Analysis

Le nouvel arsenal nucléaire russe rétablit la bipolarité du monde

Alors que les experts s’interrogeaient sur la possible évolution de l’ordre mondial vers un système multipolaire, voire simplement tripolaire, les brusques avancées de la technologie militaire russe imposent le retour à une organisation bipolaire. Revenons sur les enseignements des trois dernières années, jusqu’aux révélations du président Poutine, le 1er mars 2018.

 

Au second trimestre 2012, la Russie et ses alliés s’étaient engagés à déployer une force de paix en Syrie dès l’accord de Genève conclu.

Mais tout tourna autrement lorsque la France relança la guerre, en juillet 2012. Bien que la Russie ait fait reconnaître l’Organisation du Traité de sécurité collective par l’Onu afin de déployer des soldats musulmans, principalement du Kazakhstan, rien ne bougea. Malgré les appels à l’aide de Damas, Moscou resta longtemps silencieux. Ce n’est que trois ans plus tard, que l’armée de l’Air russe arriva et bombarda les installations souterraines des jihadistes.

Durant les trois ans qui suivirent, divers incidents militaires opposèrent la Russie aux États-Unis. Le Pentagone se plaignit par exemple de l’étrange agressivité des bombardiers russes qui s’approchaient des côtes US. À Damas, on s’interrogeait sur le silence de Moscou et l’on se demandait s’il avait oublié ses engagements. Il n’en était rien. La Russie constituait en secret un nouvel arsenal et ne débarqua que lorsqu’elle pensa être prête.

Dès le début de son intervention, son armée installa un système, non pas de brouillage, mais de déconnexion des commandes de l’Otan, dans un rayon de 300 kilomètres autour de Lattaquié. Par la suite, elle déploya le même système en mer Noire et à Kaliningrad. Outre ses nouveaux aéronefs, la Russie utilisa des missiles de croisière plus précis que ceux des USA, tirés par sa marine depuis la mer Caspienne. Le mois dernier elle a testé sur le champ de bataille, des avions multi-rôles ayant des capacités inconnues jusqu’ici.

Il est apparu que, selon les généraux US sur le terrain, l’armée russe dispose désormais de forces conventionnelles plus efficaces que celles des États-Unis. Cependant, leurs homologues du Pentagone doutent encore de cette progression, tant ils sont certains d’être militairement supérieurs pour l’éternité. Selon eux, il est tout simplement ridicule de comparer les deux armées, la leur ayant un budget huit fois plus important. Toutefois, jamais dans la science militaire, on a comparé les performances de deux armées rivales au seul montant de leurs budgets, ce que Vladimir Poutine a souligné en évoquant la qualité exceptionnelle de ses soldats comparée à celle des États-Unis.

Quoi qu’il en soit, si les Russes sont un peu meilleurs en matière conventionnelle, ils ne peuvent se déployer sur plusieurs théâtres d’opération simultanés et Washington conserve sa supériorité nucléaire.

L’entrée en guerre, le 24 février 2018, de l’infanterie russe dans la Ghouta de Damas est certes la conséquence d’un accord avec les Etats-Unis qui se sont engagés à ne plus s’investir en Syrie et donc, à ne pas reproduire le harcèlement qu’ils organisèrent contre l’Armée rouge en Afghanistan. Elle est aussi le signe que le Pentagone craint désormais que l’armée russe ne lui rende la pareille, ailleurs dans le monde.

C’est précisément à ce moment que le président Poutine conteste la supériorité nucléaire US. Lors de son discours devant son Parlement, le 1er mars 2018, il a annoncé que son pays détient un ahurissant arsenal nucléaire.

Tous ces programmes sont plus ou moins connus de longue date, mais les experts ne les imaginaient pas opérationnels avant longtemps. Or, la plupart le sont déjà. On doit se demander comment les Russes ont pu les mettre au point à l’insu des services de Renseignement US. C’est pourtant ce qu’ils sont parvenus à faire avec le Su-57 qu’ils ont testé au combat, il y a trois semaines, alors que la CIA ne l’imaginait pas prêt avant 2025.

