Analysis

La ligne rouge du camp d’en-face

Après le Hezbollah libanais, c’était hier au tour de l’Iran de mettre en garde Israël contre le moindre faux pas stratégique sous peine de très graves représailles.

Damas et Moscou gardent un silence fort intrigant.

Les raids du 30 novembre 2018 ont aggravé la posture stratégique.

Il semble bien que les forces alliées de Damas ont pleinement confiance en leur capacité à riposter à toute nouvelle attaque du camp d’en-face si elle dépasse une certaine ligne rouge.

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13 réponses »

  1. les nord-américains l’ont franchi la ligne rouge, le 12 février 1988.

    http://www.voltairenet.org/article204271.html

    à 7minutes40secondes 😼

    Washington a annoncé son intention d’envoyer un de ses navires en mer d’Azov pour y faire respecter les droits des Ukrainiens. Cependant, au vu du passé récent, cette opération pourrait mal tourner. Valentin Vasilescu revient sur un incident méconnu survenu entre les États-Unis et l’Union soviétique en 1988.

    l’incident du 25 novembre 2018 a été résolu par les petits navires Izumrud et Don de la police des frontières sans la participation des navires de la Flotte russe de la mer Noire.

    Le secrétaire d’État états-unien Mike Pompeo a dit qu’il envoyait un grand navire de guerre pour forcer les autorités russes à respecter la liberté de navigation dans le détroit de Kertch. Ils vont probablement essayer de passer de la mer Noire à la mer d’Azov. Le navire en question devrait être un destroyer de classe Arleigh Burke ou un croiseur de classe Ticonderoga de la 6ème flotte en Méditerranée.

    Si le navire états-unien ne sollicite pas une autorisation d’entrée de 48 heures aux autorités portuaires russes ou si l’autorisation n’est pas approuvée, il sera dans la même situation que les navires militaires ukrainiens, le 25 novembre. Dans le pire des cas, nous pourrions assister à la répétition de l’incident du 12 février 1988, un épisode honteux pour les États-Unis, gardé secret par le Pentagone.

    Il y a 30 ans, le croiseur porteur de missiles USS Yorktown (CG-48) de la classe Ticonderoga (9 800 tonnes) et le destroyer USS Caron (DD-970) ont traversé secrètement le détroit des Dardanelles et le Bosphore et ont navigué en silence radio dans la mer Noire, profitant du déploiement en Méditerranée, lors d’un exercice naval, du croiseur Moskova et trois destroyers de la Flotte de la mer Noire de l’URSS. Cependant, les deux bâtiments états-uniens avaient été suivis à distance par plusieurs petits navires soviétiques. Les navires US n’ont pas répondu aux sommations radio des autorités soviétiques leur demandant de changer de direction et se sont infiltrés de sept miles à l’intérieur des eaux territoriales de l’URSS, près de Sébastopol.

    Ce que le Pentagone avait décidé, c’était d’exercer un « droit de passage inoffensif » dans les eaux territoriales soviétiques. Devant cette situation, les frégates soviétiques Bezzavetniy (3 300 tonnes) et SKR-6 (1 150 tonnes) se sont approchées à grande vitesse, ont choisi des positions d’approche optimales et sont entrées en collision avec les navires US.

    Bien que les frégates soviétiques soient 3 à 4 fois plus petites que les navires états-uniens, elles étaient plus robustes et mieux placées. L’accident a causé d’importants dégâts au croiseur Yorktown : 4 des 8 missiles mer-mer Harpoon et le hangar pour hélicoptères ont été démolis. Un incendie s’est déclaré sur le pont de Yorktown. Les navires US sont repartis, quittant immédiatement les eaux territoriales soviétiques et ont foncé 😼vers le détroit du Bosphore. Après cet incident, il a été ordonné aux navires de la 6ème flotte états-unienne de rester à plus de 120 milles de la Crimée.

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  2. ACCUEILA LA UNE
    Des documents le révèlent : Trump se prépare-t-il à envahir l’Afrique ?
    décembre 4, 2018 – 1:01 Salim Fethi 3 Commentaires
    base The Intercept
    Une base militaire américaine à Djibouti. D. R.
    Par Sadek Sahraoui – Une présence militaire discrète mais massive des Etats-Unis en Afrique. Des documents officiels compilés ces derniers jours par The Intercept révèlent que la présence militaire américaine en Afrique est bien plus importante que ne l’affirme le Pentagone. Africom disposerait d’au moins 34 sites sur le continent. Pour ces révélations, ce magazine en ligne spécialiste de l’investigation n’a eu qu’à faire jouer la loi sur la liberté de l’information pour obtenir des données parfois à contre-courant du discours officiel.

