Analysis

La Ghouta orientale libérée vue du ciel (drones)

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90 réponses »

  1. @Sergio
    Vous venez accuser Debord de fausse citation, je vous ai répondu hier en se basant uniquement sur ma connaissance de Debord, puis aujourd’hui j’ai apporté la preuve formelle que vos allégations sont fausses et sans fondement ; devant votre silence je suis autorisé à croire que vous appartenez au parti du mensonge et de la falsification, et que vos intentions inavouables sont mesquines et méprisables. Tenez, puisque ce Debord vous obssède tant, je vais le citer :  » L’ignorance a toujours tort de donner son avis « . Misère, oubliez vos haines et contemplez la vérité, elle est si belle.

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    • P.S : que Mcosworth57200 ne m’accuse pas d’être Debord , il s’est suicidé en novembre 1994 à cause des souffrances inouïes que lui causait la maladie appelée polynévrite alccolique.

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    • Triple merdre. J’ai donné la citation de Debord de mémoire, et elle n’est pas exacte, voici la bonne :
      « L’ignorance a toujours tort de faire connaître son avis « . Je ne donne pas de référence pour faire enrager les sectateurs de google.

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  2. En critiquaznt le régime d’Assad, le Hamas a perdu ses sponsors syrien et iranien, ce qui peut expliquer que les 70 ans de la création d’Israël ait été commémoré en envoyant une foule près de la frontière et non une volée de roquettes par dessus.

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    • Vu qu’il y a eu transfert de pouvoir sur Gaza entre le Hamas et le Fatah, le Fatah ne souhaite certainement pas d’emmerdements plus que nécessaires et a du dire niet si par hasard quelques roquettes étaient prévues.

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  3. @la Cariatide
     » premièrement: comment faites vous pour juger qu’une traduction est faible et trahit la pensée de l’auteur?

    de deux, d’où vous vient la certitude/conviction que certaines traductions sont malhonnêtes et faisandées?  »

    On ne peut avoir une bonne réponse à des questions mal posées, donc cher la Cariatide ne prenez pas mal ce que je dis là, mais je vous promets mon avis demain car il se fait très tard et je dois ma côte-part de travail au Capital.

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    • e réponds maintenant à votre question et je ne suis pas dans ma meilleure humeur. N’importe quel quidam qui a un goût naturel, c’est à dire non perverti par l’industrie agro-alimentaire, les fast-foods et autres
      merveilles modernes, peut vous dire à la fin d’un repas si ce qu’il a mangé est bon ou non, il n’a besoin pour ce faire que de son sain instinct et aucunement d’un quelconque expert. Il en est de même dans le domaine de la nourriture spirituelle, comme dit ce néfaste Debord  » Ce sont ceux qui savent ce qui se passe dans le monde, qui goûtent ceux qui savent en parler « . Voilà la réponse à vos quesions. Je m’en serais tenu là dans une époque moins illogique, mais maintenant que le  » progrès  » technnoloqique va de pair avec un obscurantisme qui se croit éclairé, à l’instar de ces morts qui croient voter, ou de ces esclaves qui se croient libres.
      1) La traduction est un travail qualifié, qui demande, pour être bien fait, beaucoup de peine et de temps. Or maintenant, la loi du capital prévaut partout, même dans l’édition, il faut produire le maximum de marchandises dans un temps aussi bref que possible , afin que le coût soi minimal et le profil maximal. Ainsi le monde de l’édition a suivi lle même chemin que celui de la production industrielle : rapidité d’exécution, matière première aussi bon marché que possible donc de mauvaise qualité, concentration et monopole, innovation technologique…La marchandise moderne est quasi-programmée pour durer peu de temps. Donc, on écrit vite, traduit encore plus vite ce qui sera aussitôt remplacé par d’autres titres du même tonneau. Le public saturé de télévision et de culture de masse s’accommode très bien à cette situation et en redemande. L’absence de goût, de culture, du public et cette marche du commerce de la librairie comme on disait au 18 ème siècle ne sont nullement contradictoires ou opposées, ces deux tendances naissent l’une de l’autre.
      2) Ce ue je reproche aux traducteurs modernes en français, ce n’est pas d’ignorer la langue étrangère de l’oeuvre qu’ils veulent traduire, mais de mal maîtrise le français lui même. Cela n’est pas trop grave s’il s’agit des stupidités à la mode qui dureront deux semaines pour aussitôt être remplacées par d’autres, qui subiront le même sort dans un mouvement perpétuel vers le néant ( c’est la définition même que donne Marx du Capital : valeur en procès perpétuel pour s’agrandir). Moralité : s’en tenir aux traductions anciennes pour les classiques.
      3) Une autre tare des traducteurs est de vouloir rendre facile, accessible, moderne ou conforme au politiquement correct, des oeuvres difficiles ou seulement classiques. Dans tous ces cas, le résultat est désastreux et n’a qu’un lointain rapport avec l’original.
      4) Je finis par une citatin :
       » Pour cette traduction, (…), on a recherché la plus fidélité. La parenté des deux langues le permettait, au prix du déplacement de quelques mots ça et là, en adoptant un rythme équivalent, qui est l’alternance de sept est trois syllabes ; à supposer, bien sûr, que l’on sache les reconnaître correctement à la lecture. Du fait de l’influence de la Rennaissanceitalienne, plus précoce en Espagne, ce n’est pas la langue de Villon ou de Charles d’Orléans qui correspond, dans l’évolution du français, à celle de Manrique mais, plus près de nous, un modèle formel qui aurait pu prendre place entre les poètes de la Pléiade et Malherbe ».