Vladimir Poutine a révélé son nouvel arsenal. Le missile balistique intercontinental (ICBM) Sarmate (du nom d’un peuple russe antique pour qui les femmes et les hommes étaient égaux). Il reprend la technique de la « tête orbitale » qui avait déjà assuré la supériorité russe durant les années 70, et que l’Union soviétique avait abandonné en signant et en ratifiant les accords SALT II. Or, le Sénat US n’a jamais ratifié ce Traité, le rendant caduque. Ce type de missile, dont la tête est d’abord placée en orbite, puis entre dans l’atmosphère et fonce sur sa cible, a un rayon d’action illimité. Les Traités prohibant la nucléarisation de l’espace interdisent de placer une charge nucléaire de manière pérenne en orbite, mais pas de la faire entrer dans l’espace durant une partie de son trajet. En l’état actuel des connaissances, il ne peut être intercepté durant cette période. Le Sarmate peut surgir dans l’atmosphère et attaquer n’importe qui, n’importe où.

Le missile Dague (Kinzhal en russe) qui doit être tiré depuis un bombardier pour atteindre dans l’atmosphère une vitesse hypersonique, c’est-à-dire cinq fois supérieure à celle nécessaire pour atteindre le mur du son. Cette vitesse vertigineuse le rend évidemment impossible à intercepter. Il a été testé avec succès, il y a trois mois.

La Russie dispose aussi d’un moteur à énergie nucléaire (c’est-à-dire d’une centrale nucléaire) qui a été miniaturisé au point de pouvoir équiper un missile de croisière à charge nucléaire. Les missiles de croisière ayant un trajet imprévisible et ce moteur ayant une autonomie quasi-infinie, ils sont pour le moment invincibles.

Ce moteur, placé sur un drone sous-marin, lui permet de transporter à une vitesse plusieurs fois supérieure à celle d’un sous-marin classique une charge nucléaire considérable. Outre ses effets radioactifs, la charge transportée pourrait déclencher un tsunami de 500 mètres de haut au large de n’importe quelle côte océanique.

Enfin, la Russie tente de mettre au point un projectile hypersonique, l’Avant-garde, qui non seulement cumulerait les caractéristiques de passage dans l’espace du Sarmate et de vitesse de la Dague, mais dont la trajectoire pourrait en plus être ajustée au cours de son trajet.

Les nouvelles armes nucléaires russes ont été conçues pour rendre inopérant le « bouclier » anti-missiles que le Pentagone développe, base après base, dans l’ensemble du monde depuis une quarantaine d’années. Ce n’est pas un problème de force supérieure, mais de conception technique. Le principe du bouclier n’offre aucune défense possible face à elles.

Pis, le président Poutine a également annoncé la réalisation d’une arme laser dont il a tenu secrètes les caractéristiques. Il semble qu’elle soit capable d’intercepter une partie des lanceurs US.

Pour le moment, les états-majors des pays membres de l’Otan ne croient pas un mot de ces allégations, tant ces armes relèvent à leurs yeux de la science-fiction.

Pourtant, l’Histoire nous a appris que la Russie, le pays des échecs, pas du poker menteur, ne bluffe jamais à propos de son arsenal. Elle a souvent fait croire que des armes à l’étude étaient déjà opérationnelles, mais elle n’a jamais officiellement annoncé « prêtes au combat » des armes qui ne l’étaient pas encore. Les plus de 200 nouvelles armes employées en Syrie nous ont convaincus de l’avancée technologique de leurs scientifiques.

