Analysis

Afghanistan : le Commandant en chef des forces de l’OTAN échappe à la mort, un général afghan clé tué

Le commandant en chef des forces de l’OTAN en Afghanistan, le général Scott Miller, a échappé de peu à une mort certaine lors d’une attaque d’infiltrés Talibans à l’intérieur du palais du gouverneur de la province de Kandahar, dans laquelle le principal homme fort des forces de sécurité afghanes, le général Abdul Razik a été tué.
Cette attaque spectaculaire visant les plus hauts chefs militaires de l’OTAN et les chefs des services de sécurité en Afghanistan démontrent une nouvelle fois la capacité des Talibans à non seulement frapper là où ils veulent quand ils le veulent mais à pouvoir mener des frappes de décapitation visant le commandement adverse en dépit de mesures de sécurités exceptionnelles et fort sophistiquées.
Peu de détails ont été révélés sur cette attaque, qualifiée comme une « Inside attack » (attaque d’infiltrés) et la communication de l’opération Resolute Support a tenté tant bien que mal d’en atténuer la gravité exceptionnelle en soulignant que c’était une attaque d’afghans contre d’autres afghans de manière à laisser croire que le général Scott Miller, le commandant en chef des forces de l’OTAN n’était qu’une cible d’opportunité et pas directement visé, il n’en demeure pas moins que d’autres officiers supérieurs US et Otan ont été blessés dans le furieux échange de feu à l’intérieur du palais hyperfortifié et extrêmement gardé du gouverneur de la province fort turbulente de Kandahar (Sud).
Officiellement, deux militaires US ont été blessé et un général afghan tué dans l’attaque. Cependant, ce bilan aseptisé ne trompe personne. La garde rapprochée du général Abdul Razik, un chef militaire d’une extrême importance, comprenait une centaine de gardes tous issus de la même tribu que la sienne et il paraît invraisemblable que la mort de leur chef en milieu clos n’ait pas entraîné une bataille rangée avec des assaillants kamikazes et prêts à tout.
Officiellement, l’OTAN a reconnu qu’un assaillant à été tué dans l’attaque. Ce que les médias afghans, même ceux soutenant le régime, considèrent comme un conte de fée en matière de communication de crise.
Coté Talibans, qui ont revendiqué l’attaque, ils ont précisé que la cible de l’attaque était la décapitation des forces étrangères et de leurs supplétifs et félicité leur service de collecte et du suivi de l’intelligence humaine (Humint) pour la précision des informations collectées en soulignant que la victoire leur appartient.
L’interminable guerre d’Afghanistan est devenue le plus long conflit militaire dans lequel se sont englués les États-Unis et l’OTAN. Plus de 17 ans après le début de cette guerre et la chute du régime Taliban en octobre 2001, la guérilla Talibane contrôle la majeure partie du pays et parvient jusqu’à mener des attentats au sein des salles de réunion des chefs suprêmes des forces de l’OTAN stationnées dans ce pays montagneux, enclavé et très pauvre qui a gagné haut la main sa réputation de « cimetière des empires »   

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2 réponses »

  1. « Les empires » payent l’assassinat du commandant Massoud, véritable  » Don Quichotte » de l’Afghanistan, la veille de « Chute des Tours de Manhattan « , le 10 septembre 2001 !… Quelques semaines plus tôt,  » le Chavez de l’Afghanistan » était reçu comme un chef d’Etat au Parlement européen à Strasbourg !…

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