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      • Petite illustration, pour nous amener à notre point de départ.
        1) Amiot en 1772 :
        « Quelques critiques que puissent être la situation et les circonstances où vous vous trouvez, ne désespérez de rien ; c’est dans les occasions où tout est est à craindre, qu’il ne faut rien craindre ; c’est lorsqu’on est environné de tous les dangers, qu’il n’en faut redouter aucun ; c’est lorsqu’on est sans aucune ressource, qu’il faut compter sur toutes ; c’est lorsqu’on est surpris, qu’il faut surprendre l’ennemi lui-même. »
        2) Amiot modernisé en 1948 (cf. Sun Tse, l’Art de la Guerre, poket, 1993, p.67, reprise de l’édition modernisée de la traduction d’Amiot publiée en 1948 par les éditions Berger-Levrault, personne n’y verra malice de ma part avec ce Berger et ces lèvres qui viennent là comme un cheveux sur la soupe) :
        « Quelques critique ue soit votre situation, ne désespérez jamais. Quand tout est est à craindre, il ne faut avoir peur de rien ; environné de dangers, n’en redoutez aucun ; dépourvu de ressources, tablez sur toutes et surpris par l’ennemi, pensez à le surprendre l’ennemi. »
        3) Sun Tse vaporisé. Je cite l’édition Champs-Flammarion p.179 :
         » Dans une situation désespérée, ils ne craignent rien ; lorsqu’il n’y a pas de retraite possible, ils sont inébranlables. Lorsqu’ils sont profondément enfoncés en territoire ennemi, ils sont liés les uns aux autres et, là où il n’y a pas d’autre solution, ils engageront avec l’ennemi le corps à corps « .

        Sans vouloir ironiser sur ce corps à corps (il faudrait dire le combat corps à corps), si la traductuon numéro 2 a quelque rapport avec la première, la troisième, mal écrite et sans profondeur stratégique est triviale et indigne de Sun Tse.

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        • Je crois que j’ai déjà écrit ici que notre espèce est mauvaise. Si on date généralement l’existence de la civilisation, c’est à dire de l’Etat, de 5000 ou 6000 ans B.P, on oublie que les guerres entre familles humaines datent de beaucoup plus longtemps, peut-être plus de 200 000 ans. Par ailleurs, notre maudite espèce mène une guerre implacable contre toutes les autres espèces vivantes depuis très longtemps, et est présentement responsable de la sixième extinction (lisez par exemple : Leakey Lewin, La sixième extinction, Champs Flammarion, Paris, 1997).

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        • Mon cher Bartleby,
          Je reprends provisoirement la plume à la lecture de votre drolatique recension des diverses traductions de « L’art de la guerre » de Sun Tzu.
          Je vais commencer par ajouter une pierre à votre édifice, avec celle de Jean Lévi chez Fayard, coll. Pluriel :

          « Des soldats qui n’ont d’autre alternative que la mort se battent avec la plus sauvage énergie. N’ayant plus rien à perdre, ils n’ont plus peur ; ils ne cèdent pas d’un pouce, puisqu’ils n’ont nulle part où aller. Aventurés en territoire hostile, ils serrent les rangs ; n’ayant d’autre alternative, ils se ruent au combat. »

