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Syrie: du Cheval de Troie à Afrin, la guerre a toujours été un stratagème

Notre lecture des évènements en Syrie s’est avérée assez correcte.

Lors de son entretien avec le président du Conseil stratégique iranien, le président syrien Bachar Al-Assad a affirmé que la récente offensive turque sur des enclaves kurdes en Syrie du Nord fait partie d’un plan US pré-établi dans lequel Ankara joue à la fois sur deux tableaux contradictoires et deux postures antagonistes et irréconciliables afin de tromper Damas et ses alliés à Moscou et Téhéran.

Le gouvernement syrien a non seulement fermement condamné ce qu’il a qualifié d’agression turque sur une partie de ces territoires mais a enjoint à toutes les tribus Arabes et Turkmènes du Nord à soutenir leur concitoyens kurdes face à cette agression.

Cela met fin aux doutes quant aux positionnements réels du président turc Tayep Erdögan qui n’a cessé de balancer dans tous les sens depuis 24 mois. La Turquie est toujours l’un des membres les plus importants de l’Alliance Atlantique mais également un des piliers majeurs de toute la stratégie US au Moyen-Orient. Erdögan a beau insulter et vilipender l’ensemble des Chefs d’État et de gouvernements européens, critiquer à fond la caisse l’Europe, louer les hauts faits d’armes des braves Sultans Ottomans ou d’évoquer la Baraka de Soliman le Magnifique et de Mahmoud le Conquérant, il sera toujours reçu en grandes pompes et avec des courbettes en Europe parce qu’il continue à être l’un des principaux acteurs du plan global visant à rétablir la suprématie US, plan auquel les européens sont associés en tant que simple ressource utilisable et non en tant que partenaires. Cela explique en partie le mépris sans borne affiché par Erdögan à l’égard d’une Europe fantôme. Dans les faits, l’Europe ne compte plus.

L’offensive limitée des forces Turques sur Afrin et la volonté d’y créer une bande isolante de 30 à 45 kilomètres en territoire syrien n’est qu’une ruse de guerre pour Damas. La thèse selon laquelle la politique US dans la région se heurte aux intérêts stratégiques nationaux de la Turquie n’est qu’un écran de fumée visant à déconstruire la vision stratégique commune de l’Axe Damas-Moscou-Téhéran.

Aux bottes turques au Nord d’Idlib répondent les bannières étoilées US arborées bien en évidence dessus des Stryker ICV à Hasaka-et ceci est assez révélateur sur la profondeur de la frustration ressentie par les militaires US dans la région et tout particulièrement en Irak où ils ont tout perdu.

Les turcs ont établi des liens économiques assez étroits avec la province rebelle d’Idlib en Syrie. Mais pas seulement: Damas a d’anciennes revendications sur Alexandrette (Iskanderun) et l’occupation sinon le contrôle d’Idlib est une sorte de gage sur l’avenir pour une Turquie obsédée plus que jamais par son passé.

Pour la faction belliciste de Washington, embrouillée par une présidence rebelle, les choses sont à la fois plus claires et plus compliquées: l’objectif initial et unique est toujours le même et il s’agit d’un changement de régime en Syrie au profit d’Israël et de l’Arabie Saoudite et peu importe les moyens à employer.

Du Cheval de Troie à Afrin, la guerre a toujours été une série de stratagèmes plus ou moins élaborés que les historiens officiels du camp des vainqueurs s’attellent à polir et à maquiller selon les besoins du régent. A une exception près, toute l’histoire n’est-elle pas  en définitive qu’un amoncellement de fonds de teint plus ou moins réussis?

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24 Commentaires

 » ça nous fait une banque d’informations lorsque l’on veut reconsulter  »
la section commentaire de stratégika 51 n’est pas une banque d’informations !
si tu veux t’en faire une, tu ouvre un blog, c’est gratuit, et tu peux y mettre tout ce que tu veux !

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L’ atlas du mondialisme (Pierre Hillard) et l’opposition entre le catholicisme et la synagogue

Conférence: Pour une vue d’ensemble de ce qui se passe actuellement!

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La réalité c’est que Trump, progressivement, réoriente les politiques globalistes, mondialistes et immigrationistes, et cela fait hurler ceux qui en ont fait leur fonds de commerce politique et électoral.

Pourtant, lorsque l’on contemple nos pays respectifs, il est indubitable que les flux de populations doivent être maîtrisés afin de rendre possible la cohabitation entre les nouveaux venus et les déjà-là.

C’est un combat idéologique monumental qui se joue, et force est de constater que Trump, même si ce n’est pas « cake news » de le dire, s’en tire plutôt pas si mal.

https://insolentiae.com/shutdown-lincroyable-victoire-de-trump-contre-les-democrates-passee-sous-silence-ledito-de-charles-sannat/

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Bonjour Pierre,

Je rejoint Roc sur un point : La mise à disposition d’article c’est sympa, surtout quand ils sont en sujet avec l’article et les commentaires. Mais la longueur inutile de tes postes va à l’encontre de la facilité de lecture et de navigation sur ce site du genre wordpress.

Là par exemple, tu site un article « des chroniques du grand jeu », un blog qui je pense, tout le monde suit régulièrement ici et pour ces article et pour sa partie commentaire de qualité. C’est donc fort à propos et pile dans le sujet.

Mais par exemple, en lieu et place d’un copier / coller de l’article, tu met simplement le lien. La place prise ainsi par tes commentaires sera plus limitée. Et tu y ajoutes ton avis par exemple. Ce sera d’autan plus intéressant d’avoir ton avis, sans avoir à faire défiler un commentaire copier-coller d’un article qu’on à déjà lu…

Ces remarques ne sont nullement des critiques, mais simplement faite pour facilité la lecture, la navigation et le suivis de ce site…

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Il y a une chose à bien saisir! Nous sommes à la fin des temps! Ce que les chrétiens appellent la période du retour du Christ, en clair, ça veut dire que Ce que nous sommes Réellement de toute Éternité viendra prendre la place de notre ego, de notre personne, de notre personnalité, de notre personnage qui se prend au sérieux dans son jeu de rôle dans ce théâtre tragi-comique, par l’action de la Lumière de l’Intelligence Universelle, qui est un Feu Igné, qu’on appelle le cinquième élément: l’Éther!

