de canaux souterrains et le plus énorme projet d’ingénierie qui ait jamais été réalisé.

    Le 22 juillet 2011, les forces aériennes de l’OTAN ont bombardé l’usine de Marsa am-Burajka qui fabriquait les éléments de la canalisation.

    Maintenant, nous connaissons la liste des atrocités que les libyens ont dû subir pendant quatre décennies avec Mouammar Kadhafi.

    Aucun président ou roi des pays agresseurs (France, USA, GB, etc.) n’arrive à la cheville de Khadafi en ce qui concerne les réalisations pour le bien de leur population en général, et pour la partie la moins fortunée en particulier. Khadafi était donc le « mauvais exemple » à ne pas suivre. Il fallait le supprimer et détruire ses réalisations. C’est fait. L’Occident « libre et démocratique », mais impérialiste, est content : la Libye est devenue un non man’s land, une plate forme d’expédition d’immigrés suicidaires vers l’Europe.

    Hannibal GENSERIC

    http://numidia-liberum.blogspot.ca/2018/01/libye-voici-les-crimes-atroces-contre.html

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  2. Retour sur l’étrange et persistante désinformation autour de « l’affaire » Julian Assange (le Fake News dans toute sa splendeur)

    Viktor DEDAJ

    On ne le répétera jamais assez : pratiquement tout ce que les grands médias répètent à l’envi autour de « l’affaire » Julian Assange est incorrect. Et on a beau l’expliquer aux journalistes – lorsque l’occasion se présente – et ils ont beau hocher de la tête, rien n’y fait : ils persistent et signent, mus par une sorte d’incapacité à accepter le moindre écart d’une narrative pré-établie et apparemment immuable, même lorsqu’elle se révèle fausse. Il suffit pourtant d’un minimum de recherches, pas beaucoup, pour s’en convaincre…

    Questions : sont-ils trop lâches pour s’écarter du troupeau de faussaires ? Ce qui signifierait que leur conformisme est plus fort que leur attachement à la vérité (ce qui n’est pas pour nous rassurer, pour cette affaire comme pour d’autres). Ou sont-ils trop conditionnés pour réellement comprendre, et ne hochent de la tête que par politesse (ce qui n’est pas pour nous rassurer, pour cette affaire comme pour d’autres) ?

    Alors voici quelques éléments qui étonneront le lecteur non-averti :
    •Non, Julian Assange n’a jamais été accusé de viol.
    •Non, Assange n’a jamais tenté « d’échapper à la justice suédoise ».
    •Non, Julian Assange n’a violé aucune loi (d’une juridiction dont il dépendait).
    •Et, en réponse aux nombreux trolls sur Internet : Julian Assange est Australien, pas « Américain », et ne peut donc être qualifié de « traître » (en admettant très à contre-coeur que ses actions auraient pu être qualifiées de trahison si elles avaient été commises par un citoyen des Etats-Unis)

    Retour sur cette affaire, en quelques étapes (et pardon aux lecteurs pour les raccourcis et approximations) :

    Etape 1 : Julian Assange se trouve en Suède. Pendant son séjour, il a des rapports intimes avec deux femmes (deux amies, qui l’hébergent à tour de rôle). Pendant un rapport, un préservatif se déchire. La femme s’inquiète d’une éventuelle transmission et demande un dépistage. Julian Assange est lent à la détente. Les deux femmes se rendent à un poste de police pour obliger Assange à se soumettre à un test. La police invoque des « violences sexuelles », terme employé en Suède pour désigner des rapports sexuels non protégés et traduit de façon hasardeuse par « viol » – alors que les deux femmes récusent elles-mêmes le terme et ne déposent aucune plainte en ce sens. La procureure Eva Finne clos le dossier en concluant qu’il n’y a « aucun soupçon de délit ».

    Etape 2 : L’affaire close, Julian Assange quitte la Suède (après deux mois de séjour imprévu et avec l’autorisation des autorités suédoises) pour se rendre en Grande-Bretagne.

