Analysis

L’ère des gangsters étatiques

Il y a les mafias traditionnelles : la Cosa Nostra, la Camorra, la Ndrangheta, la Solntsevskaya Bratva, Yamagushi-Gumi, les cinq grandes familles, les Triades, le Cartel de Tijuana, les Dai Huan Jai, la mafia juive, les mafias albanaise et turque, etc.

La mafia juive a par exemple réussi à créer un État à partir du néant et en se basant sur un simple mythe issu de quelques légendes. Elle demeure très puissantes aux États-Unis. L’actuel président Donald Trump a longtemps été lié avec les ténors de la mafia juive new yorkaise.

Il existe aussi des cartels ou syndicats du crime organisé qui se présentent comme des organisations légales mais contrôlant le monopole de certaines ressources, de matières premières, des prix de l’alimentation, le foncier, etc.

Il y a également les mafias au sein des structures de l’État-Nation, agissant à la fois comme groupes de pression et acteurs agissant dans le processus de conception et de prise de la decision. Ces guildes tentent de contrôler les revenus générés par narco-trafic ou la traite d’êtres humains, le jeu, la prostitution, la téléphonie mobile, etc. Via les structures sécuritaires des États.

Le nombre d’États tentant de générer des revenus financiers via le narcotrafic, jadis restreint et confinés à certains services de renseignement de puissances cherchant à assurer un financement autonome à leurs opérations clandestines , est en augmentation constante depuis l’effondrement de l’économie spéculative en 2008.

Les États sont devenus les principaux « dealers » , surpassant les principales organisations criminelles.

Publicités

Catégories :Analysis

30 réponses »

  1. Vous avez oublié la mafia planétaire de la FM. Cette dernière étant le golem d’une autre « mafia » religieuse extrêmiste raciste et suprémaciste.

    J'aime

    • ah, tu t’es fait avoir par le piège. il faut passer au conspirationnisme de niveau 2.

      rothschild = rot schild = red shield = bouclier rouge.

      la couleur de l’empire romain.. c’est le rouge.

      alors, pour qui les rothshchild servent ils de bouc-émissaires?

      Aimé par 2 personnes

  2. TheDonald, bitch de la mafia Russe. niet, elle n’est pas à proprement parler Russe! 🙂

    https://www.veteranstoday.com/2017/10/30/how-trump-became-the-russian-mafias-bitch-2/

    sur la mafia juive.

    quasiment inconnue au bataillon!

    même Jean François Gayraud n’en parle pas dans son monde des mafias,
    et Hollywood cible la mafia italienne pour mieux taire l’existence (sic) de la mafia juive! à chacun son tour d’être utilisés comme bouc émissaire ou ‘bouclier rouge’..

    coincidence?

    Aimé par 2 personnes

      • Vous vous trompez de siècle tous les deux, aveuglés que vous êtes par des idées obscurantistes qui n’ont plus cours dans notre siècle scientifique-technologique et anti-raciste. Certes ces mafieux sont juifs, mais ils ne laissent pas d’être de nationalité russe, ou américaine… etc, donc, à leur propos, on ne peut parler – si on veut éviter l’infâme accusation d’anti-sémétisme et garder l’objectivité froide et sobre des Lumières — que de mafia russe, ou bien américaine, … etc.

        Aimé par 1 personne

      • Il y a un auteur hollywoodien qui faisait l’exception à cette règle, c’était Brian de Palma. Même si l’aspect final de ses films résultait souvent des tractations laborieuses avec les argentiers, il réussissait quand même à faire passer quelque chose de trèsproche de la réalité.
        Étant sans aucun doute l’un des plus grands cinéastes vivants, il faudra pas s’étonner si on apprend un jour que ce courage lui a couté sa place à Hollywood ; cet homme n’a plus réussi à réaliser un seul film aux Etats-Unis depuis la fin des années 90.