Autrement dit, cet Éther, ce Feu Igné, dans son travail naturel, vient décomposer l’inconscient collectif de cette planète, le plan de la mort, l’astral ou la matrice terrestre sous le contrôle d’archontes anti-Vie, Anti-christique, de nature satanique.

Lorsque ce feu se manifeste, ça chauffe, ça déplace de l’air, et l’effet que cela a sur la psychologie des gens se résume par ceci:

« La guerre de tous contre tous!

Cela va pour les nations, pour l’économie, la politique, les couples, enfin pour absolument toutes les institutions humaines, systèmes, religions, enfin pour tous ce qui a été établi de la main de l’homme, et ultimement, jusqu’à nos egos qui seront ébranlés dans toutes ses fondations psychologiques, croyances et valeurs!

Nous sommes dans cette période, observons autour de nous, les gens vont commencer à se taper dessus sans trop savoir pourquoi, de partout, en restant observateurs, nous nous apercevrons un moment donné, du ridicule de l’affaire, mais il faut que ces choses arrivent, ça fait parti du processus de transmutation, lorsque les gens seront fatigués de se taper dessus, c’est une plaisanterie, la transmutation par la Lumière sera terminée, et tous le monde, ayant recouvré la Vue, sous l’action de ce Feu, et reconnaîtront qui ils sont Réellement, tous, éclateront de Rire devant le Ridicule de l’Affaire!

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tu viens pour troller c’est ça ?

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Cou donc ta vraiment un problème toi!

Des commentaires je n’en vois pas beaucoup! C’est très facile de les retrouver! Je les lis tous! Et j’y apporte ma contribution lorsque je le peux!

À par de chialer pour un rien! Je ne vois pas grand chose qui vienne de toi! Par contre j’apprécie beaucoup tes traductions et tes commentaires lorsque tu en fais!

Les articles que je trouve intéressants et en lien avec l’article de l’auteur principal je les porte ici pour justement enrichir les discussions! Ça évite de courir partout, et ça nous fait une banque d’informations lorsque l’on veut reconsulter!

Je sais pas pour qui tu te prends de vouloir tout contrôler ici, je te suggères de t’occuper de tes affaires, tes opinions et tes états d’âme personnelle ne m’intéresse pas vraiment, j’ai d’autres choses à faire! Et là je suis très gentil avec toi, tu peux me croire!

Faut-être réellement malade pour réagir comme tu le fais, tu devrais plutôt me remercier!

Si Strategika 51 ne veut plus me voir ici, il me le dira, et je partirais simplement! C’est tout! Je suis un vieux de la vieille ici, même si je n’intervenais pas beaucoup, ça fait des années que je suis ce site!

Lorsque des évènements d’un ordre différent interviendront sur terre dans peu de temps, cela pourrait-être intéressant d’avoir mon point de vue, si internet fonctionne toujours!

Amicalement, même si tu me crois pas!

À partir de maintenant, tu devras me soumettre tes commentaires et tes sources, pour que je les approuve, et lorsque je l’ai aurais approuvé, je te donnerai ma bénédiction pour que tu les pose ici!

Sourire…

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je constate que vous avez décider de continuer de rendre la section commentaires totalement illisible !
bien joué pour l’instant ça fonctionne plutôt bien !

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23/01/18

La Russie offre aux USA un « rameau d’olivier » turc à Afrin

Publication : 23 janvier 2018 Écrit par folamour
sur crashdebug

D’après ce que j’ai vue la Turquie visent à envahir des territoires à l’Est de la Syrie, bref ce n’est pas une promenade de santé, ils sont la pour longtemps, la position des États-Unis est donc délicate puisqu’ils sont alliés à la fois des Turques et des Kurdes, qui sont ennemis jurés depuis toujours… Je tiens ici à souligner mon admiration pour les combattant(e)s Kurdes dont le courage n’est plus à démontrer (surtout les femmes qui sont le cauchemar des Djihadistes, car si ils sont tués par une d’entre elle ils sont privé de leur Paradis aux milles vierges…)

La Turquie vient de lancer son opération militaire baptisée « Rameau d’olivier » dans la région kurde d’Afrin, au nord-ouest de la Syrie. Ce nom de code a été révélé par le chef de cabinet turc, qui a expliqué que l’opération visait à empêcher l’expansion des Unités de protection du peuple et du Parti de l’union démocratique le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie, qui représentaient une menace pour la sécurité nationale turque. L’attitude des USA envers les Kurdes à Afrin est des plus intéressantes, car le général américain Vottel a dit qu’il n’était personnellement « pas concerné par ce qui se passe dans l’enclave kurde au nord-ouest de la Syrie », où Washington s’est servi des Kurdes pour attaquer Daech. Mais nous ne sommes plus surpris de voir les USA veiller à leurs propres intérêts sans égard à ceux de leurs alliés, comme les Kurdes irakiens l’on constaté quand Erbil a déclaré son indépendance. Les USA les ont alors tout bonnement abandonnés.

Mais quels sont les détails qui ont été convenus avant le commencement de l’opération qui a permis à la Turquie de s’aventurer dans une zone sous contrôle russe?

Comment les choses en sont-elles arrivées à pousser la Turquie à s’aventurer dans une zone sous influence russe avec sa police militaire, malgré une menace sans équivoque de Damas d’abattre tout avion turc, alors que la Russie renforçait ses positions à l’intérieur de la ville la veille même du lancement de l’opération turque « Rameau d’olivier » contre Afrin?