    Etape 3 : Deux jours après le début de la publication par Wikileaks des Cablegates (documents fournis par Chelsea Manning), une autre procureure suédoise, Marianne Ny, rouvre le dossier et lance une « alerte rouge » Interpol (alerte de plus haut niveau, réservée en principe aux grands criminels et terroristes) contre Julian Assange, alors qu’aucune accusation n’est portée contre lui. La procureure Ny expliquera qu’elle veut « interroger » Assange sur l’affaire pré-citée.

    Etape 4 : En réponse à l’étrange « alerte rouge », la Grande-Bretagne ordonne l’arrestation de Julian Assange. Julian Assange conteste la validité de son arrestation alors qu’aucune accusation n’est portée contre lui, mais se rend quand même à la police britannique. Il est enfermé en isolement – autre traitement inhabituel – pendant une dizaine de jours (**). Ses avocats obtiennent sa libération et son placement en résidence surveillée.

    Ensuite, deux événements cruciaux se produisent :
    •Wikileaks apprend que les Etats-Unis ont préparé (en secret) un Grand-Jury pour examiner l’inculpation de Julian Assange (on ne saura pas sur quelles bases puisque J. Assange n’a violé aucune loi sous juridiction états-unienne)
    •Les avocats de Wikileaks découvrent qu’il existe un accord d’extradition entre la Suède et les Etats qui permet d’extrader des personnes qui n’ont commis ou ne sont accusés d’aucun crime, comme simples « témoins ».

    On comprend assez facilement qu’une extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis comme simple témoin ne se soldera pas par son retour au foyer, après son « témoignage » devant un grand-jury US, mais plus probablement par un aller-simple pour la base de Guantanamo.

    Pour se rendre en Suède, Julian Assange demande l’assurance des autorités suédoises qu’il ne sera pas extradé vers les Etas-Unis (seule condition posée par Assange pour se rendre en Suède et « répondre à des questions »). L’assurance lui est refusée.

    Julian Assange propose d’être interrogé sur place, ou via une communication (Skype ou autre) – deux pratiques habituelles dans ce genre d’affaire de « non-plainte », et déjà effectuées par des procureurs suédois dans d’autres affaires – la procureure Ny refuse et s’obstine à exiger la présence physique de Julian Assange sur le sol suédois.

    Etape 5 : Julian Assange, craignant une extradition vers la Suède, avant une extradition finale vers les Etats-Unis, échappe aux surveillances et se réfugie à l’ambassade d’Equateur qui lui accorde l’asile politique.

    Probablement devant le ridicule de la situation, la procureure Ny accepte finalement, après plusieurs années de refus, d’« interroger » Assange à l’ambassade. La « nouvelle affaire » sera finalement close par la justice suédoise (apparemment plus par inertie de la procédure que par une décision claire de la procureure elle-même). Toujours est-il qu’il n’y a plus d’affaire en Suède (en admettant qu’il y en ait eue…), et que « l’alerte rouge » d’Interpol n’est plus d’actualité.

    Alors, tout est bien qui finit bien ? Pas vraiment. Les autorités britanniques, qui ont dépensé £10000 (*) par jour en surveillance de l’ambassade (et qui ont même tenté une intrusion dans les locaux – du jamais vu) maintiennent que Assange a violé les conditions de sa libération sous caution, lorsqu’il se trouvait en résidence surveillée. Assange risque donc quelques mois de prison pour avoir violé les conditions d’une résidence surveillée pour une « affaire » qui n’en a jamais été une. On pourrait penser qu’Assange aurait à présent intérêt à accomplir ces quelques mois, avant de retrouver sa liberté définitive. Mais voilà : les autorités britanniques refusent, à leur tour, de garantir sa « non-extradition » vers les Etats-Unis.