        Aimé par 1 personne

  3. BieTout ça pour introduire la mafia juive qui a accouché d’un état à partir de rien. 🤣🤣🤣🕵️‍♀️🕵️‍♀️🕵️‍♀️ très bien amené

    J'aime

  4. Tu as oublié de parler de la mafia des Boucheries Algérienne avec les fameuses côte de bœuf fourré à la cocaïne Made in Colombia 🙂

    La mafia n’a jamais existé c’est simplement un bras armé déguisé qui appartiennent aux États où aux élus locaux, pourquoi Dassault avec ses milliards était obligé de traîner avec des petits voyous de quartier pour se faire élire ???

    Aimé par 1 personne

      • La version officielle dit que c’est l’Espagne qui a prévenu l’Algérie, maintenant reste à savoir si l’enquête va être menée jusqu’au bout, avec tout ces notables et fils notables pris la main dans le sac ça va être dur.

        J'aime

  5. Déjà Debord écrivait il y a trente ans, et beaucoup d’eau polluée a coulé depuis sous les ponts (je prie le lecteur d’excuser ces longues citations)
    « Quant aux assassinats, en nombre croissant depuis plus de deux décennies, qui sont restés entièrement inexpliqués — car si l’on a parfois sacrifié quelque comparse jamais il n’a été question de remonter aux commanditaires — leur caractère de production en série a sa marque: les mensonges patents, et changeants, des déclarations officielles; Kennedy, Aldo Moro, Olaf Palme, des ministres ou financiers, un ou deux papes, d’autres qui valaient mieux qu’eux. Ce syndrome d’une maladie sociale récemment acquise s’est vite répandu un peu partout, comme si, à partir des premiers cas observés, il descendait des sommets des États, sphère traditionnelle de ce genre d’attentats, et comme si, en même temps, il remontait des bas-fonds, autre lieu traditionnel des trafics illégaux et protections, où s’est toujours déroulé ce genre de guerre, entre professionnels. Ces pratiques tendent à se rencontrer au milieu de toutes les affaires de la société, comme si en effet l’État ne dédaignait pas de s’y mêler, et la Mafia parvenait à s’y élever; une sorte de jonction s’opérant par là. (…) En janvier 1988, la Mafia colombienne de la drogue publiait un communiqué destiné à rectifier l’opinion du public sur sa prétendue existence. La plus grande exigence d’une Mafia, où qu’elle puisse être constituée, est naturellement d’établir qu’elle n’existe pas, ou qu’elle a été victime de calomnies peu scientifiques ; et c’est son premier point de ressemblance avec le capitalisme. Mais en la circonstance, cette Mafia irritée d’être seule mise en vedette, est allée jusqu’à évoquer les autres groupements qui voudraient se faire oublier en la prenant abusivement comme bouc émissaire. Elle déclare : « Nous n’appartenons pas, nous, à la mafia bureaucratique et politicienne, ni à celle des banquiers et des financiers, ni à celle des millionnaires, ni à la mafia des grands contrats frauduleux, à celle des monopoles ou à celle du pétrole, ni à celle des grands moyens de communication. »
    On peut sans doute estimer que les auteurs de cette déclaration ont intérêt à déverser, tout comme les autres, leurs propres pratiques dans le vaste fleuve des eaux troubles de la criminalité, et des illégalités plus banales, qui arrose dans toute son étendue la société actuelle ; mais aussi il est juste de convenir que voilà des gens qui savent mieux que d’autres, par profession, de quoi ils parlent. La Mafia vient partout au mieux sur le sol de la société moderne. Elle est en croissance aussi rapide que les autres produits du travail par lequel la société du spectaculaire intégré façonne son monde. La Mafia grandit avec les immenses progrès des ordinateurs et de l’alimentation industrielle, de la complète reconstruction urbaine et du bidonville, des services spéciaux et de l’analphabétisme.