Les Kurdes ont combattu Daech au nord de la Syrie sous la supervision et la gouverne des USA, au prix de centaines de vies de Manbij à Dabak, sans oublier Raqqa. Ces forces conjointes américano-kurdes ont également convenu avec Daech, après la destruction complète de Raqqa par les forces aériennes des USA, d’assurer le retrait de milliers de militants en échange de leur départ de ce qui était la capitale de Daech, qu’ils devaient livrer sans combat. Daech a également accepté de laisser les très riches gisements énergétiques et d’autres villages à l’est de l’Euphrate aux forces américano-kurdes. Comme l’armée syrienne tentait d’atteindre les champs pétrolifères au moment du retrait de Daech, celui-ci s’est alors vu offrir par les USA une « zone tampon » le long de la frontière, tant que ses militants limiteraient leurs attaques aux alliés de la Russie (l’armée syrienne et ses alliés), en laissant les forces kurdes tranquilles.

L’administration américaine a annoncé son intention de rester en Syrie malgré la défaite généralisée de Daech (même s’il subsiste une poche de résistance encore sous la coupe du groupe terroriste dans la zone contrôlée par les USA à l’est de l’Euphrate, le long de la frontière syro-irakienne). Le secrétaire à la Défense des USA, Rex Tillerson, a affirmé que l’objectif de ses forces était de limiter l’influence iranienne, en faisant des déclarations contradictoires au sujet de la défaite et de la non-défaite de Daech en Syrie. Pour la Russie, la position des USA était suffisamment claire : contrecarrer la présence russe et rester dans un pays qui est sous la protection de Moscou.

En outre, le prétexte allégué par les USA pour occuper une partie du nord-est de la Syrie (« empêcher l’Iran d’étendre son influence », selon Tillerson) est peu convaincant, car la présence iranienne en Syrie date de 1982 et l’augmentation de son influence est directement liée aux six années de guerre.

La forte présence kurde le long de sa frontière perturbait la Turquie, qui a demandé aux USA d’enlever toutes les armes létales des mains des Kurdes. Washington a promis de le faire, mais la Turquie a découvert plus tard que les USA n’avaient pas rempli leur promesse et que les Kurdes étaient en possession de missiles antichars et sol-air guidés laser, ce qui constituait une menace directe contre les forces turques, syriennes et russes.

La Turquie a demandé à la Russie et à l’Iran, qui maintiennent un contact direct avec Damas, d’autoriser ses troupes à contrecarrer les plans des USA en Syrie en affaiblissant davantage les Kurdes. Damas a demandé à la Russie et à l’Iran d’offrir aux Kurdes la possibilité de se distancer de Washington en acceptant la présence de l’armée syrienne dans les villes de Manbij et d’Afrin en lieu et place d’une invasion turque.

Malgré la concentration des forces turques le long de la frontière et l’annonce du lancement de son opération militaire, la Turquie a attendu le feu vert des Russes et des Iraniens avant de procéder. Des représentants russes ont rencontré d’autres Kurdes pour leur dire que l’intention de la Turquie était sérieuse et qu’ils pouvaient sortir de cette situation délicate en donnant suite à la proposition de Damas. Celle-ci a été rejetée par Afrin, dont l’officier responsable restait convaincu du soutien des USA, en refusant ou en étant incapable de tirer des leçons de ce qui est arrivé aux Kurdes irakiens à Erbil.

Une entente tacite a été conclue, en vertu de laquelle Ankara a cessé de soutenir al-Qaeda et ses alliés à Idlib et de considérer l’opération menée par l’armée syrienne à l’est d’Idlib comme une violation de l’accord de désescalade conclu à Sotchi l’an dernier. Pour sa part, la Russie va retirer son contingent de la ville et se gardera d’intervenir dans l’opération « Rameau d’olivier » de l’armée turque.

Les dirigeants syriens et leurs alliés ont demandé à la Russie de leur fournir un soutien aérien à l’ouverture d’un corridor menant aux villes de Foua et Kafraya, assiégées depuis toutes ces longues années de guerre. Cependant, les dirigeants russes ont rejeté leur demande en leur demandant, à la grande surprise de Damas et de ses alliés, d’être patients, car le but est non seulement de libérer Foua et Kafraya, mais aussi toute la ville d’Idlib. Le président russe Vladimir Poutine est résolu à combattre al-Qaeda en Syrie afin de renforcer la position de son pays dans le monde en ce qui a trait à la lutte contre le terrorisme.

Comme il a été rapporté l’an dernier et que les faits confirment aujourd’hui, en se fiant aux USA et à leurs belles promesses, les Kurdes de Syrie et d’Irak sont devenus les grands perdants au Moyen-Orient, gracieuseté de l’inexpérience des dirigeants des USA et de leur manque de compréhension stable (et de crédibilité) des affaires internationales. L’administration en place aux USA semble énormément compter sur la puissance militaire pour maintenir son influence. Elle ne possède apparemment pas cette capacité, primordiale au Moyen-Orient, de tisser des alliances et de consolider les amitiés.

Ce qui se passe actuellement est un sérieux coup porté aux États-Unis par leur allié turc, qui est aussi membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord (OTAN). La Turquie brandit un « rameau d’olivier » pour porter un coup bas à l’allié kurde des USA, soit un nouveau coup soutenu par la Russie contre une administration américaine peu expérimentée, qui a décidé imprudemment de jouer dans la cour syrienne de Moscou. Les USA n’ont aucun allié en Syrie à l’exception des Kurdes du nord-est de la Syrie dans les provinces d’Hassaké et de Deir Ezzor. Sauf que ces alliés sont sur le point de subir une nouvelle partition, ce qui rendra les forces d’occupation américaines très vulnérables dans un environnement extrêmement hostile.