Les immenses progrès de la Russie ont fait perdre aux États-Unis le privilège de la première frappe. Désormais, en cas de guerre nucléaire, les deux Grands pourront se frapper mutuellement. Les USA disposeront d’un nombre considérablement plus élevé de missiles à charge nucléaire, et la Russie sera en mesure d’en intercepter un grand nombre. Chacun ayant la capacité de dévaster plusieurs fois la planète, les deux se trouvent théoriquement à nouveau à égalité dans ce type d’affrontement.

Côté US, le complexe militaro-industriel est en panne depuis une vingtaine d’années. Le plus important projet d’avionique de l’histoire, le F-35, devait remplacer à la fois les F-16, les F-18 et les F-22, mais Lockheed Martin est incapable de concevoir les logiciels annoncés. L’actuel F-35 en est en réalité totalement incapable de remplir son cahier des charges et l’US Air Force envisage de reprendre la production de vieux aéronefs.

Certes, le président Donald Trump et son équipe ont décidé d’attirer de nouveaux cerveaux aux États-Unis pour y relancer la production d’armements et contraindre le lobby militaro-industriel de répondre aux besoins du Pentagone au lieu de continuer à lui vendre les mêmes vieilles carcasses. Mais il lui faudra au moins vingt ans pour récupérer le retard accumulé.

Les progrès techniques de la Russie ne bouleversent pas seulement l’ordre mondial en rétablissement contre toute attente un système bipolaire, ils contraignent aussi les stratèges à repenser la guerre.

L’Histoire nous a appris que peu d’hommes réalisent immédiatement les changements de paradigme militaire. Au XVème siècle, lorsque les armées française et anglaise livrèrent la bataille d’Azincourt, les chevaliers en armure français furent écrasés par les archers et arbalétriers à pied anglais, quoi qu’inférieurs en nombre. Pourtant, des généraux persistèrent à privilégier le corps-à-corps au combat à distance avec des flèches et des boulets. On vit encore pendant un siècle des chevaliers en armure se faire massacrer sur des champs de bataille.

Par exemple, aucune bataille de chars n’a eu lieu depuis la défaite du président Hussein, en 1991 lors de l’opération Tempête du désert. Pourtant la presque totalité des armées n’a pas su interpréter ce qui s’était passé. La victoire, en 2006, de petits groupes de Résistants du Hezbollah contre les chars Merkava israéliens a montré de manière indubitable la vulnérabilité de ce type d’armes. Rares sont les États qui en ont tiré des conclusions, sauf l’Australie et la Syrie par exemple. La Russie elle-même persiste à produire d’énormes forteresses roulantes qui ne résisteront pas à ses propres RPG correctement maniés.

L’arsenal russe est invincible, en tous cas si l’on tente de le combattre avec d’anciennes méthodes. Il est par exemple impensable d’intercepter des projectiles hypersoniques. Mais on pourra peut-être en prendre le contrôle avant qu’ils n’atteignent cette vitesse. Les recherches militaires vont donc s’orienter vers le contrôle des commandes et communications ennemies. Manque de chance, dans ce domaine aussi, les Russes sont en avance.

Thierry Meyssan

http://www.voltairenet.org/article199967.html

 

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16 réponses »

  1. Foxhound
    le texte qui suit a été écrit par F. William Engdahl, et a été publié le 5 mars 2018 par le site « New Eastern Outlook ». En pensant qu’il y aurait dans ce court extrait des détails susceptibles de t’intéresser ?

