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Reports: N Korean Plane Lands in China Amid Speculations of Kim’s Possible Visit

Reports: N Korean Plane Lands in China Amid Speculations of Kim’s Possible Visit

https://sputniknews.com/asia/201805081064241942-korea-plane-china-kim/

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13 réponses »

  1. Au début, on lit « j’ai longtemps pratiqué les arts martiaux comme le taoïsme », où je découvre que le taoïsme est un sport (Comme le « chan », le zen des chinois) 😉 alors là, je ris avec ma bouche et saute le déluge verbeux qui suit pour ne rien dire de sérieux.

    Sérieux maintenant : le rapprochement de M. Xi et Kim à Dalian — que rêver de mieux ?

    Iran-Corée-du-Nord-Chine-Syrie-Russie nécessaire contrepoids à l’hégémonie Trump/Sanctions/Israël

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    • Et au suivant !…
      Non pas de votre mépris, assez stérile au demeurant (comme vous sans doute ?), mais un TRAVAIL, un MÉTIER (comme la pratique du Do (ou le buDo, quelques dizaines d’années au compteur quand même…, et le soutien inconditionnel de mon cher Senseï), ou de la pratique musique (indispensable si vous voulez comprendre un tant soit peu « le taoïsme réel », ou « le taoïsme communautaire »…, et toujours ces quelques dizaines d’années indispensables pour essayez de comprendre…), du dessin (idem), de la gravure – là c’est beaucoup plus compliqué ! –), et tout ça, à l’Ecole des beaux arts de Paris), de la vaisselle, de l’épluchure des légumes, de peigner la girafe ou de se moquer du monde, comme vous le faites si bien,… etc., etc., etc., « les maîtres Taoïste sont largement des anarchistes! » disait le docteur Max Kaltenmark. Vous, je sais trop bien ce que vous n’êtes pas!…) et pourquoi ne rirait-on pas de tout ça? Les imbéciles ne rient-ils pas de tout et de rien?… alors rions un peu avec vous…, m’sieur ou m’dame?

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  2. Strategika51
    Lu ou entendu toutes sortes de textes taoïstes… :

    J’ai écrit spécialement cette rubrique pour Strategika51, parce qu’il avait évoqué un « Taoïsme « revisité » », remarque assez juste, d’ailleurs…, sauf si celle-ci était pour moquer le taoïsme ?, taoïsme que je suis à peu près seul à évoquer sur ce site :

    D’abord en aparté ; j’ai longtemps pratiqué les arts martiaux comme le taoïsme, ou comme la musique, ou encore, le dessin, la peinture et la gravure, etc., en tant que poète anarchiste… Et si on se réfère aux textes du docteur Max Kaltenmark, – dont je publie de larges extraits dans cet article –, qui évoque avec fidélité les textes sacrés du Taoïsme, en y apportant les précisions suivantes (et primordiales à la compréhension du Taoïsme) : « le taoïsme c’est plus de la poésie qu’une philosophie…, de la poésie une philosophie, certes, mais une poésie très raffinée… », et il précise, là aussi très clairement, «… que les chefs taoïstes, sont largement des anarchistes, (est-ce pour des raisons « matérialistes » ?, mais là aussi c’est tout à fait vérifiable historiquement !), il n’ont aucun contact avec la cour impériale, (et autres centres de pouvoir), ni avec leurs administrations, et ils ont d’ailleurs toujours créé leur propres circuits, vivant à l’écart, parfois isolés, et souvent dans l’anonymat de la ville parmi la foule des assujetties. De plus, aujourd’hui, la structure c’est considérablement hiérarchisée, chacun à sa place, un chef taoïste, pour une armée d’acolytes, et qui resterons des acolytes toute leur vie ! Kristopher Schipper déclare : « … Dés le début, il m’a déjà été dit, que je ne recevrai pas un enseignement, mais qu’on m’apprendrait comment faire. … », ainsi que : « … Le taoïsme c’est un enseignement sans parole, on apprend des techniques, on apprend pas une doctrine, on apprend pas des catéchismes, on ne pose pas de question, on apprend comment faire en entrant par la musique… »

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    • Strategika51
      *La médecine chinoise (le Qi et les 5 éléments) prend une ampleur insoupçonnée chez les occidentaux (cette médecine est souvent confondue avec acupuncture, seule, qui n’est qu’un des aspect du taoïsme, (comme le non-agir, etc.) et souvent perçue comme une médecine exotique en comparaison de la médecine occidentale).