Traduction de l’anglais par Daniel G.

Version arabe : https://www.alraimedia.com/Home/Details?id=f5c00f05-81b5-40ab-a251-9fb80c38acea
Source(s): Middle East Politics via Arrêt sur Info.ch

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La Russie qui a tiré les trés douleureuses leçons de la seconde guerre mondiale, lorsque Staline n’avait pas vu venir l’agression nazis. Alors que la guerre contre l’URSS a commencé exactement avec l’affaire des sudetes. Plusieur mois aprés, les tanks allemands n’étaient qu’à quelques km du centre ville de Moscou. Quand à Lenningrad, Kiev, Brest Litovsk, Smolensk etc..quand ces villes n’étaient pas occupées, elles étaient sous le feu nourri des mosntrueux obusiers allemands.
Afin d’éviter que ce cauchemard ne recommence, aujourd’hui les leaders russes ont parfaitement retenu la leçon, il y a en ce moment un renforcement du dispositif russe, avec l’arrivée de nouvelles batteries S-400, voir d’autres systèmes. Il est probable qu’il y a une mobilisation de l’appareil militaire dans le sud du pays. La Russie et la Chine, c’est une certitude ne laisseront pas la Syrie démembrée. Et si agression turque et US il y a, n’en doutons pas que les dirigeants chinois, russes, et iranniens seront répondre de manière adequate.

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Afrineries et grandes manoeuvres

23 Janvier 2018 , Rédigé par Observatus geopoliticus

Décidément, la guerre syrienne n’est pas avare de surprises et de rebondissements – relativement prévisibles tout de même pour ceux qui, comme vous chers lecteurs que je retrouve avec plaisir, préfèrent s’informer sur les bons sites plutôt que dans la MSN. Le conflit arrivant peu à peu à son terme, les puissances, grandes et régionales, placent en effet leurs derniers pions sur l’échiquier avant le coup de sifflet final.

Comme prévu, le califat daéchique n’est plus que l’ombre de lui-même et la carte suivante donne une bonne idée du déclin des petits hommes en noir :

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2018/01/afrineries-et-grandes-manoeuvres.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Quatre petits bouts épars, trois en Syrie (1, 2, 4) et un en Irak (3). L’unité territoriale a été définitivement rompue le long de l’Euphrate par l’avancée conjointe des loyalistes et des SDF kurdo-US (entre 1 et 2) sur Al Bukamal. Les poches restantes n’auront plus aucun rôle sauf de nuisance. Les YPG en ont encore fait l’expérience très récemment avec la mort de dix de leurs combattants dans la région de Deir ez Zoor où l’EI a lancé quelques contre-attaques.

Daech sur la touche, le sunnistan voulu par l’empire définitivement brisé et l’arc chiite partiellement reconstitué, c’est dans le nord de la Syrie que le brûlant jeu revient.

Le sultan a enfin mis ses sempiternelles menaces à exécution et lancé l’opération Branche d’olivier (défense de rire) contre Afrin, bien des fois évoqué sur ce blog, par exemple en juin dernier :

C’est le moment que choisit le sultan pour lancer une attaque très sérieuse contre le canton kurde d’Afrin (une semaine d’intenses bombardements et maintenant une forte concentration de troupes) dans le but semi-avoué de faire la jonction avec l’Idlibistan, ce qui serait évidemment totalement inacceptable pour Damas et Moscou.

Où l’on constate une nouvelle fois l’invraisemblable noeud gordien de la région : les Russes sont plus ou moins alliés aux Kurdes et depuis un an aux Turcs, qui se détestent pourtant les uns les autres. L’empire américain n’est pas le seul à allier les contraires…

Des rumeurs infondées faisaient état du retrait du contingent russe de la petite base que Moscou avait établie dans la zone kurde ; en réalité, 160 soldats supplémentaires ont apparemment été envoyés en renfort pour bien montrer qu’il est hors de question de désenclaver l’Idlibistan.

Se dirige-t-on alors vers une confrontation russo-turque ? Improbable au vu du tectonique rapprochement entre Moscou et Ankara. Il se pourrait même que Poutine ait en réalité donné un feu vert tacite (et partiel) à Erdogan, histoire de calmer les ardeurs américano-saoudiennes des Kurdes de l’autre partie du Rojava, proxies que l’empire utilise pour descendre vers le sud et tenter de réduire le corridor chiite.

La situation a-t-elle vraiment changé depuis sept mois ? Oui et non…

Cette fois, les Turcs sont sérieux et ont de facto envahi le canton d’Afrin sur plusieurs fronts, utilisant leurs proxies de l’Armée Syrienne Libre (vous savez, ces fameux « combattants de la liberté » vantés durant des années par la presstituée occidentale qui ne sait plus trop quoi dire à présent…) Quelques percées ont déjà eu lieu le long de la frontière (en bleu) mais le gros des combats est à venir, la région étant de plus montagneuse.

L’armée turque a déjà perdu deux soldats, l’ASL (ainsi que les Kurdes) des dizaines, les roquettes kurdes pleuvent sur le territoire turc et l’avance semble déjà difficile. Une montagne stratégique à quelques kilomètres de la frontière – le Jabal Basraya pour ne pas le nommer – a changé quatre fois de main en deux jours ! Aux dernières nouvelles, les YPG l’ont reprise.

Le sultan doit se demander dans quelle galère il s’est embarqué mais il ira sans doute jusqu’au bout ; il a suffisamment perdu de plumes dans le conflit syrien pour renoncer. Et ce n’est pas la mort de quelques dizaines de troufions de son armée qui le fera changer d’avis. L’opinion turque est soigneusement cornaquée, les médias contrôlés… Même le patriarche arménien de Turquie et le leader de la communauté juive du pays se sont cru obligés de soutenir publiquement l’opération militaire.