    Les missiles hypersoniques Kinzahl et Avangard, basés sur des principes physiques nouveaux.
    Poutine a encore dévoilé le système de missiles hypersonique russe Kinzhal [кинжал – poignard, NdT]. C’est, comme Poutine l’a décrit «un système de missile aérien hypersonique de haute précision… le seul de ce type dans le monde. Ces tests ont été accomplis avec succès, et de plus le 1er décembre dernier [2017], ces systèmes sont entrés en service actif sur les bases aériennes du district militaire du Sud de la Russie ». En d’autres termes il ne s’agit pas d’un système hypothétique mais bien opérationnel. La définition d’un aéronef hypersonique correspond à cinq fois la vitesse du son. Le Kinzhal va à Mach 10, et comme Poutine l’a décrit : « le missile vole à vitesse hypersonique, 10 fois plus vite que la vitesse du son, mais peut également manœuvrer dans toutes les phases de sa trajectoire de vol, ce qui lui permet également de surclasser tout système de défense anti-balistique ou antiaérien existant et, je pense, prospectif, pour parvenir à délivrer des têtes conventionnelles ou nucléaires sur une portée de plus de 2000 km».
    Finalement, le Président russe a révélé les développements d’«Avant-garde» [авангард], un autre missile hypersonique volant à des vitesses excédant Mach 20 : «Dans sa trajectoire vers sa cible, le bloc de croisière glissant du missile [certainement plutôt : surfant en apparence sur son onde de choc, mais en fait plutôt sur un coussin d’air ionisé formant un plasma, technologie MHD, NdT] peut s’engager dans des manœuvres intenses, à la fois latérales (de plusieurs milliers de kilomètres) et verticales. C’est ce qui le rend absolument invulnérable face à tout système de défense antimissile ou antiaérien. L’utilisation de nouveaux matériaux composites [certainement aussi des supraconducteurs, NdT], ont rendu possible de permettre au bloc ‘glissant’ du missile de réaliser un vol guidé sur une longue distance, pratiquement dans les conditions d’une formation d’un plasma [MHD, confirmation, NdT]. Il vole vers sa cible comme une météorite, comme une boule de feu. La température à sa surface atteint les 1600-2000°C mais pourtant le bloc de croisière demeure guidé avec fiabilité.»
    Ciao

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  2. Moteur nucléaire miniaturisé. Quel est le propulseur adapté au milieu ? Les sous-marins et navire de surface à propulsion nucléaire ont besoin d’hélices et ce n’est pas avec des hélices qu’on peut atteindre une vitesse hypersonique. Si c’est un réacteur il faut du stockage de carburant qui rend inutile la miniaturisation et l’existence même d’un moteur nucléaire. Tous les ICBM sont hypersoniques, les V2 nazis en étaient déjà proches. Quand au tsunami de 500 m de haut, il faut être sérieux. Le tsunami de Fukushima avec des vagues par endroit de 30 m résultait d’un tremblement de terre d’intensité 9 sur l’échelle de Richter. L’énergie nécessaire à ce tsunami dépasse de loin celle de la plus grosse bombe H testée. Déplacer des km cubes d’eau ne se fait pas comme çà.

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    • Concernant le réacteur, il n’y a pas besoin de stockage de carburant. Le principe d’un réacteur nucléaire pour propulser un engin dans l’atmosphère ou l’espace tient dans l’émission d’un flux de particules.
      Par exemple des photons hautement énergétiques produits par la réaction nucléaire elle-même suivant la relation « P = lambda / h », ou d’autres particules qui engendreront une poussée tout comme un gaz issu d’une réaction de combustion classique.
      Pour le tsunami de 500m, tout à fait d’accord, c’est n’importe quoi !

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  3. « …le F-35, devait remplacer à la fois les F-16, les F-18 et les F-22,…  »
    J’ignore si Thierry Meyssan s’est planté, où a des infos qu’on a pas. Le F-22 meme si ça n’a pas l’air d’être une lumière, a été conçu comme le remplançant du F-15 -qui lui meme l’est encore moins-. Initialement il était question de 700-800 F-22 pour remplacer la flotte des des 1200-1500 F-15. Finalement le nombre de F-22 a été ramené à un modeste chiffre de 180 -officiellement du fait de la fin de la guerre froide, et de la prétendue menace soviétique… -, et plus 500 F-15 sont toujours en service, au moins jusqu’en 2030. Au moins.

    Autre element le F-35 était sensé remplacer les mediocres F-16, mais aussi tous les F-18, et A-10. Je sais beaucoup vont rire parmi vous, mais tel était l’objectif lors de la conception du JSF. J’ai pas souvenir qu’il était question de remplacer le F-22. Au contraire le F-35 devait etre complementaire du Raptor.