      Mise en garde spéciale, suivi d’un errata :

      Errata : dans l’autre post intitulé, « Dire tout, sans contrainte… », il fallait lire : « … (moi je n’ai connu que François, l’éditeur. Connu, connu, c’est beaucoup dire, puisque nous étions seulement « voisins de librairie»,… »
      et non : « … (moi j’ai connu qu’Henri, l’éditeur. Connu, connu, c’est beaucoup, puisque nous étions seulement « voisins de librairie»,… »

      Mise en garde spéciale : deux articles se chevauchant, il y a risque de méprise, et donc : Henri, le sinologue, est le père de François, l’éditeur… et son oncle Gaston, l’égyptologue, est le père de Georges, l’autre sinologue de la Famille Maspero !
      il fallait lire aussi : «…ce que tu n’as pas compris,…» et non : « … ce que tu n’as compris, … », extrait de l’une des phrases s’adressant « aux guignolos de service » :

      J’ai lu quelque part sur ce site qu’il y aurait deux TAO, (bien plus, si j’en crois les déclarations des deux savants sinologues, cités dans mon article), l’un que personne ne connaissait vraiment, malgré de savantes études sur le sujet (je dirai plus loin, ce qu’il en était) et le second, le « revisité » ? En fait les taoïsmes « revisités » sont beaucoup plus nombreux!, et vous verrez que ce sont les études savantes qui freinèrent la compréhension du Taoïsme « réel », et que grâce à l’étude « du taoïsme de terrain », ce dernier finit par faire définitivement la lumière sur, à la fois « le taoïsme académique » et « les taoïsmes revisités »!

      Le premier, le taoïsme de « terrain » – le non revisité – est tellement ignoré du grand public, qu’il passe pour être une sorte de « secte », ou alors, il est tellement déformé, qu’il en perd touts liens avec « la pensée chinoise ».

      Déjà, Henri Maspero – le père de l’éditeur –, en son temps (au milieu des années 1930) déclarait : «… Des trois religions qui se sont disputées la direction de l’esprit chinois au cours des dix premiers siècles de l’ère chrétienne, Confucianisme, Bouddhisme, Taoïsme, cette dernière est la plus mal connue. Éblouis par le génie des grands philosophes taoïstes de l’antiquité, Lao-tseu et Tchouang-tseu, Chinois et Européens n’ont voulu voir dans la religion des époques suivantes qu’un descendant corrompu et dégénéré de la doctrine des maîtres anciens.
      Elle est cependant bien autre chose : elle fut, aux siècles où la religion antique achevait de mourir, juste avant et après le début de notre ère, la solution spécifiquement chinoise des grands problèmes de morale et de métaphysique religieuses qui, par tous pays, ont agité l’esprit des hommes quand les vieilles religions sociales primitives eurent cessé
      de leur suffire, et qu’ils sentirent le besoin de religions personnelles. … »

      Cette « vision » du Taoïsme, correspondait parfaitement à l’époque d’Henri Maspero – le père de l’éditeur –, qui fut un sinologue de notoriété mondiale, reconnu et apprécié du monde scientifique. Mais on verra plus loin, pourquoi il n’en était rien, et que, malgré ses doctes déclarations, il ne restera plus grand chose du taoïsme académique! (on verra aussi pourquoi la « culture » livresque confirmait ses propres limites… alors que l’étude et les recherches scientifiques de « terrain », associée à la pratique du TAO, devinrent quasi irremplaçables.

      Quittons les Maspero, et abordons le Taoïsme « réel » (celui qu’on ne peut « exporter »…, et vous verrez pourquoi) en se laissant guider par deux pointures, dont voici un bref aperçu de leurs connaissances sur le vaste « univers » du taoïsme « réel » :

      Le premier donc : Kristopher Schipper, nom chinois Shi Zhouren , est un sinologue néerlandais. Né en Suède, il a grandi près d’Edam aux Pays-Bas. Il est professeur émérite d’orientalisme à l’
      université de Leyde, où il a été nommé en 1993. Il travaille aussi à la Sorbonne (département des études religieuses) à Paris et a dirigé l’École pratique des hautes études chinoises au Collège de France. Il a été aussi l’un des rares occidentaux à donner des cours sur la pensée chinoise en chinois, les autres savants qui pratiquent cet exercice, sont en général d’origine Chinoise. Il enseigne à l’université de Fuzhou et au Collège de Zhangzhou. À sa retraite, son épouse, le Dr Yuan Bingling, et lui se sont fixés à Fuzhou (Fujian) en Chine.

