Analysis

Cette France si méconnue

Il existe bien plusieurs Frances. Celle que l’on peut qualifier d’insoumise n’est pas celle que l’on croit : elle semble nichée dans les profondeurs de certains appareils de l’État.

Faisant face aux politiques et subissant les oukazes d’en-haut, cette France insoumise fait tout ce qui est possible pour atténuer les effets destructeurs des oukazes de l’Elysée et protéger les intérêts collectifs et non pas ceux de caste. Ils sont une poignée, observant dans un silence absolu, refusant toute forme de coopération non nécessaire avec les alliés mais allant jusqu’à protéger des régimes « amis » lequels ne sont pas perçus comme tels par les médias.

Cette France là, qui déteste les trois derniers présidents et qui fait peur à l’Empire, existe toujours malgré la répression interne et surtout la redoutable traque systématique, acharnée, méthodique et dévastatrice menée par une sorte de Gladio présent en France depuis 1957.

Cette France qui ne partage rien est haïe par les médias du système et semble totalement ignorée par le reste des populations.

Cette France mérite d’être connue.

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49 réponses »

  1. Merci pour ce très dépouillé et très beau (je trouve) billet, Stratégika. J’ai parfois affaire dans mon boulot à ce type de troglodyte -assumé en professionnels ou déguisé en touriste. Ils sont d’ailleurs tout ébahis de se voir flairé par quelqu’un « d’en bas » au premier mot de travers. Ébahis et sans doute réconfortés.

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  2. Ajusteur mécanicien (retraité), vieillard hémiplégique (ne dactylographiant plus que d’un seul doigt), il m’a fallu du temps pour vous livrer ce que me suggère « Cette France si méconnue » et les échanges qu’elle suscite.

    De tous temps, à tous les niveaux, il y a eu des hommes et des femmes soucieux du bien commun, capables de prendre leurs responsabilités d’êtres humains dans les pires situations. Leur exemple était et reste salutaire. Dans la France d’aujourd’hui, qui voit un président honni s’en prendre à tout ce qui a fait la spécificité du peuple français, nul doute que ces hommes et ces femmes sauront à nouveau se montrer à la hauteur de la menace.

    Mais, si l’on ne veut pas s’en tenir à mettre des pansements ici et là, peut-être faut-il identifier la menace. Que cherchent ceux qui flinguent aujourd’hui Macron, un an à peine après l’avoir mis au pouvoir ? Ne serait-ce pas un régime dictatorial, comme le prévoit l’UE qui n’en fait pas mystère ?

    Prendre la mesure de la crise actuelle qui agite la France, n’est-ce pas se demander ce qui est nouveau dans la formation économique et sociale capitaliste française ?
    Ce qui est nouveau, ce n’est pas l’élargissement de l’exploitation à la société toute entière, ce n’est pas cette baisse du taux de profit qui exige une pression toujours plus forte sur les moyens d’existence et la vente des bijoux de famille de la France, ce n’est pas l’utilisation de l’immigration même si (nouveauté) c’est pour tenter de faire éclater la nation grâce au communautarisme, ce ne sont pas la pauvreté et la misère grandissantes, la régression du niveau intellectuel moyen, etc.
    Ce qui est nouveau, c’est qu’en plus de tout ce qui précède, le système capitaliste est confronté à l’irruption de l’intelligence artificielle dans la production des marchandises, leur circulation, leur réalisation monétaire. Ce qui est nouveau, c’est qu’à ce stade de développement du capitalisme, il n’y a plus de place pour l’être humain.
    Dans la formation économique et sociale capitaliste qui repose sur la marchandise, l’homme n’a de raison d’être que pour autant qu’il permet la réalisation monétaire de la marchandise : pour le capital, le seul moment vraiment important dans la vie d’une marchandise, c’est sa réalisation monétaire ; le reste (production, circulation) ne sont que des étapes auxquelles le capital ne peut échapper.
    Hier (et encore aujourd’hui, pour un temps), l’homme était indispensable à tous les stades de la marchandise : production, circulation, réalisation. Mais demain, où est l’homme ? Il n’est plus indispensable ni à la production, ni à la circulation, ni à la réalisation monétaire de la marchandise. Et quand on sait la tendance du capital à économiser sur le travail utile…

    La crise actuelle du capitalisme, parce qu’elle met en cause la place de l’humain dans la formation économique et sociale capitaliste, exige, maintenant :
    — ou la construction d’une autre formation économique et sociale débarrassée du capitalisme,
    — ou une régression de l’humanité d’une ampleur inconnue et sans précédent.

    Au plan politique, ce changement peut-il se faire en « répétant » l’Histoire, avec les outils du passé qui n’ont pas été capables d’anticiper le moment présent ?
    a) La démocratie ? Ce n’est pas le peuple qui gouverne mais des individus qui gouvernent à la place du peuple. Ces individus peuvent (comme c’est le cas de Macron aujourd’hui) être illégitimes (mal élus) et même commettre des actes illégaux sans être inquiétés. Peut-on changer sans donner, réellement, le pouvoir au peuple ?
    b) Les élections ? Mais Macron, les députés, les sénateurs, etc. sont élus : l’élection des représentants du peuple est le moyen d’assurer la mise en place d’une oligarchie et de la pérenniser (comme de Tocqueville, dès la première moitié du 19e siècle, nous l’a enseigné). Le moment n’est-il pas venu de :
    — réserver l’élection au choix des idées, des orientations économiques, politiques, sociétales ;
    — désigner par tirage au sort nos représentants, seul moyen de respecter les proportions des différentes couches sociales et sexes, et de donner le pouvoir au peuple ?
    b) Les partis ? Dès lors qu’ils ne servent plus à faire élire les oligarques, peut-être peuvent-ils contribuer au choix des idées, à la formation civique ?
    c) La constitution ? Nous avons celle d’une formation économique et sociale capitaliste dans laquelle il n’y a plus de place pour l’humain. Après les crimes de guerre commis au nom du peuple de France en Libye et en Syrie (pour ne parler que des plus récents), n’est-il pas temps de mettre l’humain au centre de la Constitution et donner, enfin, aux Droits de l’homme un contenu concret ?

    Il me semble que ces quelques idées sur l’avenir n’ont pas un caractère partisan : personne n’est invité à se rallier à qui que ce soit, la réponse politique est à la hauteur du changement de formation économique et sociale, et le débat de fond est ouvert : au-delà des mots, c’est d’un changement concrètement positif dont il est question.
    Pour « Cette France si méconnue », peut-être faut-il que se poursuive le débat qui lui permettra d’agir avec toujours plus de lucidité. C’est mon voeu le plus cher.

    Aimé par 2 personnes

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