    En 1990 les Etats Unis avaient prés 4.000 avions de combat, il était question de remplacer toute cette flotte par des avions de Géneration V pour 2010. Or aujourd’hui, seul 180 F-22 et environ 200 F-35 -pour les Etats Unis- ont été produits. On est loin du compte, ce qui fait que l’armée US utilisent des vieux avions de combat, à la différence des russes et chinois.

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  4. Errata : il fallait lire : «…Thomas Nilsen (et dont l’un des) spécialiste européen en physique nucléaire,…» au lieu de : «…Thomas Nilsen et dont l’un des spécialistes européens en physique nucléaire,…»

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    • Second errata : il fallait lire : « Dans un article paru sur le site thebarentsobserver.com, adapté par Yandex et intitulé : «les nouveaux système nucléaire de Poutine» au lieu de : « Dans un article intitulé : «les nouveaux système nucléaire de Poutine» de Thomas Nilsen etc.

      Et toujours selon ce physicien nucléaire (Nils Bøhmer), il a dit qu’il pourrait y avoir un lien entre le mystérieux iode 131 détecté et le nouveau missile russe. Cela pourrait s’expliquer par les essais secrets du nouveau missile nucléaire russe. En raison de la courte demi-vie de huit jours de l’iode 131, cet isotope mesuré dans l’air ne pouvait s’expliquer que par le fonctionnement du réacteur. D’autres isotopes, comme le Césium-137 qui a une demi-vie de 30 ans, se trouvent dans la nature bien après les rejets. Cela pourrait expliquer pourquoi on ne détecte que de l’iode 131, car le Cesium 137 est masqué par les rejets de l’accident de Tchernobyl « , explique Bøhmer.
      Un missile de croisière à propulsion nucléaire équipé d’un petit réacteur serait très probablement doté d’un système de refroidissement en partie à ciel ouvert, où les isotopes s’envoleraient tout simplement à mesure que le missile s’éloignerait… etc.

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  5. Dans un article intitulé : «les nouveaux système nucléaire de Poutine» de
    Thomas Nilsen et dont l’un des spécialiste européen en physique nucléaire, (Nils Bøhmer, physicien nucléaire de la Fondation Bellona à Oslo), expliquait : « à l’observateur de Barents qu’un essai d’un missile de croisière à propulsion nucléaire aurait très probablement provoqué des rejets d’isotopes détectables. » et M. Bøhmer déclarait que : «S’il est vrai que la Russie a mis à l’essai son nouveau missile nucléaire, il est possible que des radiations radioactives aient été libérées», affirme-t-il, et souligne : «que les essais au sol des réacteurs d’un avion à propulsion nucléaire effectués par les États-Unis à la fin des années 1950 ont eu lieu. Ce projet a été annulé en raison des fortes émissions de radioactivité derrière les moteurs du site d’essai d’Idaho Falls»
    Suite à des Rejets radioactifs probables :
    Dans son discours annuel sur l’état de l’art, le président russe a présenté deux nouveaux systèmes de livraison d’ogives nucléaires.
    Plusieurs fois au cours des deux dernières années, de minuscules petites traces d’iode radioactif 131 ont été mesurées en Europe, notamment dans les pays scandinaves. Les organismes nationaux de radioprotection n’ont pas été en mesure de déterminer la source du rejet, spéculant sur tout, depuis les fuites dans une installation de production d’isotopes médicaux jusqu’aux fuites des réacteurs nucléaires en exploitation.
    En Norvège et en Finlande, des isotopes radioactifs ont été découverts dans des stations de surveillance en janvier et mars de l’année dernière, ainsi qu’en janvier et février de cette année. L’an dernier, le premier nuage de radioactivité a été détecté pour la première fois à la station de filtration d’air de Svanhovd, à la frontière norvégienne au nord de la Russie, mais s’est répandu sur la majeure partie de l’Europe vers le sud, en direction de la France et de l’Espagne, au cours des deux semaines suivantes.