      Et le second :

      Il s’agit de sa nécrologie, écrit, pour la circonstance par son vieil ami, Kristopher Schipper:
      Né le 11 novembre 1910 à Vienne (Autriche), Max Kaltenmark, il fut l’un des fondateurs des études taoïstes tant en France que dans le monde anglo-saxon et jusqu’en Extrême-Orient.
      Venu en France dès son jeune âge, il fut élève au Lycée Charlemagne à Paris, puis s’inscrivit à la Faculté de Médecine et à la Faculté de Droit avant de trouver sa véritable vocation les études orientales. Diplômé de chinois et de japonais de l’Ecole des Langues orientales, il poursuivit ses études à l’EPHE. La sinologie française était dominée par Paul Pelliot (1878-1945), Henri Maspero (1883-1945), et Marcel Granet (1884-1940) tous étudiants d4edouard Chavannes (1865-1918), le fondateur des études chinoises en Europe. Collègue et ami de Durkheim, Chavannes fait les premières recherches de terrain en Chine, ainsi que les premières études sur le culte et les rituels taoïstes, suivi dans cette voie par Henri Maspero et Marcel Granet. Ce dernier, ami intime de Marcel Mauss, exerça à l’époque une grande influence dans le domaine de la sociologie religieuse. Par l’étude des mythes et des rituels dans les textes classiques, Marcel Granet cherchait à retrouver les fondements de la civilisation et de la pensée de la Chine ancienne. Lorsque le jeune Kaltenmark devint son élève, il lui demanda de lire tout d’abord la totalité de la littérature pré-Impériale ! Par la suite Kaltenmark pris une part active dans les recherches de son maître. Durant les dernières années de son enseignement dans notre Section, Granet avait fait appel de plus en plus aux sources taoïstes de l’époque d’époque plus tardives et peu étudiées. Kaltenmark quand à lui se tourna vers l’histoire des religions du début de l’époque impériale, et surtout de la dynastie des Han 202 avant JC à 220 après JC) A la mort inattendue de Granet en 1940, Kaltenmark continua l’édition de l’œuvre restée inachevée de son maître intitulée « Le roi boit », travail difficile qu’il continua pendant les années de guerre, mais qui devait rester non publiée.
      Ensuite il fut nommé en 1946 à la tête du Centre Franco-chinois d’Etudes chinoises de Pékin. Durant cette période, Kaltenmark publia lui-même une traduction annotée d’un important recueil de bibliographies de saints taoïstes de l’époque Han, ainsi que des études sur les apocryphes confucianistes et sur des cultes locaux. Puis sa fut la période de rattachement en tant que chercheur au CNRS, Max Kaltenmark fut élu Directeur d’études à la Section dans la chaire « Religion de la Chine », et au lieu de continuer les recherches sociologiques de son maître Marcel Granet, il se tourna vers l’exploration du taoïsme dans son ensemble. Ayant pu acquérir à Pékin un exemplaire de la réédition intégrale du Canon taoïste de 1447, Kaltenmark entama une longue recherche sur le livre de la Grande Paix (Taiping jing) de l’époque Han, préservé de cette collection.
      Lorsque, dans les années soixante, il fut question de lui pour une chaire au Collège de France, il refusa avec véhémence de se porter candidat. Il nous a quitté comme il avait vécu, en taoïste retiré du monde.

      Dés le début, il m’a déjà été dit, que je ne recevrai pas un enseignement, mais qu’on m’apprendrait comment faire…