          La répétition de l’expression « d’autre alternative » dans ce court paragraphe est à l’image du style lourd de l’ensemble. De l’utilité (non marchande) de nouvelles traductions ?
          Cela me fait penser à l’incroyable argument de la nouvelle traduction de l’Ulysse de James Joyce,
          chez Gallimard. Je ne résiste pas à la joie de vous la livrer ici (quatrième de couverture) :

          « Une première traduction de l’Ulysse de James Joyce, de la plume d’Auguste Morel, assisté à des degrés divers par Stuart Gilbert, Valery Larbaud et l’auteur, a vu le jour en 1929 à La Maison des Amis des Livres d’Adrienne Monnier. Elle a donc dépassé « l’âge antédiluvien maximum de 70 ans », que James Joyce prend soin de rappeler dans son livre après avoir dûment établi l’étroite correspondance entre la littérature et l’existence humaine… La présente traduction s’adresse, elle, aux générations d’aujourd’hui, pour lesquelles la lecture, l’écriture, et leur intrication, constitutive de la tradition littéraire, introduisent à un univers autre, textuel, marqué par la diversité et la polyphonie. Ce parti explique le choix fait des traducteurs : un tiers de ces pages a été traduit par des écrivains, un autre par un traducteur littéraire, un troisième par des universitaires. La coordination et l’harmonisation de l’ensemble ont été assurées par Jacques Aubert. »

          Il a dû échapper au crétin qui a écrit cela, que selon son argument, il faudrait ressusciter James Joyce lui même pour qu’il réécrive son œuvre pour les pauvres anglophones d’aujourd’hui !

          Mais la logique élémentaire est ce qui échappe le plus à cette époque…

          Si je puis me permettre un petit conseil amical, utilisez un éditeur de texte et le copier-coller pour vos long posts. Cela vous évitera les facéties et désagréments du méchant S.A. et vous permettra d’ouvrir correctement les « et de les fermer de la sorte » …

          Je dispose malheureusement de peu de temps pour poster, mais j’apprécie et soutiens moralement votre site Strategika. Bonne continuation !

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    • Je vous remercie, cher M.Cravan, de vos conseils relatifs à mes déboires avec ce S.A. La quatrième de couverture que vous citez est extraordinaire et on a de la peine à croire ses yeux, elle mérite certainement de figurer dans une anthologie future qui s’appellerait « Les Grandes Têtes Molles de la Modernité « . Ces ignorants diplômés ignorent qu’ils effectuent exactement le travail de Winston Smith dans 1984 de Georges Orwell :réécrire toutes les oeuvres du passé, ils participent donc à ll’entreprise de falsification de tout ce qui existe, de la nourriture au logement, en passant par l’histoire et la littérature.

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      • En revanche je vous invite, cher Cravan, à éviter ces expressions modernes :  » Bonne journée », « bonne fin de journée », « bonne fin de soirée », et pourquoi pas « bon début de fin de soirée » ! Cette  » bonne continuation  » (de quoi ?) n’est pas bonne du tout. Dites simplement bonjour, bonsoir, bonne nuit, bonne chance, …etc.

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      • Et puis, votre post me trotte encore à la tête. La traduction que vous citez est encore pire que celle de mon numéro 3; On connaissait la loi de la baisse tendentielle du taux de profil de Marx, ici nous sommes en présence de la loi de la hausse vertigineuse du taux de crétinerie des intellectuels modernes. Si nos enfants survivent à cette éclipse de l’histoire, je crois qu’ils riront à gorge déployée de nos misères, comment donc, ces crétins, comme vous les appelez, se mettent à traduire à dix-huit; eux qui ont de l’esprit comme zéro ? Et ils invoquent cette démocratie de consommateurs mal-nourris, mal-logés, mal-en-tout ? Cela évoque des gens incapables d’aimer et qui se mettent à plusieurs à pratiquer des orgies dégoutantes pour avoir leurs sensations fortes qui leur donnent la sensation d’exister jusqu’à la prochaine rechute. Misère.

