Analysis

Libye: combat dans le croissant pétrolier

Ras Lanouf, Sidra, Sirte, le croissant pétrolier libyen, délibérément oublié par les médias depuis le début de la guerre de Libye, occupe à nouveau les devants de la scène. Des combats s’y déroulent avec la participation plus ou moins reconnus de sept nations. L’enjeu semble être vital: qui contrôlera les exportations de brut libyen?

Officiellement, les forces du maréchal Khalifa Haftar, autoproclamées Armée Nationale Libyenne, et bénéficiant du soutien militaire des pays du Golfe, de Washington,  de ses alliés de l’OTAN et de l’Egypte voisine, tente de repousser des milices tentant de reprendre  le contrôle des installations pétrolières libyennes. Ces infrastructures étaient  sous le contrôle d’une société de sécurité transformée en milice et dont la plus importante est commandée par Ibrahim Jadhran. 

Des médias soutenant Haftar suggèrent que Al-Qaïda au Maghreb Islamique et même Daech en Afrique soutiennent ces milices pour mieux le discréditer mais que sait-on vraiment sur les gardes des installations énergétiques libyennes? Pas grand chose hormis le fait que cet ancien responsable gouvernemental s’est transformé en un homme fort comme des centaines d’autres en Libye.

Des raids menés par des drones d’attaque US à 80 kilomètres au sud du bastion de Banu Walid, un fief Gaddafiste, renseigne un peu mieux sur qui est qui dans ce vaste chaos qu’est devenu la Libye. Officiellement, la frappe de drone aurait ciblé un haut cadre d’Al-Qaïda, une entité revenante impossible à couler.  Cette frappe succède à une autre menée un peu plus au Sud à Oubari, en plein désert et aurait ciblé un chef militaire d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique sans plus de détails.

Al-Qaïda est un épouvantail. Surtout en Libye où le Wahabbisme n’a que très peu de prise, contrairement à l’idéologie des Frères Musulmans. L’instabilité y est entretenue. L’enjeu est le contrôle des hydrocarbures. La chute du régime de Gaddafi n’a pas permis aux puissances étrangères de profiter pleinement des ressources du pays. Et rien n’indique qu’il en sera autrement.

La destruction de réservoirs de brut en Libye et la suspension de la production au Venezuela auront un impact sur le prix du baril de brut que la hausse de la production, voulue par Washington et Ryad ne pourra pas totalement annuler.

On n’est pas sorti de l’ère du fossile.

 

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6 réponses »

  1. Le pétrole appartient en premier lieu aux tribus Libyenne. Donc au peuple libyen qui est représenté par la Jamahiriya.
    Ce ne sont pas des militants, (terroristes) mais des patriotes.
    Avant de dire quoi que ce soit Franck Pucciarelli est a écouter.

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  2. En dehors de l’aspect économique de la destruction de l’état libyen il y a au grand bénéfice des mondialistes, libéraux et cosmopolites l’invasion permanente de l’Europe par les « migrants » pour détruire les nations et les états européens. Je pense que c’est l’objectif N°1 avant les ressources pétrolières. Le grand remplacement pour la gouvernance mondiale. Qui en sont les décisionnaires ?….

    Aimé par 2 personnes

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