      Il arriva en Chine et se rendit à l’évidence, des taoïstes il n’y en avait nul part, et à Taipei…
      C’est surtout lui, Kristopher Schipper, qui testa la pratique du taoïsme « réel », se rendant seul, durant huit années consécutives, dans le seul endroit au monde où subsistait encore les membres actifs de la « communauté taoïste », dans des villages de paysans, situés en moyenne montagne sur l’île de Taiwan, dans le sud de la Chine…
      Et en n effet la réalité était bien différente de ce qu’il avait pu penser, lorsqu’il avait fait ses études, avec Mark Kaltenmark, à Paris pendant de très nombreuses années, et il a été pendant bien des années son seul élève ! Ensemble, ils avaient parcouru cet immense trésor qu’est la littérature taoïste, si mal connue, même des spécialistes… les sinologues, et puis un jour ayant fait sa thèse, en temps que membre français de l’Ecole d’Extrême orient, il est allé à Taiwan, pour une période illimitée. Et alors c’était la réalité…, des taoïstes, il y en avait nul part !, et il constata que bien sûr, il y avait des gens qui avaient lu les mêmes livres que lui, et qui parlaient en amateurs, et puis, qu’il y avait aussi toutes sortes d’individus un peu farfelus, qui présentaient des recettes de longue vie, d’hygiène taoïste, mais ce n’était pas la réalité, ce n’était pas la vraie pratique taoïste, telle qu’elle aurait due ou pue exister à un certain moment en Chine. Il croyait même, que ça n’existait plus, et que cela appartenait à une Chine à jamais révolue. Il ne pensait certainement pas que dans ce recoin limitrophe de la Chine, qu’est Taiwan, il y aurait encore quelque chose, une tradition visitable. Personne n’est venu à sa rencontre, au contraire, c’était par un accident, que non content de son entourage trop académique, très américanisé d’ailleurs, et qu’il connaissait à l’Académie des sciences à Taipei, qu’il s’est rendu dans des communautés paysannes, dans le sud de l’île, et qu’il a pu participer à leur fête. Hors, il se trouvait qu’une très grande fête, une fête qui a lieu tous les cinq ans, et à laquelle participe toute une région, près de quarante villages de paysans, et paysannes, qui se réunissent à cet occasion, avec leurs milices populaires, leurs théâtres, leurs processions. A cette grande fête avait lieu une retraite, une retraite dans le temple communal, dans le temple régional, avec les chefs de la communauté, des vieux paysan(e)s, les chefs de lignée, qui s’enfermaient pendant une semaine, avec ce qu’on appelait les taoches, les maîtres taoïstes, ces maîtres taoïstes étaient comme eux, ils n’appartenaient à aucune organisation ecclésiastiques, c’étaient des gens du peuple, des paysans, des boutiquiers, mais qui dans leur famille avaient conservé une tradition liturgique, dont ils pensaient être les seuls détenteurs. Après de longs pourparlers, des offrandes, des dons, des purifications, qui duraient plus d’un mois, il a pu aussi, entrer dans le temple, pendant cette périodes sacrée, où ils allaient renouveler, la vie, la flamme, la chance, le bonheur de toute cette région. La retraite a duré une semaine, jour et nuit inlassablement, ils faisaient des rituels, des danses, personne ne les voyaient. Parfois les chefs de la communauté étaient présent, parfois aussi, ils étaient absents, ils faisaient tout le spectacle pour personne, les maîtres taoïstes habillés de robes brodées, à la façon des anciens fonctionnaires de la cour de l’époque des Ming. Ils faisaient ça entre eux ! Et puis à chaque étape, ils avaient un texte, un livre, ils sortaient ça d’une grande caisse, qu’ils avaient apporté avec tous les autres parements, les oriflammes, les drapeaux, les instruments de musique, les lampes et tout ce qui faisait leur autel, leur espace sacré. Pour chaque rituel, jamais les mêmes, il y avait des manuscrits qu’ils avaient apporté, ils ouvraient ce livres, ils lisaient, ils chantaient, et ils faisaient ce qui est écrit là, puis ils les refermaient, l’enveloppaient de soie jaune, puis ça disparaissait à nouveau dans les caisses. Et puis un jour il c’était, lui qui était septique, et il pensait que si c’était là le taoïsme, il était quand même très différent de celui qu’il s’imaginait, et puis il se disait aussi, en tant qu’universitaire français, que ça devait être bien dégénéré, bien loin justement de l’idée qu’il avait du taoïsme pur, du taoïsme mystique, que c’était en somme, peut-être un dernier témoignage, bien dégénéré…
      Il c’était posé beaucoup de questions à propos de cette vaste littérature liturgique, qu’il avait connu par les livres, à paris, mais dont les, la clé semblait à jamais perdu ! Qu’est-ce que veut dire « marcher dans le vide » ?… etc., etc., etc.

      Le taoïsme c’est un enseignement sans parole, on apprend des techniques, on apprend pas une doctrine, on apprend pas des catéchismes, on ne pose pas de question, on apprend comment faire en entrant par la musique…

      Le Taoïsme est tellement mal défini que même les meilleurs spécialistes s’y perdent…

      Puis, vint enfin le temps du Taoïsme « réel », celui dit de « terrain » !…

      Après le temps des théories plus savantes les unes que les autres, – celles que l’on qualifie volontiers d’académiques – faites la plupart du temps par des thésards ou des docteurs en religions chinoises… dans les livres ou manuscrits anciens, voici enfin venu le temps de l’incontournable « réel » !