Autre élément semblable à la situation de juin : le Kremlin a vraisemblablement donné son feu vert. Une chose par contre a radicalement changé : il ne s’agit plus du tout de faire la jonction avec l’Idlibistan. Explication…

Rois du poker (menteur), et dotés d’une tête impériale divisée comme Méduse, les Américains n’ont toujours pas éclairci leurs intentions syriennes. Le 14 janvier, Washington annonce la future création d’un corps de gardes-frontière de 30 000 hommes, principalement kurdes, dans la partie occupée par les SDF. Objectif : contrôler une partie de la frontière syro-turque et surtout syro-irakienne (arc chiite, quand tu nous tiens…)

Réaction extrêmement hargneuse d’Ankara qui menace de détruire ces « nids de terreur » et qualifie cette Border Security Force (BSF) « d’armée terroriste ». Le sultan menace immédiatement d’envahir le canton d’Afrin (qui lui n’est pas concerné par la mise en place de la BSF, précisons-le).

Au même moment, les Russes invitent des représentants kurdes d’Afrin à Moscou et leur proposent de passer sous la protection de l’Etat syrien, seul susceptible d’empêcher une attaque turque. Les Kurdes refusent.

Ils sont suivis très peu de temps après par des généraux turcs qui présentent à leurs homologues russes leur plan d’invasion et obtiennent vraisemblablement le feu vert du Kremlin. Le sultan attend sagement que les Russes évacuent leur base d’Afrin, dont nous avions parlé à plusieurs reprises, avant de débuter les opérations.

Comme à leur habitude, les Américains se réfugient dans les atermoiements. Un coup ici, un coup là… Le 17 janvier, Tillerson affirme qu’on a mal compris le plan US ; le même jour, le porte-parole du Pentagone déclare que les Kurdes d’Afrin ne font pas partie de la « coalition contre Daech » et que Washington ne les soutient pas (la déclaration a dû faire sourire très jaune dans le Rojava…)

La palme revient toutefois au Mad Dog qui déclare le 21 : « La Turquie est un allié de l’OTAN. C’est le seul membre de l’OTAN qui connaisse une insurrection armée sur son territoire, Les préoccupations sécuritaires de la Turquie sont légitimes ». Avant de retourner sa veste de général étoilé deux jours après.

La question est de savoir comment ces faux-fuyants seront perçus par les Kurdes SDF, mercenaires de l’empire. Vont-ils enfin se rendre compte du double jeu de l’oncle américain et envoyer paître leur tuteur ? Vont-ils se désengager des opérations sur l’Euphrate, lancées afin de réduire l’arc chiite pour les beaux yeux des Israoudiens mais qui ne concernent aucunement le Kurdistan, pour revenir vers le nord et aider leurs frères d’Afrin ?

Voilà qui serait bien vu à Téhéran, Damas et Moscou… Dans l’immédiat, les Russes et les Syriens ont un autre motif de se réjouir. Le feu vert du Kremlin à Erdogan n’a évidemment pas été gratuit et il semble que la contrepartie soit l’éradication de l’Idlibistan par les loyalistes, dont les opérations ont commencé peu après la libération d’Al Bukamal.

Un kotel a déjà été formé et consolidé chaque jour un peu plus à l’est de Hama où daéchiques et qaédistes sont faits comme des rats. Les unités syriennes d’élite, dont les fameuses Tiger Forces, ont quitté Deir ez-Zoor et se trouvent depuis plusieurs semaines dans le nord syrien pour pousser plus avant.

L’aéroport militaire stratégique d’Al Duhur a été libéré et Idlib n’est plus qu’à 40 km. Le sultan, théoriquement garant du cessez-le-feu dans la région et parrain des barbus, ne trouve absolument rien à y redire. Un deal entre Vladimirovitch et Erdogan – à toi Afrin, à nous Idlib – n’est donc pas à exclure.

Prudents, les Russes en profitent pour envoyer des tonnes de matériel supplémentaire en Syrie, dont de nouvelles unités de S400. On imagine que ce n’est pas pour amuser la galerie… L’Idlibistan est-il en train de vivre ses derniers mois ? Pas impossible.

A noter tout de même que Damas, qui devrait pourtant avoir tout lieu de se réjouir stratégiquement de la situation, a fermement condamné (ainsi que l’Iran, chose intéressante) la Turquie à propos d’Afrin. Bachar commence peut-être à préparer l’après-guerre et se voit en protecteur de tous les Syriens, Kurdes compris. Toujours est-il que l’on sent une certaine crispation vis-à-vis de l’accord russo-turc et l’armée syrienne ne se gêne pas pour laisser passer, via le territoire loyaliste, les renforts kurdes à destination d’Afrin.

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Secrets, mensonges et confusion US au Nord de la Syrie

Publié par wikistrike.com sur 23 Janvier 2018, 12:38pm

Catégories : #Politique internationale

Les annonces et démentis de l’administration Trump sur les développements militaires au Nord de la Syrie révèlent un lourd secret. Paradoxalement, la Turquie vient au secours des États-Unis pour corriger « l’erreur » de leurs officiers supérieurs.

Le démenti apporté par le secrétaire d’État Rex Tillerson, le 17 janvier aux propos du commandant-en-chef du CentCom, le général Joseph Votel, le 23 décembre et du porte-parole de la Coalition anti-Daesh, le colonel Thomas Veale, le 13 janvier, a semé la confusion.

Il n’a pas satisfait la Turquie qui, après avoir mis en garde le chargé d’Affaires US, Philip Kosnett, le 10 janvier, et préparé dès le 13 janvier une opération militaire à Afrine et Manbij, l’a effectivement lancée le 20.