    Les autorités soulignent que les niveaux étaient presque indétectables et qu’ils sont loin de présenter des risques sanitaires pour la population.

    Et comme vous pouviez vous en douter… les étasuniens remettent en cause l’existence même de ces nouvelles armes (et pas que) nucléaires russes !…

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    • « ….les étasuniens remettent en cause l’existence même de ces nouvelles armes (et pas que) nucléaires russes !… »
      Quoi de plus normal ?
      Les US sont dans leur role. Meme si au sein meme de l’état major US c’est le désarroi, faut bien montrer aux alliés que le Caid est toujours là!
      Je ne dis pas que Thomas Nilsen est un ignorant, néanmons, j’ai appris à me méfier comme de la peste de tout ce qui sort des médias d’Occident. Ils n’informent plus, mais desiforment sur tout.

      « La Russie dispose aussi d’un moteur à énergie nucléaire (c’est-à-dire d’une centrale nucléaire) qui a été miniaturisé au point de pouvoir équiper un missile de croisière à charge nucléaire. »
      Si d’aventure cette histoire est vraie, elle aura de trés lourdes conséquences sur la suite. Je suis à la trace cette actualité depuis des années,, et je surveille chaque article sur le sujet. De ce que je sais, c’est les chinois qui étaient les plus avancés dans ce qui était de la miniaturisation des centrales nucléaires. Les américains travaillent d’arrache pied aussi sur le sujet. Je ne sais pour quelle raison, la France n’est plus dans la course.
      Si les russes arrivent à produire des moteurs nucléaires, alors le futur avion Mig-41 qui devrait voler dans deux ans s’annonce mega-révolutionnaire.

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      • Je n’adhère absolument pas à l’article du monsieur (Thomas Nilsen), c’est de la propagande subtile, un nom, une fonction rassurante (le fameux spécialiste) et il peut balancer à peu près tout ce qu’il veut (sans éveillé de soupçons), d’autant plus que l’auteur à l’intelligence de ne pas prendre pour argent comptant ce que déclare le président Vladimir Poutine, mais, et simultanément laisse accroire que ce n’est pas faux puisqu’ils (lui et ses collègues européens) ne savent pas pourquoi on retrouve dans l’atmosphère des traces du mystérieux iode 131, ainsi que du Césium 137 ! et au passage il balance sur l’URSS et la catastrophe de Tchernobyl… Malin le loustic !

        Précisions du Président Vladimir Poutine :
        …L’utilisation des hypervitesses rend effectivement les armements vulnérables, a poursuivi le colonel : «Aucun système de défense antiaérienne ne fonctionne à partir de l’hypersonique. Il s’agit d’une qualité innovante.»…
        …«L’équipement des forces armées avec des armes modernes a été multiplié par 3,7. Plus de 300 nouveaux modèles de matériel militaire ont été mis en service dans l’armée tandis que 80 nouveaux missiles balistiques ont été livrés aux forces nucléaires stratégiques», a expliqué M. Poutine.
        De plus, le dirigeant russe a précisé que les systèmes de défense antimissile étaient très efficaces tout en restant bon marché.
        «En Russie, on a fabriqué des systèmes de défense anti-missile équipant tous nos missiles balistiques intercontinentaux. Ils sont constamment perfectionnés et restent à un prix raisonnable», a-t-il ajouté. …
        Le président russe a également révélé que «la Russie possède des armes hypersoniques», soulignant que : «La possession d’armes de ce genre donne sans aucun doute un avantage sérieux dans le domaine de la lutte armée. Sa force, sa puissance, comme le disent des experts militaires, peuvent être énormes, et les rendront bientôt invulnérables pour les systèmes actuels de défense antimissile et antiaérienne, car les anti-missiles n’arrivent simplement pas à les rattraper».