    D’après la même source, reprise par de nombreux médias occidentaux, Africom dispose ainsi de cinq sites au Niger et en Somalie, 4 au Kenya mais également 2 au Cameroun et au Mali. « Au total, 34 bases, 14 principales et 20 autres plus ou moins équipées, plus ou moins visibles, sont disséminées autour du camp Lemonnier de Djibouti, principale structure du continent hébergeant 4 000 militaires», mentionne The Intercept.

    Ces bases, signale la même source, se trouvent essentiellement à l’ouest pour les opérations dans le Sahel, dans la Corne de l’Afrique et en Libye, trois zones où les Etats-Unis participent à la lutte contre le terrorisme. En Libye, les Etats-Unis sont présents sur trois sites sur lesquels ils ne communiquent pas. En Tunisie, ils ne conservent qu’une base de drones, la base aérienne de Sidi Ahmed. Nous croyons savoir que la CIA dispose aussi d’une base dans ce pays. En Afrique centrale, on ne recense qu’une base, essentiellement aérienne, en Ouganda, et plus au sud, une seule autre, au Botswana.

    Les documents d’Africom montrent surtout le poids grandissant des drones, qui permettent des missions aussi bien d’attaques que de surveillance. La plus grande base du monde se trouverait actuellement à Djibouti, et sera bientôt dépassée par une autre au Niger. Mais toutes ces bases laissent penser que les Etats-Unis préparent une grande opération en Afrique ou, à tout le moins, ils y ont de grands projets «stratégiques». Au-delà de la lutte contre le terrorisme, il pourrait bien s’agir d’un plan pour contrer les Chinois, les Français ou les Russes.

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  3. Pour la faire court , l’arrogance des protagonistes de l’alliance atlantique au sens large les a menés dans l’impasse.
    Le sultan ottoman erdogan est sur la troisième marches du podium.
    Une brochette d’arrogants de prétentieux qui s’utilisent les uns les autres chacun pour des délires et objectifs différents, qui à la moindre déconfiture lâcheront le sultan d’abord.
    La Syrie est à plat, que peut elle perdre davantage que de profiter de se K.O chez elle pour s’imposer comme un acteur incontournable dans la région sur le plan sécuritaires et profité de réglés d’anciens dossiers autrefois litigieux qu’elle traînait de longues dates.
    La Russie joue un pion historique sur plan géostrategique en s’impliquant dans se conflit.
    Les raisons sont multiples.
    Je te tiens, tu me tiens par la barbichette le premier qui bougera je le raye de la carte instantanément.
    Les pions ne cesse de bouger patout .
    En Afrique depuis 5 ans de manière régulière des mouvements de troupes et d’armements de l’OTAN et d’armements s’installent dans plusieurs africains par différentes formes de chantages.
    Les megas ressources de manière première que contient se contentent sont colossal.
    Les chinois les russes ont une présence de plus en plus prononcée avec des intentions d’y resté et de s’installer pour établir des accords économiques et militaires.
    Les coalisés de l’alliance atlantique ne veulent pas laisser le champ libre à ces deux puissances s’installer comme bon leurs semblent sans leurs mettre des bâtons dans les roues.

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  4. Le raid du 30 novembre a du montrer qu’il n’y avait pas que la Russie qui avait des armes surprises, ce qui explique le silence intrigant et les réactions du Hezbollah et de l’Iran qui sont cul et chemise.

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    • @ : cosworth57200 sur 4 décembre 2018 à 1228
      Je pense que maintenant ça va être le tour de l’ours de faire découvrir prochainement quelques armes tenue secrets jusqu’à présent.
      Dans le style d’un poker menteur.
      Ce silence incontestablement sont les prémisses d’une surprises.
      Nous verrons bientôt de nouvelles choses surprenantes.

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      • De mémoire Poutine a fait une conférence de presse l’année dernière en montrant un certain nombre d’armes censées être inconnues et contourner les défenses occidentales, Strategika51, à qui on ne la fait pas, a rappelé que la recherche militaire était permanente et que les occidentaux avaient certainement des surprises aussi. La différence, c’est qu’ils n’ont pas fait de pub sur le sujet. Si la Russie et la Syrie sont silencieuses, c’est que leurs état-majors ont été surpris.

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        • cosworth01/11/2001
          1) certes les occidentaux disons plutôt les américain ont des armes secrète mais rien qui soit de nature a leurs éviter de se prendre des bombes atomique Russes sur la gueule en retour !
          2) vous semblez toujours vous réjouir de la guerre et capacités militaire des criminels US je ne suis malheureusement pas sur que cela se soigne mais je suis sur que vous êtes un malade du genre de ceux qui deviennent dangereux avec le moindre petit pouvoir entre ses mains ! chacun de vos post pues la mort !