      D’abord, une énumération succincte de quelques barrières « infranchissables »:
      Première barrière infranchissable : pour les « farfelus occidentaux », 1) celles et ceux qui savent tout sur tout, y compris, 2) les soi-disant érudits américanistes-anglo-saxons, ainsi que 3) la bande de farfelus, qui s’appropria par pur mercantilisme du mot TAO, sans doute pour pigeonner les gogos du monde entier, et pour refourguer un « élixir de longue vie » de leur fabrication… La langue, car la langue parlée dans cette partie du sud de la Chine n’est pas le mandarin de Pékin, mais l’une des langues locales du sud de la Chine… Une langue savante, que l’on ne trouve nul part ailleurs !

      seconde barrière : (toujours aussi infranchissable pour les occidentaux), il faut être « adopté » par une « famille » pour pratiquer le «Taoïsme communautaire».
      Sauf pour Kristopher Schipper, qui écrit à ce sujet : « … Ils (les maîtres taoïstes) étaient très heureux au fond, d’avoir un acolyte de plus (en la personne de Kristopher Schipper), quelqu’un qui pourrait prendre place dans l’orchestre, et c’est ainsi qu’il a commencé son apprentissage…
      Il était docteur, membre d’une académie, hors il a fallu qu’il se déchausse, on ne porte pas de chaussures, et il ne pouvait même pas se laver pendant ces longues périodes de retraite. Il marchait pieds nus, donc, dans les processions, durant les services, les grands services et les services plus réduits, qui sont les services funéraires, les exorcismes… Il était là avec son petit instrument de musique, on lui avait confié une petite cymbale, et on lui avait dit voilà, vous suivez le conteur principal, celui qui était assis à côté du maître, et qui psalmodie tout le service. Quand il donnera un coup sur le tambour de bois, vous, vous donnez deux coups. Pendant six mois, il a fait ça. Inutile de dire que ses collègues académiciens, étaient scandalisés, parce que cette tradition populaire, cette tradition taoïste, qui se trouve aux antipodes de « la tradition officielle de la Chine », n’était pas très considérée, et on pourrait dire, plutôt méprisée. Mais c’était grâce à cet apprentissage, que d’une part, il pouvait suivre et pouvait être très présent… Il pouvait, petit à petit, comprendre, car on lui passait un par un, les précieux manuscrits, qui venaient s’ajouter à la documentation de « l’école Pratique des Hautes Etudes Chinoises » du Collège de France. Documents qui leur explique, et qui leur donne la clé, pour ainsi dire, du comment et aussi du pourquoi, du « taoïsme communautaire », qui existait en Chine depuis plusieurs millénaires. Et, petit à petit, il fut initié, mais sans jamais poser de questions. Dés le début, il lui a déjà été dit qu’il ne recevrait pas un enseignement, mais qu’on lui apprendrait comment faire. Il a pour ainsi dire suivi l’apprentissage qu’ils réservent à leurs propres fils, et lui était un devenu l’un d’eux, le fils d’un vieux maître qu’il avait rencontré là bas…»

      Troisième barrière : il vous faudra assimiler l’un des éléments essentiels du Taoïsme : « … L’entité suprême, c’est le corps humain (corps social, physique et cosmique), car celui-ci, selon la pensée taoïste est le « petit univers » (le ciel et la terre), et ce « petit univers » est un univers parfait en comparaison de l’autre univers…, et c’est ce dernier qui doit s’adapter au « petit univers »et non le contraire ! …»

      Et ce n’est pas fini !, l’apprentissage de la pratique des rites Taoïste dure au moins vingt ans, et c’est pour cette raison, que ce « métier » se perd, il y a de moins en moins de gens qui veulent apprendre ça, c’est trop compliqué, beaucoup trop long, rien que la musique qui joue un rôle prépondérant… Elle est composée de centaines de mélodie différentes, et avec des systèmes de rythmes, d’accompagnements, qui continuent à poser des problèmes, même pour les spécialistes de l’ethnomusicologie. Kristopher Schipper précise même, « … il y a ont du mal à trouver des volontaires pour ce travail… ». Il emploi bien les mots : METIER et TRAVAIL !