        En ce qui concerne le moteur nucléaire miniaturisé :
        Interrogé par Sputnik, un autre colonel en retraite et expert militaire, Viktor Litovkine, a estimé que la véritable nouvelle ne concernait pas le fait que les ogives des missiles stratégiques russes étaient capables de surmonter n’importe quel système anti-aérien :
        «La nouveauté consiste en un autre fait évoqué par Poutine : maintenant nous disposons de missiles de croisière dotés d’un moteur nucléaire miniaturisé qui permettent à ces missiles de survoler des distances illimitées.»
        et je pense que (vu tes connaissances dans le domaines militaires, notamment les courbes balistiques) tu dois bien saisir la précision qui suit :
        Selon M.Litovkine, le dirigeant russe a fait allusion de cette façon à ce que les «ogives des missiles Sarmat seront justement supersoniques, même hypersoniques à un moment donné lors de l’approche vers la cible». Ainsi, elles vont se déplacer non seulement suivant une courbe balistique, mais aussi en zigzags comme des missiles de croisière, changeant leur altitude suivant le cours et l’angle d’inclinaison, ainsi qu’en contournant le relief terrestre.
        «Aucun système de défense antiaérienne n’est capable d’intercepter un missile similaire qui vole à une vitesse hypersonique», a-t-il résumé.

        N’importe comment, tout le monde (y compris nous) avons été complètement surpris par cette intervention de Poutine… (même si certains – comme toi – subodoraient des choses…) Avec Poutine, on entre de plein pieds dans le XXIème siècle (je comprend qu’en face, juste après le laps de temps nécessaire à l’assimilation de ce qui a été dit par le chef du Kremlin… puis, en catimini, ils mettront la pédale douce…)
        J’ai quelques articles à me goinfrer (par exemple le texte d’Alexander Mercouris, et je verrai ce que j’ai pu glaner en ce qui concerne le moteur miniaturisé (à propulsion) nucléaire. CIAO

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        • (2) Nuclear powered cruise missile

          Here is what President Putin had to say about this system
          “Russia’s advanced arms are based on the cutting-edge, unique achievements of our scientists, designers and engineers. One of them is a small-scale heavy-duty nuclear energy unit that can be installed in a missile like our latest X-101 air-launched missile or the American Tomahawk missile – a similar type but with a range dozens of times longer, dozens, basically an unlimited range. It is a low-flying stealth missile carrying a nuclear warhead, with almost an unlimited range, unpredictable trajectory and ability to bypass interception boundaries. It is invincible against all existing and prospective missile defence and counter-air defence systems. I will repeat this several times today.
          In late 2017, Russia successfully launched its latest nuclear-powered missile at the Central training ground. During its flight, the nuclear-powered engine reached its design capacity and provided the necessary propulsion.

          Now that the missile launch and ground tests were successful, we can begin developing a completely new type of weapon, a strategic nuclear weapons system with a nuclear-powered missile…

          You can see how the missile bypasses interceptors. As the range is unlimited, the missile can manoeuvre for as long as necessary.”

          The key breakthrough is in miniaturising a nuclear reactor so that it can be fitted inside the engine of a cruise missile with dimensions similar to those of the US Tomahawk and the Russian Kh-101 cruise missiles.
          This is a revolutionary breakthrough which – as President Putin says – gives Russia’s subsonic cruise missiles effectively unlimited range.
          This incidentally negates any advantage the US might obtain by siting land based cruise missiles in Europe as it did in the 1980s.

          In the 1980s when the USSR had no effective counter since whilst US land based cruise missiles based in western Europe could reach the territory of the western USSR, Soviet land based cruise missiles based on Soviet territory or in eastern Europe could not reach the territory of the continental United States.

          With the imminent deployment of a Russian nuclear powered cruise missile with unlimited range – and therefore capable of reaching the continental United States from Russian territory – that advantage has now gone.