    Aux dernières nouvelles : l’Equateur vient d’accorder la citoyenneté à Julian Assange et le statut de diplomate, ce qui lui assurerait une immunité. Mais les autorités britanniques ont déjà refusé de lui reconnaître ce statut.

    En conclusion

    Alors que la « grande presse » s’est empiffrée un temps avec les révélations de Wikileaks (ah, ce petit frisson lorsqu’on joue dans la cour des grands), il ne lui aura fallu que peu de temps pour retourner les vestes et adopter une ligne plus conciliante à l’égard de la politique de Washington. Faut-il s’en étonner ? Tentant depuis de redorer un blason sérieusement terni, cette presse nous aura servi quelques « enquêtes » annoncées avec fracas. D’abord, les « Panama Papers » , où leur dextérité s’est résumée à l’examen d’une clé USB déposée anonymement. Ensuite, les « Paradise Papers » où, de leur propre aveu, certes, mais discret quand même, ils n’ont fait qu’examiner des transactions « légales ». Question prise de risques, on a vu pire. Wikileaks, par exemple.

    L’organisation a connu des trahisons, des lâchages, les unes après les autres, de la part des « grandes plumes » de la « grande presse ». La dernière en date est celle de l’organisation spécialement créée pour lui assurer un certain financement par des dons anonymes (la désormais mal-nommée Freedom of the Press Foundation). Des alternatives existent : https://shop.wikileaks.org/donate et https://www.iamwikileaks.org/donate/

    En écrivant ces lignes, j’apprends la mort (par « suicide ») de James Dolan, 36 ans, créateur du site de dépôts et communications anonymes « SecureDrop » (https://securedrop.org/) destiné aux lanceurs d’alerte et inspiré par Wikileaks. Après celle du co-créateur du même site, Aaron Swartz, « suicidé » en 2013 à l’age de 26 ans.

    La Vérité, comme la Démocratie, ne nous sera pas offerte en cadeau. Non, la Vérité, comme la Démocratie, il va falloir la leur arracher. Et quelque chose me dit qu’ils n’ont pas l’intention de se laisser faire.

    Viktor Dedaj
    qui n’a apparemment rien de mieux à faire un dimanche après-midi.

    https://www.legrandsoir.info/retour-sur-l-etrange-et-persistante-desinformation-autour-de-l-affaire-julian-assange-le-fake-news-dans-toute-sa-splendeur.html

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    • bien que je ne sois pas en accord avec toutes vos sources je n’ai rien contre vos posts si ce n’est que :
      1°) ils ne sont pas de vous .
      2°) il prennent une place considérable et rende le suivis des échanges entre les lecteurs de ce blog laborieux voir totalement illisible .
      n’avez vous pas pensé a vous contenter d’un résume du texte et d’un lien .
      cela prendrait beaucoup moins d’espace et permettrait de sauvegarder le caractère vivant et réactif de la section commentaire .
      mercis d’avance

      Aimé par 1 personne

  3. Tulsi Gabbard détruit le récit narratif occidental sur la Corée du Nord, la Libye et l’Irak en 30 secondes (The Duran)- [Vidéo]

    20 janvier 2018

    Réseau International

    Tulsi Gabbard : « La Corée du Nord voit ce que nous avons fait en Irak avec Saddam Hussein, avec ces fausses déclarations d’armes de destruction massive. »

    La députée Tulsi Gabbard, d’Hawaï, a été interviewée sur ABC News « This Week » à la suite de l’erreur humaine qui a conduit à un message de fausse alerte de missile à Hawaï.

    Lors d’un moment décisif de l’interview, George Stephanopoulos, collaborateur de longue date de Clinton, demande à Gabbard : « Était-ce une erreur de la part des États-Unis d’éliminer Kadhafi et Hussein? »

    Gabbard répondit sans hésiter : « Ça l’était, absolument. »

    Stephanopoulos a semblé choqué par la réponse.