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  5. l accord d Idlib a permis a la Russie de renforcer le maillage des Radars de l armée Syrienne ,ainsi une augmentation des systemes AA operationnels entre reparation et modernisation des S125 S200 Buk M2 et rajout de systeme qui protege les S300 a court et moyenne portée pour les faire fonctionner de facon centralisé avec le systeme multicouche A2AD Russe .

    Le silence Russe et Syrien traduit que sur le terrain le rapport de force a franchi encore une etape en défaveur d israel et l OTAN suite a cela l operation contre les terrosites d idlib devra logiquement démarrer apres les fetes du nouvel an .

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  6. Le problème c’est qu’Israël dans son délire talmudiste (et le camp occidental n’est rien d’autre qu’une association de malfaiteurs au service du délire talmudiste – qui pensent rafler au passage quelques bijoux et se les enfoncer dans le derrière pour que le patron qui organise la casse ne les emmerde pas trop au moment du partage) pense que l’humanité est en plein dans ce moment tant attendu et psalmodié, réclame, chanté depuis des centaines de générations où tous les signes annonciateurs de la nouvelle ère bénite où leur dieu leur confiera finalement la direction sur le reste de l’humanité, sont enfin réunis ; tous sauf la guerre contre l’Iran.
    Vu comme ça, Iran a complètement tort de leur placer d’éventuelles lignes rouges.

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  7. En silence, la guerre se poursuit au Moyen-Orient. La raison en est toujours la même : incapacité des Occidentaux et consort à concevoir qu’ils puissent perdre. Problème pour eux, ils sont vraiment en train de perdre, et pas que la main. Ceux qui les observent et les analysent le font depuis si longtemps que leurs ennemis leurs sont devenus prédictifs dans leurs réactions, même irrationnelles.
    Dit autrement car la est le cœur du conflit, Israël est piégée et le temps joue contre : « la fenêtre temporelle se ferme  » n’est pas qu’une vaine formule.
    La multiplicité des acteurs clés déstabilise les acteurs stratégiques, en particulier l’état-major US pour lequel tout ce qui n’est pas l’Amérique ( et encore, ça dépend des quartiers ) n’est qu’une réserve indienne, et pour lequel toute musique autre que celle des canon n’est que gémissement de castrat.
    Problème, ses canons tirent souvent à coté, non qu’ils soient vraiment mauvais mais le canon n’est rien sans les neurones. Or on reconnaît à Saint Cyr « un type intelligent à ce qu’il n’a que deux neurones, un qui fait kling quand la rangers droite frappe le sol, et l’autre qui fait klong avec la gauche ». Ceci n’est pas qu’une anecdote : la première arme de guerre – et de très loin – est le cerveau. D’avoir été trop longtemps trop forts avec des trop faibles les a exonérés de penser.
    Quoiqu’ils fassent, ils doivent désormais d’abord réfléchir à l’effet indésirable qu’ils vont provoquer et auquel il ne pense jamais ( le dernier fut le coup particulièrement tordu de l’Illiouchine ). C’est ce que la CIA qui connaît d’ailleurs bien appelle « blow back » : le coup tordu qui revient dans la g…
    Le temps n’est plus à « la discorde chez l’ennemi », mais à celui de l’incertitude. Regardez ce pauvre macron où il en est depuis quelques jours. On a presque envie de dire : « plus c… tu meurs ».
    Facteur aggravant, cette guerre qui refuse évidemment son nom mais tout en étant une ( vraie caractéristique de la guerre contemporaine ) oppose en plus une stratégie orientale et la stratégie occidentale. Ce n’est donc une guerre ni conventionnelle ni asymétrique, mais d’abord une guerre culturelle … Huntington n’avait pas complètement tord, mais comme d’habitude, trop tôt ou inutilement.
    « Vous avez la montre, nous avons le temps ». Parole d’un colonel Kazakhe à des officiers occidentaux au début de la seconde guerre d’Afghanistan.

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  8.  » Damas et Moscou gardent un silence fort intrigant.  »
    croire que dans une alliance chacun peut faire ce qu’il lui plait serait une erreur !
    a l’évidence chacun des participant a cette alliance va mettre une ligne rouge en concertation avec les autres d’ sorte que l’ennemi se retrouve sans plus aucune possibilité de manœuvre sans franchir une des lignes rouge !

    Aimé par 2 personnes

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