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        • Et une dérnière citation pour la route, dédiée à ces traducteurs et intellectuels de merdre :
           » Je ferai tomber sur vous vos propres crimes, vos abominations paraîtront parmi vous  » (La Bible)

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    • Mon cher Bartleby, il y a une dizaine d’année, dans l’un de mes articles (l’un des rares qui n’est pas été soit censuré, soit transformé, ou tout simplement détruit…) j’écrivais ceci :

      « … Préalable : Lors de l’écriture des « Commentaires sur la société du spectacle », en exergue, Ernest-Guy Debord affiche une courte citation d’un grand stratège mondialement connu et dont tout le monde s’accorde pour dire qu’il était le meilleur, Sun Tse. Pourquoi Sun Tse en exergue ? etc. … » et lorsque je lis votre massage, datant de mars 2018… (comme le temps passe !)
      Bartleby
      27 MARS 2018 À 2044
      SUN-A Strategika 51 :
      « Quelques critiques que puissent être la situation et les circonstances où vous vous trouvez, ne désespérez de rien ; c’est dans les occasions où tout est est à craindre, qu’il ne faut rien craindre ; c’est lorsqu’on est environné de tous les dangers, qu’il n’en faut redouter aucun ; c’est lorsqu’on est sans aucune ressource, qu’il faut compter sur toutes ; c’est lorsqu’on est surpris, qu’il faut surprendre l’ennemi lui-même. »
      (Sun T’se, L’Art de la Guerre)
      Que vous attribuez à Sun tzu ou Sun tsu ou encore Sun Zi (ainsi que Sun Tse), ne l’est pas vraiment puisqu’il s’agit d’une citation « détournée » de Guy Debord him-self! Vous pouvez éplucher n’importe quelle traduction (chinois-anglais, chinois-français etc.) vous ne la trouverez pas… *Notre tache (du moins, l’une de nos très nombreuses taches) à la Sorbonne (au 1er étage, où se situait l’un de nos « QG »…, dans l’une des plus grande et la mieux située (stratégiquement) était de détourner les slogans du PCF, de la CGT, ainsi que de tous les autres partis politiques et syndicats… y compris les slogans publicitaires (les marchands de vent) et autres phrases « célèbres », etc. et ce n’était pas triste du tout ! Qu’est-ce qu’on a pu se foutre de leurs gueules avec leurs pauvres slogans et phrases minables !…
      * je préférais, et de beaucoup, l’occupation ( voir : les « Comités d’occupation ») des lieux symboliques et autres lupanars du pouvoir ou de la soi-disant intelligentsia française.

      Ps : j’encensais à la fois Guy Debord, bien sûr, mais aussi Sun tze (« l’homme aux pieds coupés », comme j’aimais le surnommer)
      re-Ps: désolé pour le « hors sujet »

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      • si tu as fait mai 68 (possible à te lire), est-ce que tu as assisté à l’AG où une comédienne de la comédie française a lancé un combien?
        en réponse: silence..
        poursuivant: ‘vous ne savez pas ce que cela veut dire combien?
        combien sont prêts à mourir dans un affrontement avec les flics?’
        silence dans l’AG des gauchistes les plus révolutionnaires de la Galaxie!

        jean pierre garnier raconte l’histoire dans un numéro de fakir, les grandes gueules de gauche. 2013, 2014 ou 2015?
        bien entendu je crois son histoire, bien révélatrice de l’imposture que sont une bonne partie des gauchistes post 1945!

        Rosa Luxembourg a pris les armes en novembre 1918, elle a été assassinée et jetée dans un canal de Berlin, le Landwehrkanal par les mercenaires de la bourgeoisie..

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        • Tiens cela me rappelle le jour ou je suis monté au dessus d’une table le poing au vent et le verbe haut face à une assistance médusée avant de l’exhorter à l’assaut…en m’élancant tête la première je croyais avoir senti la foule me suivre. A deux mètres des premiers boucliers d’en face, je tourne promptement la tête pour me rendre compte que j’étais pratiquement seul…Un autre gars plongea sur le mur transparent hérissé de matraques de la légion. Constatant le vide sidéral après le grouillement d’une foule de milliers de personnes, les carrés devant nous s’ebranlèrent, furent secoués par un spasme subit et la contre-offensive fut une sorte de rouleau compresseur…
          C’était une expérience intéressante : je découvris les grandes gueules et la lâcheté.

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        • Merci de parler de Rosa Luxembourg. C’est une figure rare et atypique du movement communiste intternnationnal des année 20. Elle aimait beaucoup les oiseaux.