Contrairement aux déclarations des uns et des autres, la décision US n’était pas de créer un État souverain et indépendant au Nord de la Syrie —cela, c’est le projet français—, mais un État non-reconnu, comme le Puntland somalien ou le Kurdistan irakien. Cette dernière structure est absolument indépendante et, malgré la Constitution iraquienne, ne répond pas aux ordres de l’Iraq dont elle fait en principe partie. Elle dispose d’ailleurs de ses propres ambassades à l’étranger.

La Force de sécurité aux frontières (Syrian Border Security Force) devait officiellement être composée de 30 000 hommes dont la moitié d’anciens des Forces démocratiques syriennes (Democratic Syrian Forces). Ces combattants devaient être formée durant trois semaines aux techniques d’interrogatoire et au scanning biométrique. 230 cadets ont déjà suivi ce cursus.

Dans la pratique, l’autre moitié devait être composée de 15 000 anciens jihadistes de Daesh qui auraient ainsi été discrètement recyclés.

En réalité, le représentant spécial du président Trump auprès de la Coalition, Brett McGurk, était le juriste qui participa, aux côtés de John Negroponte et du colonel James Stelle à la création de l’Émirat islamique en Iraq, en 2006. Il fut chargé aux côtés du colonel James Coffman de rendre compte de cette opération secrète au président George Bush. Il s’agissait de combattre la Résistance iraquienne à l’occupant en la divisant en sunnites et chiites et en créant artificiellement une guerre civile.

Après un passage à Harvard, Brett McGurk fut réaffecté au département d’État auprès de John Kerry. Il participa à la transformation de l’Émirat islamique en Iraq en Daesh et co-organisa la réunion préparatoire de l’invasion jihadiste de l’Iraq, le 27 mai 2014, à Amman. Il réorganisa l’Iraq, puis forma la Coalition internationale chargée de lutter… contre Daesh.

Bon élève, il accepta de servir le président Trump pour mettre fin à l’organisation jihadiste qu’il avait créée et dont il tente aujourd’hui de recycler certains combattants.

Le projet de Force de sécurité aux frontières en dit beaucoup sur la sincérité des miliciens du YPG qui professent le doux anarchisme de Murray Boochkin, mais peuvent sans état d’âme former une unité unique avec les tueurs de Daesh sous commandement US.

Contrairement aux apparences, l’attaque turque à Afrine, et probablement bientôt à Mambij, a été approuvée le 18 et le 19 janvier par l’état-major russe, qui en a été avisé par le numéro 2 du régime et chef des services secrets, le directeur du MIT (Milli İstihbarat Teşkilatı), Hakan Fidan, venu spécialement à Moscou. Elle a d’ailleurs été facilitée par le retrait immédiat des troupes russes de la zone combat.

Identiquement, la Turquie a informé par écrit la Syrie de son attaque, même si Damas assure ne pas avoir reçu la lettre.

Le président el-Assad, qui ne peut pas placer son pays en confrontation avec les États-Unis pour arrêter le recyclage des jihadistes, a laissé la Turquie, membre de l’Otan, s’en charger.

Le président Trump n’avait pas été informé du plan Votel-McGurk. Le secrétaire à la Défense, James Mattis a confirmé à ses hommes les instructions de la Maison-Blanche contre les jihadistes. Cependant Votel et McGurk sont toujours en place.

Thierry Meyssan

Source
Al-Watan (Syrie)

http://www.wikistrike.com/2018/01/secrets-mensonges-et-confusion-us-au-nord-de-la-syrie.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Remarquez également que le Conseil de Sécurité ne condamne pas ce qui ce passe en Syrie et cela est en soi une bonne indication. Mattis fait semblant de s’inquiéter mais sans plus.
Hardcore : Erdogan fait référence à son alliée l’Armée syrienne libre (ASL)toutes les 2 minutes…
Erdogan est un très bon comédien.
Et dire que le CS a failli condamné l’Iran pour une simple manifestation !
Bien fol qui se fie à la Turquie !

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Le putsch manqué contre Erdogan a produit les effets suivants :
1. Renforcement inédit des prérogatives de la fonction présidentielle, à un point tel où on évoque le retour des Oukazes des Sultans de la Sublime Porte ;
2. Purge généralisée ayant touché en premier lieu le haut commandement et le corps des officiers de l’Armée turque, avec pour cible les légalistes, les nationalistes, les partisans de Gauche et enfin ceux soupçonnés d’être anti-US ;
3. Purge générale dans les secteurs de l’administration, d’éducation, les universités et les sapeurs-pompiers mais pas la police ; les dizaines de milliers de fonctionnaires licenciés ont été remplacés par des activistes d’organisations de type mafieux comme les Loups Gris ou des groupes d’extrême droite ;
4. Mise au pas de la presse et de l’ensemble des médias entre les mains d’un bureau spécialisé et lourdes accusations contre tout journaliste s’écartant de la narration officielle ;
5. Renforcement des pouvoir du patronat, affaiblissement total des syndicat (pourchassés et emprisonnés), priorité aux affaires ;
6. Retour de l’allégeance en bonne et due forme ; mise au pas de la justice, fin de la séparation des pouvoirs au profit de la présidence ;
7. Une nouvelle posture en matière de politique étrangère : la Turquie est passée du principe zéro ennemis de Cavutoglu au de facto zéro amis puis à l’ambiguïté totale depuis l’avènement de Trump. Ankara semble menacer l’Ours russe plus pour des raisons commerciales et économiques, rapprochement avec le Qatar avec une capacité de projection à Doha mais également au Soudan et en Somalie, hostilité et mépris, voire chantage apparent envers l’Europe, méfiance a l’égard de l’administration Trump et paradoxalement renforcement des liens avec les démocrates US.
8. Zéro tolerance envers la question kurde considérée comme terroriste dans son ensemble.
9. La Syrie est toujours considérée comme pays au régime ennemi à abattre d’une façon ou d’une autre.
10. Le lien avec Ryad, modifié, explique l’ambiguïté totale d’Ankara. Les turcs ont mis fin au soutien de Daech mais ont investi massivement dans leurs propres groupes et n’hésitent plus à intervenir pour leur assurer le contrôle du nord de la Syrie au detriments des kurdes pro-US ou pro-Russes.
11. La Turquie semble exploiter une marge de manoeuvre assez importante et profiter de l’affaiblissement de l’OTAN pour poursuivre en parallèle des ambitions néo-impériales.

