Analysis

Israël cherche à localiser les systèmes S-300 déployés autour de Damas

Peu et même très peu d’informations sont disponibles sur les incidents ou raids d’hier soir ayant ciblé des positions au Sud-Ouest de la banlieue de Damas et un sérieux accrochage au Golan non loin de la ligne bleue.

Au silence radio quelque peu habituel d’Israël répond l’absence de diffusion de vidéo ou de photographies côté syrien.

Ce que l’on sait à cet instant à ce sujet se limite aux faits avérés suivants : 

Des objets volants hostiles ont pénétré à partir du Liban l’espace aérien syrien hier en début de soirée. La défense aérienne syrienne s’est mise aussitôt en branle et il semble y avoir eu une réaction surproportionnée. En l’espace des neuf premières minutes, la DCA syrienne a tiré des milliers de projectiles, principalement des obus, sur les objets intrus. Des témoins oculaires rapportent avoir vu des départs de missiles Sol-Air mais aucune vidéo amateur n’a émergé jusqu’à cet instant.

Le ministère syrien de la défense a félicité le commandement de la défense aérienne du territoire pour avoir repoussé cette énième attaque israélienne mais il semble que les israéliens aient plus tenu à sonder l’état du dispositif de défense aérienne autour de Damas et au Golan avec pour objectif de localiser les batteries S-300 qui n’ont pas été utilisées hier.

Les israéliens ne s’aventurent plus à mener des raids en Syrie depuis le déploiement de six batterie S-300.

Ces raids de missiles de croisière ou des avions de combat ont manoeuvré jusqu’aux limites de la couverture radar syrienne avant de se retirer révèlent que les israéliens redoutent au plus haut point les S-300 et qu’ils cherchent à les localiser après l’échec du renseignement humain fourni par leurs agents à l’intérieur de la Syrie. L’effort israélien est axé sur un volet technologique visant à concevoir l’ultime contre-mesure contre la grille de radars du dispositif syrien faisant partie du dispositif russe.

C’est un défi technique majeur. Une mise hors service d’un système S-300 aura d’immenses répercussions politiques sur la Russie. 

C’est un peu l’antique duel entre le projectile et le bouclier.

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22 réponses »

  1. Des centaines de jeunes gens rejoignent chaque jour le centre du premier marché sis à Nabak dans la banlieue de Damas afin d’effectuer leur service militaire, ils viennent pour la plupart de Turquie ou de Jordanie ou de régions libérées et profitent de la grâce présidentielle relative aux deserteurs :

    Par ailleurrs, le Hezbollah a répondu hier par une courte vidéo en arabe et en hébreu aux prétentions israéliennes selon lesquelles un avion iranien chargé d’armes et d’équipements sophistiqués a atterri à l’aéropport internationnal de Beyrouth. La vidéo — qui a fait un grand bruit en Israél — a pour titre « Ô sionistes, si vous osez, vous le regretterez », on y voit des images avec leurs coordonnées de plusieurs cibles et centres israéliens et notamment le site du prétendu ministère de la défense israélien à Tel-Aviv. On y entend aussi un extrait du dernier discours de Nasrallah : « Nous répondrons à toute agression du liban, à tout raid aérien, à tout bombardement cela est sûr et certain. ».

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    • La seconde vidéo que j’ai postée a déjà été vaporisée, bravo (youtube), bravo aussi aux lecteurs du site, dont les occupations si pressantes et d’un intérêt si universel les ont empêché de la regarder, bon, maintenant, regardez-vous dans une glace, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, le votre.