      PS : si on me demandait de choisir entre l’ »oeuvre » d’André Breton, pape autoproclamé du « surréalisme », et LF Céline, je n’hésiterai pas une seconde, c’est « Voyage au bout de la nuit » et « Nord » qui auraient ma préférence bien sûr…
      Breton c’était fait la malle aux Etats-Unis durant la seconde mondiale, lui, et quelques copains du son « mouvement surréaliste », alors que la France subissait l’occupation nazie ; d’autres surréalistes avaient fort heureusement choisi d’entrer activement en résistance contre l’occupant nazi. Mais pour ces lâcheurs, les Etats-Unis, c’était la bonne planque !, une planque idéale, parce qu’ils troquaient : 1) le dollar, devenu beaucoup plus attractif que ce pauvre franc, 2) et que c’était nettement plus lucratif pour leur petit commerce…

      rePS : Comme je posais la question à dumauvaiscote, « pourquoi vos traductions des textes de Karl Marx prennent-elles autant de temps ? », il me fut répondu : «Nous n’avons pas le même temps que vous (sous-entendu, d’autres qu’eux…, bande de vantards !)». Je savais en effet que chaque mot devait être discuté, et que chaque phrase serait judicieusement placée, là ou elle devait être, etc., etc., etc., et si c’était vraiment le cas, cela devait prendre effectivement beaucoup de temps !
      dumauvaiscote était l’une de ces « chapelle » reconstituée (après l’autodissolution de l’IS décrétée par Guy Debord, et signée par lui et Gianfranco Sanguenetti ) – et en théorie –, ces chapelles reconstituées devraient subir un nouvel éclatement, jusqu’à ce que ce mouvement d’autodestruction aboutisse inexorablement à leurs totales disparitions ! Sans doute pas avant que de mémorables querelles à n’en plus finir, surgissent ça et là! (et en plus de nos querelles internes, il n’est pas nécessaire que des abrutis y fourrent leurs gros groins !…)

      premières annexes complémentaires :

      Si l’on compare le Taoïsme et le Chamanisme, Taoïsme et Chamanisme ne sont pas des « religions » dans le sens ou l’entendent les pratiquant(e)s des trois principales « religions monothéistes ». Alors que le Chamanisme est la matrice incontestée de toutes les religions actuelles, et – sans doute –, la plus ancienne religion au monde, connue à ce jour (du moins, en ce qui concerne toutes celles que l’on connaît aujourd’hui, car il n’est sans doute pas exclu que d’autres « religions », fassent à nouveau surface, et bien sûr, toujours plus anciennes et incompréhensibles au monde contemporain…, comme celle qui fut pratiquée à l’intérieur de la plus profonde des grottes de Lascaux, faites de rites magiques (soi-disant païens), juste au moment de l’équinoxe, là où la lumière solaire est à son zénith, et qui, de ce fait, pénètre en plein centre de la grotte. Les fresques, (connue du monde entier), ont bien entendu attirés l’œil de moines bouddhistes zen, car ces fresques ne peuvent être produites que par l’intermédiaire de notre cortex cérébral (d’un seul jet). Cette partie du cerveau n’est plus sollicitée par nos contemporain(e)s !, et a donc complètement disparue de nos perceptions et facultés cérébrales, sauf…

      D’ailleurs, les trois « principales » « religions monothéistes », au regard de l’histoire de l’humanité sont relativement récentes !

      Il semblerait que le Chamanisme soit sur la liste de la prochaine « médecine » enseignée officiellement en Occident ?… Médecine « exotique » en comparaison de la « médecine occidentale » ?, comme ce fut le cas pour la « médecine » et de la pharmacopée tibétaines, qui furent importées en Suisse, loin des hauteurs himalayennes… Bien que la Suisse a voulu préserver à tout prix cette pharmacopée unique au monde, d’abord en la consignant dans des herbiers tenus par des moines tibétains… puis les Suisse essayèrent de la reproduire en serre, sans jamais vraiment y parvenir… (sans doute à cause de l’absence de toute puissance magique ?)

      Secondes annexes complémentaires :

      Cette connaissance (de la pratique des rituels) est la/les clé(s) qui ouvre(nt) à l’Homme les portes d’une autre dimension…

      Question : le docteur Schipper avait des connaissances très précises qu’il avait découvert dans les livres qu’il avait étudié en France, hors il est arrivé là bas (en Chine), et il avait vu un rituel extrêmement long, extrêmement compliqué, et il avait suivi un apprentissage très dur… Est-ce que le taoïsme qu’il découvrait sur place, vécu, était le même que celui qu’il imaginait avant ou alors, quel est le véritable taoïsme ?
      Réponse : Oui en effet c’était très différent, et quand je suis revenu après cette longue période, après huit ans, donc, là bas, et que j’ai commencé mes cours ici, il y avait même des gens qui sont partis du séminaire en claquant la porte en disant si c’est ça votre taoïsme, nous ça ne nous intéresse pas ! En effet le taoïsme que j’ai découvert était insoupçonné, et on c’est même demandé, si, à quel point c’était vraiment un vrai taoïsme. Mais il faut dire tout de suite que, le taoïsme est une chose tellement mal défini, on brasse tellement d’aspects différents, que nous avons toujours du mal à définir d’une façon précise, qu’est-ce que c’est que la taoïsme au sein de la culture chinoise.