Donc a la question le putsch raté contre Erdogan n’était-il qu’un écran de fumée ? Il est fort probable qu’il y a eu bien plus qu’une manipulation au sein d’une manipulation. Le réseau Gülen accusé officiellement est hébergé aux US mais semble incapable de mener a lui seul une révolution colorée (ce dont Erdogan l’accuse)…

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J’ai bien saisi l’imbroglio (volontaire ?) qui fait qu’on amalgame très vite le terme Kurde à tout et à rien.

Et j’ai bien saisi aussi le jeu de « la coalition » sur le sujet, il suffit de voir ce que disent les médias occidentaux sur le sujet pour ce faire une opinion du fond des choses…

Du coup, je suis un peut comme Fox sur ce sujet… perplexe.

En effet, Erdogan c’est vu bousculer par un putsch. Raté, ou volontairement raté ? Partis de l’intérieur ou de l’extérieur ? A la limite cela importe peut, ce qui importe ce sont les conséquences de cette action militaire menée contre lui…
Et les conséquences ont étés multiples et entre autre cela aura permis un certain rapprochement entre Russie et Turquie, qui aura au moins été profitable à l’élimination d’un bon nombre de timbrés formé et drogué par Washington… et c’est toujours ca de pris. (suite au putsch : excuse de Erdogan pour l’avion russe abattu, zone contrôlée conjointement par les Russe et les Turques au nord de la Syrie et promesse de vente de systèmes militaire russe aux Turques…)

Mais maintenant, qu’en est-il concrètement ?

J’ai l’impression que Erdogan saute juste sur une occasion en or à ne surtout pas rater pour taper sur le PKK !

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Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui pensent comme Strategika que la Turquie joue un jeu trouble. En effet, ce pays, n’a jamais abandonné l’idée de faire renaitre leur empire. Et contrairement aux apparences, la Turquie a activement commencé dés le lendemain de l’effondrement de l’URSS, en allant destabiliser les anciennes républiques à majorité musulmanes d’Asie Centrale et du Caucase. Donc Strategika a quelque part raison. Sauf que ma question est la suivante :
Le coups d’état contre Erdogan, était il qu’un simple écran de fumée ?

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Il ne s’agit pas de taper sur tous les Kurdes ou sur la population kurde syrienne en tant que peuple, mais sur la gang qui terrorise en haut et qui se fond passer pour des représentants kurdes de plein droit, alors qu’ils ne le sont pas du tout, rôles qu’ils se sont donné eux-mêmes, mais qui dans le fond ne sont que des collabos et des traîtres au peuple kurde de Syrie, que des proxy vendus aux intérêts du mondialisme, des américains, des britanniques, des français et du grand Israël, et qui ne représentent dans le fond qu’eux-mêmes!

Et justement, Erdogan ne veut pas que les kurdes bidons redessinent les frontières, comme les américains et les sionistes le souhaitent, c’est pour cela qu’il les pourchassera le long de sa frontière!

Si une partie du territoire kurde syrien se détachait aujourd’hui par la force de la Syrie, demain une partie du territoire irakien serait annexée à ce dernier, puis viendrait le tour des kurdes de Turquie et ensuite finalement des kurdes d’Iran; ces nouvelles frontières kurdes, et l’immensité de ses ressources pétrolifères, ainsi que sa position géostratégique centrale des lignes de communications pétrolifères et commerciales, seraient une menace pour la Turquie, comme cela l’est aujourd’hui, pour l’Irak, pour l’Iran, et surtout présentement, pour la Syrie et le Liban, et demain pour la Russie et la Chine.

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« J’ai bien des dizaines de questions concernant cet article.  »

Idem.
Pourquoi aller taper sur les Kurdes, si les Kurdes sont la nouvelle carte à jouer pour redessiner les frontières ?

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@strategika51
« Notre lecture des évènements en Syrie s’est avérée assez correcte. »
J’ai bien des dizaines de questions concernant cet article. Une infos que je viens de voir passer sur les reseaux sociaux, et qui quelque part confirme ce que tu dis. Tillerson aurait déclaré que les US se battent avec les turcs à Afrin.

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Et là Trump a donné une volée à Clinton, mais ça ne se peu pas, c’est impossible, ça ne peut qu’être…, oui… qu’un coup monté des russes, bingo, ça c’est l’intelligence de l’Empire, faut le faire, c’est plutôt la folie de l’Empire mise à nue, et vous appelez ça de l’intelligence, et en plus, il le croit vraiment, fermement, il est sérieux lorsqu’il dit ça, il ne joue pas, mais voyons, ça ne peut qu’être que ça, la preuve, c’est de la même façon qu’il agit partout autour du monde, alors il projette sa propre mécanique, sa propre aberration, sa propre logique grotesque, chez tous!

Ça ne peut pas être le peuple qui se réveille, mais non, à l’encontre de tous les médias formatés à l’os, et qui voit maintenant le jeu de l’Empire! Cette Empire, maintenant de broche à foin en état de décomposition avancée, ne peut pas maintenant donner tout le crédit au peuple, voyons donc, ces sous-hommes, ces petites bêtes, hier ils étaient, abrutis, aujourd’hui ils sont toujours, c’est simple, de stupidité, telle est la logique analogique de nos braves banquiers, oligarques, et aristocrates!