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          • oh, un jour, lorsque la Révolution sera, et il n’y a toujours pas eu de véritable Révolution, il n’y en aura qu’une seule en réalité, Rosa Luxembourg, les Communards de 1871, Robespierre et les Sans-Culottes, les anarchistes de Kronstadt, les Espingouins, et tous les autres révolutionnaires, le Chiapas Mexicain.. ils auront le droit d’avoir des rues à leur nom en leur mémoire.

            hm, pas certain que guy debord apprécierait qu’existe encore ces reliquats du spectacle marchande que sont les manies de nommer des rues mais au diable guy debord! 🙂

            peu de chance qu’on la voit la Révolution de notre temps, avec l’Internet on peut / pouvait espérer.. 😦

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      • Mon cher Sergio,
        je suis heureux de lire un tel commentaire qui nous change de l’air vicié que nous respirons dans cette vallée de larmes, et dont nous sommes obligés pourtant de parler ; je veux dire par là que chaque fois que j’écris un commentaire sur la Syrie, je ne peux m’empêcher de penser à toutes les horreurs sans nom qui y ont été acommises et cela fait à chaque fois très mal ; d’ailleurs je ne commente que depuis peu, et ce sur ce seul site, parce que, pour un lecteur averti, voir la vérité de ses propres yeux puis lire et commenter des mensonges à son propos est par trop insupportable. Mais revenons à nos moutons, où on ne va parler que de choses  » académiques « . La citation provient effectivement des COMMENTAIRES sur la société du spectacle de Guy Debord (p.9 de l’édition originale, Gérard Lebovici, Paris, p.1593 de l’édition Quarto Gallimard intitulée Oeuvres, Paris, 2006). Debord est très rigoriste sur les citations, soit il cite un auteur, et dans ce cas la citation est fidèle, soit il détourne un auteur et il ne cite ni ce dernier ni rien. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit clairement d’une citation comme indiqué par l’auteur lui-même et donc ce n’est pas un détournement au sens situationniste. J’avais paresseusement essayé de retrouver cette citation dans la seule édition que je possède (Champs Flammarion) sans succès. Mais bon, de là à dire que Debord a « détourné » ou inventé cette citation, c’est un pas que je ne franchirais pas, d’abord à cause de ce que j’ai expliqué ci-dessus, ensuite parcequ’il se trouve que cela est en contradiction flagrante d’avec le caractère de Debord, qui hait viscéralement la falsification et le monsenge, troisièment il m’est arrivé de chercher vainement les termes exacts qu’il cite d’une traduction et de ne pas les retrouver dans celle que j’avais, par exemple à propos de Cervantes ou de la Bible (ce qui fait que je possède plusieurs traductions de ces livres), et enfin parce qu’il se trouve que la seconde femme de Debord est chinoise, et que peut-être elle en sait davantage.

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        • (Hors suet, prière au lecteur presse d’ignorer ce post)
          Puisque j’ai parlé de traductions, je vais donner trois petits exemples puis s’en va.
          1) La Bible. Fuir comme la peste les traductions dites TOB (Traduction eucuménique de la Bible) qui atténuent tout ce qu’il y a de violent…etc de l’Ancien testament. La traduction du janséniste LEMAÏTRE DE SACY est très belle sur le plan littéraire, celle de l’abbé Glaire, faite d’après la vulgate, est fidèle. votre serviteur a honte d’avouer d’appeler ces traductions TOB, des traductions ZOB.
          2) La phénoménologie de l’esprit de Hegel. La traduction classique de Jean Hyppolyte est excellente (Aubier-Montaigne, Paris, 1941). La traduction récente parue chez Gallimard en 1998 et effectuée par Jean-Pierre Lefevbre ne vaut strictement rien.
          3) Don Quichotte de Cervantès. Idem en remplaçant respectivement Jean Hippolyte et César Oudin par Pierre Lefevbre et X, Y, sous la direction de Z. Le problème avec ces X, Y et Z est qu’ils ne savent ni parler ni écrire leur propre langue maternelle.

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        • @ Strategika 51
          Par les temps qui courent , je ne trouve rien de mieux à faire (c’est à dire lire) et je me conforme – avec un petit rictus moqueur et incrédule – à ce poème de François Villon :
           » Bien sçay, se j’eusse estudïé
          Ou temps de ma jeunesse folle
          Et a bonnes meurs dedïé,
          J’eusse maison et couche molle …
          Mais quoy ! je fuyoie l’escolle
          Comme fait le mauvaiz enffant.
          En escripvant ceste parolle,
          A peu que le cueur ne me fent.  »
          Quant aux modernes, épris de lave-vaisselle, de smartphone et autres trivialités, je dédie cette citation :
          « A la facilité avec laquelle l’esprit se satisfait peut se mesurer l’étendue de sa perte » (Hegel, phénoménologie de l’esprit, traduction de Jean Hyppolite, Aubier, Paris, p.17).
          Si un post m’en donne l’occasion, je reviendrais en détail sur le détournement et la traduction, mais que le lecteur ne s’imagine pas que je m’occupe de ces soit-disant sciences humaines, non et non, Bartleby s’occupe de choses éternelles, c’est à dire de mathématiques.
          Salutations.