          As President Putin says a subsonic nuclear powered cruise missile is moreover essentially invulnerable to the anti ballistic missile system the US is currently deploying.

          However though small and stealthy cruise missiles are difficult targets, they are not immune to interception.

          The effectiveness of these missiles may therefore depend on how many of these missiles Russia can build ?

          If it can build large numbers of them then it is possible that US defences might become overwhelmed. However that depends on the cost of the nuclear motor.

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        • Flûte, zut, crotte ! J’ai encore oublié une info importante (?)
          Il y a dans l’extrait du texte d’Alexender Mercouris, des éléments qui je crois, n’auront pas été repris par d’autres médias/sites ?

          … difficile de peindre (des chevaux, à la manière du Grand Léonard, un projet qu’il n’a jamais pu réaliser, parce qu’il n’avait ni les moyens techniques (et financiers), ni les connaissances pour…) , et de déchiffrer une partition de Frank Zappa , le Boléro de Maurice Ravel… mais en Reggae ! et d’écrire sur les armements du futur…

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    • « Viktor Litovkine, a estimé que la véritable nouvelle ….
      ‘La nouveauté consiste en un autre fait …maintenant nous disposons de missiles de croisière dotés d’un moteur nucléaire miniaturisé‘..
       »
      J’ai retrouvé des elements d’informations qui font que ce qu’a dit Poutine est vraissemblablement vrais, et les US le savent. Alors ne me demande surtout pas comment j’ai retrouvé cette doc. C’était des documents que j’avais eu il y a plus de 30 ans, perdus, puis retrouvés du fait d’Internet au début des années 2000, puis re-perdu, puis retrouvé trés recemment au hasard de rencontres sur Facebook.
      Ici c’est le projet d’avion supersonique soviétique qui date de la fin des années 50 le M-63.

      C’était un projet de bombardier strategique avec moteurs nucléaires. Je sais qu’un prototype a volé, c’est sur. Mais avait été abandonné par le Politburo à l’époque. Les hauts responsables sovietiques, estimaient qu’il y avait trop de radiations.
      60 ans plus tard le projet a été miniaturisé et redeveloppé sur des missiles de croisières..

      Au final ce qu’a dit Poutine c’est vrai.
      Si je retrouve le groupe russe, je le posterai.

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      • « Poutine en viendrait à regretter l’URSS… »
        Cette petite phrase me trottait dans la tête, phrase qu’aurait prononcé le Président Vladimir Poutine, et qui prend (avec ce projet détonant dont tu as retrouvé miraculeusement la trace) tout son sel ! Ce fut un peu le cas du grand Léonard de Vinci avec son projet de cheval (cabré !… c-à-d, reposant sur ses membres inférieurs) haut de plus de sept mètres (pour le duc de Milan, Ludovic Sforza), et pensant plus de cent tonnes de bronze !… il ne faut pas être trop en avance sur son temps, il y a des impératifs incontournables… le moteur (à propulsion) nucléaire avait de graves fuites (il paraît qu’elles auraient eu des conséquences fâcheuses sur le personnel, selon l’auteur de l’article : «les nouveaux système nucléaire de Poutine»,
        Thomas Nilsen ?)

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        • « avec ce projet détonant dont tu as retrouvé miraculeusement la trace… le cas du grand Léonard de Vinci »
          Oui et non! C’est des vieux projets, developpés au cours des années 50-60, puis abandonnés par l’URSS, et les USA, parce qu’ils n’avaient pas la technologie pour le faire à l’époque.


          Comme par exemple la conception de ce moteur

          Une erreur s’est glissée dans le précédent post, ces projets soviétiques sont les M-60 et M-30, les américains avaient pour projet le Pluto, et 1590 si mes souvenirs sont bons. C’est des vieux trucs, simplement perfectionnés aujourd’hui.
          Par contre le nouveau laser russe, ça m’a l’air trés interressant aussi.

          Aimé par 1 personne

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