    La Mafia n’était qu’un archaïsme transplanté, quand elle commençait à se manifester au début du siècle aux États-Unis, avec l’immigration de travailleurs siciliens ; comme au même instant apparaissaient sur la côte ouest des guerres de gangs entre les sociétés secrètes chinoises. Fondée sur l’obscurantisme et la misère, la Mafia ne pouvait alors même pas s’implanter dans l’Italie du Nord. Elle semblait condamnée à s’effacer partout devant l’État moderne. C’était une forme de crime organisé qui ne pouvait prospérer que sur la « protection » de minorités attardées, en dehors du monde des villes, là où ne pouvait pas pénétrer le contrôle d’une police rationnelle et des lois de la bourgeoisie. La tactique défensive de la Mafia ne pouvait jamais être que la suppression des témoignages, pour neutraliser la police et la justice, et faire régner dans sa sphère d’activité le secret qui lui est nécessaire. Elle a par la suite trouvé un champ nouveau dans le nouvel obscurantisme de la société du spectaculaire diffus, puis intégré : avec la victoire totale du secret, la démission générale des citoyens, la perte complète de la logique, et les progrès de la vénalité et de la lâcheté universelles, toutes les conditions favorables furent réunies pour qu’elle devînt une puissance moderne, et offensive.
    La Prohibition américaine — grand exemple des prétentions des États du siècle au contrôle autoritaire de tout, et des résultats qui en découlent — a laissé au crime organisé, pendant plus d’une décennie, la gestion du commerce de l’alcool. La Mafia, à partir de là enrichie et exercée, s’est liée à la politique électorale, aux affaires, au développement du marché des tueurs professionnels, à certains détails de la politique internationale. Ainsi, elle fut favorisée par le gouvernement de Washington pendant la Deuxième Guerre mondiale, pour aider à l’invasion de la Sicile. L’alcool redevenu légal a été remplacé par les stupéfiants, qui ont alors constitué la marchandise-vedette des consommations illégales. Puis elle a pris une importance considérable dans l’immobilier, les banques, la grande politique et les grandes affaires de l’État, puis les industries du spectacle : télévision, cinéma, édition. C’est aussi vrai déjà, aux États-Unis en tout cas, pour l’industrie même du disque, comme partout où la publicité d’un produit dépend d’un nombre assez concentré de gens. On peut donc facilement faire pression sur eux, en les achetant ou en les intimidant, puisque l’on dispose évidemment de bien assez de capitaux, ou d’hommes de main qui ne peuvent être reconnus ni punis. En corrompant les disc-jockeys, on décide donc de ce qui devra être le succès, parmi des marchandises si également misérables.
    C’est sans doute en Italie que la Mafia, au retour de ses expériences et conquêtes américaines, a acquis la plus grande force : depuis l’époque de son compromis historique avec le gouvernement parallèle, elle s’est trouvée en situation de faire tuer des juges d’instruction ou des chefs de police : pratique qu’elle avait pu inaugurer dans sa participation aux montages du « terrorisme » politique. Dans des conditions relativement indépendantes, l’évolution similaire de l’équivalent japonais de la Mafia prouve bien l’unité de l’époque.
    On se trompe chaque fois que l’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l’État : ils ne sont jamais en rivalité. La théorie vérifie avec facilité ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient trop facilement montré. La Mafia n’est pas étrangère dans ce monde ; elle y est parfaitement chez elle. Au moment du spectaculaire intégré, elle règne en fait comme le modèle de toutes les entreprises commerciales avancées. »
    (Commentaires sur la société du spectacle, éd.Gérard Lebovici, p.71-76, Paris, 1988)

    Aimé par 1 personne

    • Bref, un pôle de ce mouvement dialectique est le fait que les gouvernements (ou les Etats) soient devenus mafieux, l’autre étant que la Mafia soit devenue gouvernmentale (ou étatque).

      Aimé par 1 personne

Vos Réactions (Vous êtes totalement libres de vous exprimer mais les attaques ad hominem sont proscrites)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.