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        • En fait la vérité est encore plus simple. Debord cite la traduction du père Amiot datant de 1772 et qui n’a été rééditée (recemment, je veux dire) qu’en 1996 aux éditions Mille et une Nuits, elle se trouve à la page 121, alors que les Commentaires datent de 1988. Donc Debord ne mélange pas l’art du détournement et celui de la citation comme je l’affirmais ci-dessus. C.Q.F.D.

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  4. @La Cariatide

    « si Guerre de Libération de la Palestine il y a un jour, quelles tactiques pourraient sauver l’entité sioniste? mmh.. »

    A ce stade on ne peut parler de tactique mais de stratégie. Israël est tranquille sur son front sud, ce qui n’aurait pas forcément été le cas si Morsi était toujours président et sous l’influence des frères musulmans. Si le Hamas bouge et tente de sortir des limites de Gaza, il se fera vaporiser. La Jordanie n’a pas les moyens d’envisager une offensive d’ampleur. Ne reste que le front nord (Liban-Golan). Sauf intervention irano-Hezbollah, le Golan devrait être tranquille et l’observatoire du mont Hermon est fort bien placé pour remarquer tout mouvement significatif de troupes. Reste la frontière libanaise. Une opération surprise pourrait être tentée du côté des fermes de Chebaa mais cela mettrait tout de suite la puce à l’oreille de Tsahal. Si une offensive plus importante est envisagée, laz concentration de troupes nécessaires serait vraisemblablement repérée par l’observatoire du mont Hermon.

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    • Juste deux petites remarques :
      1)  » Israël est tranquille sur son front sud, ce qui n’aurait pas forcément été le cas si Morsi était toujours président et sous l’influence des frères musulmans.  » C’est exactement le contraire. Le Hamas (du moins sa branche politique) qui fait partie des frères musulmants – qui sont étrangers à l’Islam et sont une émanation directe des services spéciaux britanniques – ont d’abord soutenu, y compris militairement, les takfiristes en Syrie ; ils semblent avoir tourné casaque sous l’influence de l’Iran, du Hezbollah, de la protestation de sa branche militaire et aussi, naturellement, grâce aux actions de ses ennemis et de la défaite des salapistes en Syrie. Quant à ce pauvre Morsi, tout le monde se souvient de sa lettre à Netanyahou commençant par :  » Mon cher ami « . Ce qui protège Israel ici, ce sont ces maudits accords (17 septembre 1978) de camp David entre Israël et l’Égypte.
      2) « mont Hermon « . Il s’agit là d’une maspérisation : c’est une montagne de près de 3000 m (2 814 mètres d’altitude), sis dans l’Anti-Liban à la frontière entre le Liban et la Syrie, et dont la partie est a été conquise par Israel en 1967, son nom a toujours été et reste Jabal Al-Cheikh (Montagne du Cheikh) sauf pour qui vous savez. En revanche, vous invoquez l’observatoire implanté comme un colon dan ce mont comme d’une sorte de deus ex machina ; voyons, un observatoire peut-être lui`m^eme observé, et au besoin, détruit.
      3)  » Si le Hamas bouge et tente de sortir des limites de Gaza, il se fera vaporiser « . On a vu ce que cela a donné en 2014 ; quant au verbe vaporiser, son emploi me semble ici quelque peu archaïque, tSAHAL ayant plutôt tendance à phosphoriser les civils désarmés.

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      • Depuis l’opération bordure protectrice et la destruction des tunnels offensifs du Hamas, il ne semble pas que de nouveaux tunnels non encore découverts aient été percés. De même, la contrebande avec l’Égypte semble arrêtée. Sauf erreur de ma part on n’entend plus parler d’envois de roquettes en nombre. Soit le stock précédent est terminé soit il est en train d’être reconstitué, lentement. S’il y a offensive du Hezbollah au Nord et que le Hamas veuille aider au sud en sortant des frontières de Gaza, c’est à cette occasion qu’il aurait des problèmes définitifs. Je n’ai pas retrouvé tracé mais il me semble bien avoir vu que des soldats israéliens, bien que légèrement blessés, avaient saigné à mort, des projectiles du Hamas ayant préalablement été trempés dans de la mort aux rats, chose rapidement identifiée par les israéliens et qui n’a pas été de nature à les rendre plus aimables.

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