Ces gens sont des psychopathes dangereux, prêts à tout, absolument à tout, pour conserver le pouvoir et perpétuer le système de domination mondiale! Alors pour moi, ils sont de grands malades, parce qu’ignorants de leur Vraie Nature, pour la plupart, parce n’oublions pas, que trente à quarante pourcent de l’humanité sont des clones sans âme, des sortes de mort-vivants, des zombies programmables à distance, des portails organiques génétiquement modifiés sans conscience, aucune, sans culpabilité et sans remord, aux ordres de l’empire; où croyez-vous qu’il puise ses proxys et mercenaires, et dans cette optique, que penser de la sempiternelle démocratie et de la véracité d’une élection saine et libre!?!?

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Pendant ce temps, Damas joue la vierge effarouchée pour noyer le poisson américain, français, britannique, israélite, et compagnie de la « communauté internationale » bidon, du nouvel ordre mondial, dictatorial et satanique, parce qu’il sait que les efforts acharnées de l’état profond américain, des services secrets britanniques et français, et du mossad, ne s’arrêteront pas et visent toujours à le renverser!

Pour voir qui est qui, et dans quel camp ils se situent dans l’histoire, c’est facile, regardons le dénominateur commun, Trump, Erdögan, Bachar Al-Assad, Poutine et le gouvernement de Téhéran, tous, pour ne nommer que ceux là, sont tous dans la collimateur de l’Empire! C’est drôle, pas Macron! Pas Trudeau!

Lorsqu’on dit que les banquiers et compagnies ne sont pas fous, il faut bien s’entendre, leur intelligence, globalement, relève de la raison analogique, horizontale, pour eux la logique est la suivante: « Ça a marché hier, alors il n’y a aucune raison que ça ne marche pas aujourd’hui et demain ». Mais ici, il y a un hic!

Comme exemple, on a qu’à regarder l’évolution ou l’involution de l’Union Européenne nazi, les nouveaux bolchéviques, trotskistes, polit buro et compagnie dans l’histoire, sous tutelle de l’état profond mondial et satanique, et son entêtement congénitale et viscérale, et son déni absolu de sa situation globale réelle, de sa piètre image; tous le monde savent et voient; « les européens » la déteste, et pourtant elle s’entête à vouloir apporter encore plus d’europe et plus de dictature comme solution à sa dégradation évidente, c’est même un cadavre qui commence à sentir!!

J’appelle pas ça de l’intelligence! Ces gens cupides sont aveugles, absolument aveugles, mécaniques et machinales, prévisibles et redondants; ils ne voient pas que les choses ont changé, concrètement, absolument, que la conscience des peuples de la terre est maintenant différente, autre, transcendante, et qu’elle est de plus en plus clairvoyante et exponentiellement plus vivace de jour en jour! Mettant à nu l’Empire et sa domination mondiale fallacieuse, satanique, luciférienne et transhumante-ahrimanienne!

Fini l’époque où on pouvait faire tout ce que l’on voulait avec les peuples! Pourquoi? Parce qu’une autre Intelligence s’installe dans nos Cœurs actuellement, de Nature Verticale, d’Esprit Pur, une Réelle cette fois-ci, qui vient rendre obsolète l’ancienne intelligence egocentrique de nos prédateurs endurcies et de nos propres egos déconfits, à tous, face aux changements drastiques, et nouveaux évènements extraordinaires que nous subissons maintenant, en cette fin de cycle terrestre!

Un choc de Réalité se présente, qui viendra bientôt, et même dès maintenant, nous éveiller à notre Vraie Nature, et mettre à bât notre ancienne vie éphémère, qui se meurt déjà, pour laisser toute la place à notre Être et à notre Absolu: Notre Vraie Nature! L’enjeu il est là, l’Empire se meurt, et l’Empire ne veut pas le regarder en face, ni l’accepter! Même notre ego tourné vers la matière ne veut ni ne peut le voir, ni l’accepter, actuellement, pour peu de temps! Ça va vite changer!

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Salut!

S’il y avait des élections vraiment démocratiques en Ukraine actuellement, le parti des régions majoritairement russophile l’emporterait majoritairement!

S’il y avait des élections démocratiques avec les kurdes syriens, de même, ils voteraient majoritairement pour la Souveraineté d’une Syrie Confédérale et un statut spéciale pour une fédération kurde, toujours à l’intérieur des frontières syriennes, c’est la position de la Russie!

Les turques accepteraient que les kurdes syriens demeurent sous l’administration du gouvernement syrien, mais jamais comme un Kurdistan sous tutelle occidentale et sioniste!

Lorsque que les forces de l’armée syrienne gouvernementale libéreront la majorité du territoire syrien du côté turque de l’Euphrate, des élections libres pourront être envisagés, et les turques libéreront le territoire syrien!

Comme il y a une minorité de néo-nazi en Ukraine qui tienne en otage le reste de la population ukrainienne, une minorité de kurdes vendus à des intérêts autres que kurde et syrienne, tiennent en otage l’ensemble des kurdes syriens!

Je ne crois pas qu’Erdogan joue double jeu actuellement, plus maintenant, les choses ont changé drastiquement, surtout depuis que les russes et les turques se parlent, et surtout depuis la tentative avortée de l’occident pour le renverser!

Poutine évite de se confronter directement aux américains, il utilise à son tour la proxy-turque et tisse en secret d’autres plans avec d’autres factions kurdes attachées à la Syrie originale avec ses frontières complètes!

L’avion SU-24 russe abattu par les turques, l’a été de connivence avec le concours d’une faction seulement de l’armée turque qui a justement fomenté le coup d’état avorté et qui marchait main dans la main avec l’état profond sioniste américain, le même qui tente actuellement un autre coup d’état pour renverser Trump aux USA!

Nous verrons bien!

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