    Gabbard a détruit de nombreux mythes véhiculés par les médias grand public sur l’intervention étatsunienne et l’affrontement actuel autour du nucléaire en Corée du Nord :

    Nous savons que la Corée du Nord possède ces armes nucléaires parce qu’elle voit comment les États-Unis en Libye, par exemple, ont promis de protéger Kadhafi – « nous n’allons pas vous poursuivre, vous devriez vous débarrasser de vos armes nucléaires.

    Il l’a fait, puis nous sommes allés mener une attaque qui a renversé Kadhafi, lançant la Libye dans le chaos dont nous constatons toujours les résultats aujourd’hui.

    La Corée du Nord voit ce que nous avons fait en Irak avec Saddam Hussein, avec ces fausses déclarations d’armes de destruction massive. Et voit maintenant en Iran comment le président Trump est en train de décertifier un accord nucléaire qui a empêché l’Iran de développer ses armes nucléaires, menaçant l’existence même et l’accord qui a été conclu.«

    Gabbard est une officier de réserve de l’Armée de terre qui a déjà servi deux fois au Moyen-Orient, y compris en Irak, et qui a critiqué ouvertement le changement de régime et la politique étrangère interventionniste de Washington.

    Hawaiian congresswoman calls false missile alarm ‘an epic failure of leadership’
    ABC News

    « Comme le rapporte Zerohedge : La députée des Républicains Tulsi Gabbard a participé à plusieurs émissions d’informations dimanche, un jour après que la fausse alerte au missile dans son État ait semé la panique dans les îles pendant 40 minutes avant qu’on ne découvre qu’il s’agissait d’un message envoyé par erreur, dans lequel elle a démoli les reportages des principaux médias sur la menace nucléaire nord-coréenne en déclarant : « Nous devons comprendre que la Corée du Nord s’accroche à ces armes nucléaires parce qu’elle pense que c’est leur seule protection contre les États-Unis pour éviter une intervention étatsunienne et leur faire ce que les États-Unis ont fait à de nombreux autres pays au travers de l’histoire.”

    Elle a en outre demandé à Trump d’avoir des entretiens directs avec Kim Jong Un afin d’empêcher que la catastrophe ne se produise.

    Samedi, Gabbard a critiqué le président Trump pour avoir malmené la Corée du Nord, en s’adressant à MSNBC, elle a déclaré : « Nos dirigeants nous ont déçus. Donald Trump prend trop de temps… il ne prend pas cette menace[nucléaire] au sérieux… »

    Au cours des interviews, dimanche, elle a élaboré un plan d’action, conseillant à Trump d’entrer en pourparlers avec Pyongyang qui devrait « se dérouler sans conditions préalables » et que Trump devrait « s’asseoir en face de Kim Jong Un » afin d’éradiquer le climat de peur qui a contribué à l’alerte « inacceptable » émise samedi.

    « Nous devons en venir à la question sous-jacente : pourquoi les habitants d’Hawaï et de ce pays sont-ils confrontés à une menace nucléaire venant de Corée du Nord aujourd’hui, et que fait ce président de toute urgence pour éliminer cette menace ? » a déclaré Gabbard sur CNN. Elle a ajouté que Pyongyang considère son programme d’armement nucléaire comme « le seul moyen de dissuasion contre l’entrée des États-Unis et le renversement du régime par les États-Unis » après des décennies de changements systématiques de régime dans ses relations avec les États voyous, ce qui fait selon elle de la mise en place de conditions préalables à des pourparlers une démarche autodestructrice.

    Et concernant le potentiel d’une guerre nucléaire « involontaire« , Gabbard a déclaré :

    « Ce n’est pas seulement le Président qui décide de lancer une arme nucléaire. C’est ce genre d’erreurs que nous avons vues dans le passé qui nous ont amenés au bord d’une guerre nucléaire qui pourrait être involontaire.«

    Par Alex Christoforou

    Article originel : Tulsi Gabbard destroys North Korea, Libya and Iraq narrative in 30 seconds (Video)

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