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  2. Ça devient passionnant. Il n’est que logique que les Occidentaux – car ils sont tous sur le coup en fait – cherchent à « neutraliser » le S 300, tant il leur « fout la trouille », les premiers touchés étant d’ailleurs les industriels qui ont de la bile à se faire pour leur fers à repasser. C’est là une guerre très particulière de vicieux et d’équation. Il faut pour une fois beaucoup de cerveau, ce qui n’est pas donné à tout le monde.
    De toute façon, la contre-mesure est toujours possible par principe – question de temps et de moyens -, mais là c’est semble-t-il peine perdue puisqu’il y a les S 400 et 500 derrière. Ce qui veut dire que même en cas de réussite, la contre-contre-mesure est déjà là. Il est d’ailleurs fort probable que l’avance russe ne soit pas d’une techno mais d’une génération de techno si en en juge avec l’hyper-véloce qui laisse les US parfaitement cois, ce qu’ils ne peuvent admettre d’ailleurs.
    En plus, il suffirait d’amuser ISR avec des leurres pour la faire réagir dans tout sens voulu – le humint étant terriblement absent comme signalé -, ce qui était peut être le cas présentement. Cette guerre de contre-mesure est donc parfaitement « bijective » et sur tout les plan : on ne peut donc pas juger sur un seul.
    On se souvient par ailleurs de la récente débandade face à Gaza. Ce qui signifie que s’il fallait calmer le jeux le cas échéant , « on » sait parfaitement où appuyer.La « guerre-elec » n’est donc ici qu’une facette du conflit en cours.
    La signification réelle de l’incident est donc peut-être ailleurs. Ce qui frappe en effet est son coté immédiat et provocateur. Et vain semble-t-il, car quand les médias restent silencieux, c’est que c’est bien « l’Ouest » qui « m… ».
    Il y a alors deux options :
    – soit il s’agissait de calmer une certaine opinion ( donc un problème de politique intérieure suite à l’affaire de gaz justement ), auquel cas ça n’a probablement pas fonctionné,
    – soit il s’agit encore de la partie hors contrôle de l’appareil sécuritaire qui veut sa guerre à tout prix, comme aux US,
    – soit les deux ….
    La signification est au final qu’on reste dans une logique de montée aux extrêmes, profitant, de plus, d’une opinion publique plus que jamais anesthésiée. C’est la grande différence avec les deux précédents conflits mondiaux.
    La réaction israélienne était tout sauf imprévisible. C’est sa forme qui interpelle, car elle ne fait que renforcer la détermination en face, ce qui est soit inhabile, soit volontaire.

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    • << – soit il s’agit encore de la partie hors contrôle de l’appareil sécuritaire qui veut sa guerre à tout prix, comme aux US, >>
      je pense plutôt que l’attitude des russes est là pour retarder le plus possible le moment du conflit ouvert en provoquant des interrogations et des doutes dans le camp d’en face !
      soit pour finir sa propre préparation ce qui laisse aussi plus de temps a l’adversaire pour accumuler des stock d’armes, de munitions et pour peaufiner ses stratégies .
      dans ce cas je pense que les russes considère que les occidentaux vivant au dessus de leurs moyens ils sont en train d’être rattrapés par leurs dettes et que plus ils attendent moins ils seront fort !

      le temps travaille pour la coalition russo-chinoise !

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  3. La position d’un missile n’est détectée que lorsque son radar est en marche. A ce moment, on pourrait l’aveugler ou le neutraliser avec des contre mesures électroniques, puis le détruire sans grand risque.
    Cependant, on est en droit de s’interroger sur le role de la présence de la Russie en Syrie. Est-elle venue pour protéger le régime, laissant la pleine liberté d’action aux différents insurgés sur les zones sans risque sur le président, ou bien la raison de son installation rentre dans le cadre d’une sécurité globale.?
    Les faits nous donnent à penser qu’il s’agit des deux à la fois avec un dosage supplémentaire pour l’une des missions

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  4. C’est toute la problématique batterie, contre-batterie. Lors de WW I, il y a eu nombre d’attaques de diversion dans le but que les batteries adverses se dévoilent et les contrebattre. J’imagine peut-être des choses non encore au point mais des intoxications de radar genre illusion d’optique via des hologrammes ayant tout d’un ou plusieurs avions hostiles pourraient faire leur apparition. Et ce ne serait pas le seul domaine. Imaginez une charge de 200 ou 300 chars alors que ce ne serait que des hologrammes aurait de quoi faire flipper les fantassins.

    Aimé par 1 personne

    • C’est tout à fait possible car dans notre cas de figure, la réaction du dispositif syrien était celle sensée contrer une attaque massive.
      Les leurres hologrammiques sont etudiés depuis plus de 40 ans. Il y a eu des projets concernant l’AAH Apache où il était question que des hélicoptères d’attaque au sol projettent des hologrammes d’appareils similaires sur une plaine pour leurrer les tirs des chars adverses.
      Dans tous les cas cela devient passionnant et intense.

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