      Ce fut au tour du docteur Max Kaltenmark, d’apporter des précisions, historiques, liturgiques, philosophiques, religieuses, rituelles, et parfois tout à fait extraordinaires (mais dont vous ne connaîtrez jamais la teneur) :
      Question : Oui, Max Kaltenmark ?,
      Réponse : Oui effectivement, le taoïsme n’est pas un phénomène, c’est une multiplicités de phénomènes de, disons de courants de pensées, depuis la plus haute antiquité, c’est une époque antérieure à notre ère, il y a eu des écoles philosophiques, on appelle ça, les «Cent écoles », et donc parmi ces « Cent écoles », le taoïsme représente un des courant. Mais en réalité, ce n’est pas un courant, il y en a eu plusieurs, qui ont été placé sous le nom taodya (?) des « cent écoles », mais beaucoup plus tard. Et ce qui caractérise peut-être ces gens là, je parle des philosophes, c’est que c’était des mystiques, des quiétistes, et largement des anarchistes. C’est pourquoi, d’ailleurs, des personnes comme Lao Tseu, sont des personnages très mystérieux, dans la mesure ou ils existaient tout à fait caché. Ils faisaient partie d’une certaine catégories de personnes qui rejetaient les honneurs de la cour et des cours féodales, et qui vivaient dans la brousse, dans la campagne, quelquefois comme des paysans, mais quelque fois aussi ils vivaient au milieu des citoyens, ils vivaient comme tout le monde, ils avaient les apparences assez stupides des gens de la rue, mais intérieurement ils étaient des grands saints, et leur sainteté rayonnaient, à leur insu et à l’insu de tout le monde. Ça se remarquait par une certaine prospérité, dans la région où ils habitaient. C’est pour dire que le taoïsme dès le début, c’était quelque chose de flou, mais certainement pas un système de pensée de très vivant, plutôt poétique, qu’à proprement parlé philosophique. J’aimerai quand rajouter quelque chose, c’est que ces philosophes, étaient très souvent des maîtres, mais n’avaient qu’une très petite école, ils avaient quelques disciples autour d’eux, mais beaucoup que celle de Confucius, qui avait un grand nombre de disciples, soixante dix dit la légende. Les taoïstes avaient deux ou trois disciples autour d’eux pas plus. Beaucoup plus tard, deux ou trois siècle avant de l’ère chrétienne, il y eut beaucoup plus important, des mouvements populaires… dont l’un de ces mouvements avait des allures militaires, mais dans la fibre orientale, qu’on appela, les turbans jaunes. Une révolte assez violente, avec des aspects religieux, bien entendu, mais surtout militaire. Alors qu’un autre mouvement, était beaucoup plus civil, plus religieux et beaucoup plus organisé, parce que c’est le début de ce mouvement liturgique, qui va se développer d’une façon assez continue, jusqu’à notre époque, et dont Kristopher Schipper à découvert des maîtres taoïstes, qui organisent la population de façon parallèle à l’organisation officielle. Dans ce taoïsme religieux, qui s’oppose au taoïsme philosophique, il y a aussi de très nombreux courants, des écoles, plus axées sur la liturgie, en effet, et d’autres, qui suivent une culture beaucoup plus personnelle, les principes vitaux, la longue vie, la recherche de l’immortalité par des drogues, des gymnastiques, des pratiques respiratoires, et d’autres, qui développent des techniques beaucoup plus… (il est brusquement coupé par la présentatrice ?!)
      Le docteur Max Kaltenmark, précise bien : « largement des ANARCHISTES ! »

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      • La lecture de certain post m’amène à citer Antoine Léandre Sardou, Nouveau Dictionnaire des Synonymes Français (Librairie Lagrave, Paris, 1939, p.248, l’édition originale date de 1874), d’un autre côté, il n’est pas mauvais, par ces temps de novlangue, de rappeler les subtilités de la langue française :
        « FALACIEUX, TROMPEUR, IMPOSTEUR, SEDUCTEUR, INSIDIEUX,CAPTIEUX. Fallacieux, du latin fallaciosus, habile ou habitué à tromper, plein de fourberie : la terminaison de cet adjectif équivaut au superlatif de trompeur. Ce qui trompe ou induit à erreur de quelque manière que ce soit, est trompeur : ce qui est fait pour tromper, abuser, jeter dans l’erreur par un dessein formé de tromper avec l’artifice et l’appareil imposant le plus propre pour abuser, est fallacieux. Trompeur est un mot générique et vague ; tous les genres de signes et d’apparences incertaines sont trompeurs : fallacieux désigne la fausseté, la fourberie, l’imposture étudiée ; des discours, des protestations, des raisonnements sophistiques, sont fallacieux. Ce mot a des rapports avec ceux d’imposteur, de séducteur, d’insidieux, de captieux, mais sans équivalent. Imposteur désigne tous les genres de fausses apparences, ou de trames concertées pour abuser ou pour nuire ; l’hypocrisie, par exemple, la calomnie, etc. Séducteur exprime l’action propre de s’emparer de quelqu’un, de l’égarer par des moyens adroits et insinuants. Insidieux ne marque que l’action de tendre adroitement des pièges et d’y faire tomber. Captieux se borne à l’action subtile de surprendre quelqu’un et de le faire tomber dans l’erreur. Fallacieux rassemble la plupart de ces caractères. »

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        • 1) Je ne voulais pas placer mon post à cette place, c’est encore ce S.A qui se rit de moi..
          2) Je n’accuse personne, je ne suis pas un procureur ou un commissaire politique stalinien. Il s’agit d’une réflexion génerale sur notre époque et ses habitants, qu’un certain post a induit en votre serviteur, qui ne voulait absolument pas discuter l’innommable et a préféré répondre à notre temps par une citation.
          3) Cette réflexion s’adresse à tout un chacun, y compris Bartleby, et veut l’inciter à réfléchir et pas à réagir sous le coup de l’émotion.
          4) En revanche, cette réponse s’adresse bien à vous, cher Roc.

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        • « grave accusation mais qui comme toute accusation générale qui ne précise pas sont sujet ne vaut rien ! »
          1) Le sujet, s’agissant d’une accusation, est le procureur, l’accusé en est l’objet.
          2) En jugeant les autres, on se juge soi-même.

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  3. Trump vient d’annoncer que Pompeo arrive en Corée du Nord d’ici une heure…. On dirait que qu’ils ont su que le Nord allait envoyer un cadeau dans le Pacifique.

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    • traduction :
      Le Chinois Xi Jinping a rencontré Kim Jong-un de la Corée du Nord en Chine
      Asie-Pacifique 12h17 08.05.2018 (mis à jour 15:05 08.05.2018)
      Plus tôt dans la journée, l’agence de presse Kyodo a rapporté qu’un avion de la compagnie aérienne nord-coréenne Air Koryo avait atterri à l’aéroport de la ville chinoise de Dalian.

      Suite aux reportages, le média chinois Xinhua a déclaré que le président du pays, Xi Jinping, et le chef de la Corée du Nord, Kim Jong-un, s’étaient rencontrés à Dalian.

      « Après ma première rencontre avec le président [Kim Jong Un], je suis très heureux de voir des progrès positifs dans les relations bilatérales et la situation dans la péninsule coréenne … Le développement de l’amitié traditionnelle entre la Chine et la Corée du Nord est un trésor commun. L’amélioration de l’amitié et de la coopération entre les deux nations est une position que les deux parties tiennent fermement et qui est le seul choix correct: les échanges de haut niveau entre les deux parties ont des effets irremplaçables et importants. et la confiance mutuelle, et défendre nos intérêts communs « , a déclaré M. Xi, cité par l’agence de presse.

      Par ailleurs, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, est actuellement en visite à Dalian, tandis que la police locale aurait renforcé la sécurité dans les rues.
      La ville portuaire de Dalian n’a pas de vols réguliers vers la Corée du Nord.

      Du 25 au 28 mars, Kim a effectué une visite non officielle en Chine , où il a tenu des réunions avec le président chinois dans le cadre d’un effort international visant à dénucléariser la péninsule coréenne. C’était la première visite internationale de Kim depuis son arrivée au pouvoir en 2011.

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      • Merci comme pour la traduction! Apparemment Kim avait besoin de discuter d’urgence avec Xi puisque les américains inventent cette fois le prétexte d’une vérification de l’arme bactériologique de la Corée du Nord. Ils font tout pour compliquer la rencontre entre Kim et Trump.

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